vendredi 8 août 2008

jeudi 7 août 2008

mardi 5 août 2008

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L’actualité Santé du 05 /08/ 08


Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)


Médicament anti-obésité Acomplia: nouvelles mises en garde sur troubles dépressifs

Des troubles dépressifs peuvent survenir lors de la prise du médicament anti-obésité Acomplia, du groupe pharmaceutique Sanofi-Aventis, "tout particulièrement" dans les trois premiers mois du traitement, selon une nouvelle mise en garde de l'agence du médicament.

"Les troubles dépressifs apparaissent dans plus de la moitié des cas au cours du 1er mois de traitement et dans plus de 80% des cas dans les trois mois suivant le début du traitement", d'après un bilan après un an de commercialisation établi par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).

Ces troubles dépressifs peuvent survenir chez des patients sans antécédent de dépression ni épisode dépressif en cours, selon une analyse, datant de juin 2008, des notifications de réactions dépressives.

Un "suivi attentif des patients" est donc préconisé, "en particulier en début de traitement à la recherche de symptômes évocateurs de troubles psychiatriques, notamment de dépression", souligne une lettre adressée aux prescripteurs de l'Afssaps, de l'Agence européenne du médicament et de Sanofi-aventis.

"Si une dépression est diagnostiquée sous rimonabant (nom de la molécule commercialisée en Europe sous le nom d'Acomplia, NDLR), le traitement doit être arrêté. Le patient doit être suivi et traité de façon appropriée", précise-t-on dans cette lettre.

Dès sa commercialisation en 2006, la notice mentionnait le risque de dépression. En juillet 2007, y était ajouté une contre-indication pour les patients atteints de dépression caractérisée et/ou traités par antidépresseurs, ainsi que des mises en garde concernant les troubles dépressifs.

Fin mars 2008, en France, environ 160.000 patients ont été traités (en moyenne pendant 3,2 mois) par Acomplia.

"Au cours de cette première année (de commercialisation), 7 décès ont été rapportés. De mars 2008 à mai 2008, trois décès supplémentaires ont été notifiés. Parmi ces 10 décès, 3 sont d'origine cardiovasculaire, un est un coma diabétique chez un patient traité par insuline, 4 sont des suicides et les deux derniers sont de cause inconnue", selon le bilan.

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L’actualité Santé du 05 /08/ 08


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Obésité: un rapport préconise de taxer des produits trop gras, trop sucrés

Un rapport remis à Bercy et au ministre de la Santé préconise de taxer davantage les boissons sucrées et d'augmenter la TVA sur certains aliments trop gras, trop sucrés ou trop salés afin de lutter contre l'obésité, indique mardi Les Echos.

Ce rapport de l'Inspection générale des finances (IGF) et de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), qui relance un débat ouvert depuis des mois, a été remis fin juillet aux ministres du Budget et de la Santé, Eric Woerth et Roselyne Bachelot, confirme-t-on dans ces deux ministères.

"La possible augmentation de la TVA n'est pas à l'ordre du jour", a toutefois indiqué le cabinet de M. Woerth, précisant que le rapport ne sera pas rendu public avant la fin août, date de sa transmission aux parlementaires pour examen.

"Si les déséquilibres alimentaires encore constatés aujourd'hui devaient perdurer, il est peu douteux que la prévalence des troubles et pathologies chroniques augmentera (...) et rendra peu soutenable l'avenir du financement de la protection sociale", écrivent à l'appui de leurs propositions l'Igas et l'IGF, cités par Les Echos.

Le surpoids et l'obésité favorisent la survenue de maladies cardiovasculaires, du diabète voire de certains cancers.

Le rapport propose une hausse de la TVA (de 5,5 % à 19,6%) sur les produits "trop gras, trop sucrés, trop salés qui ne sont pas de stricte nécessité", une hausse des droits d'accises sur les boissons sucrées, et une hausse de la TVA sur "le +snacking+: produits de grignotage, sandwichs, pizzas, hamburgers, etc.", selon le quotidien.

Le document plaide également pour un accroissement de la fiscalité sur l'alcool, évoquant ses coûts sociaux "mais aussi ses effets sur certains cancers".

Les Echos citent une source gouvernementale selon laquelle "ces taxes nutritionnelles ne seront pas proposées par l'exécutif lors des textes budgétaires de l'automne", en raison notamment de l'actuelle inflation sur les produits alimentaires.

L'Igas reconnaît elle-même, selon le quotidien, que "les populations les plus défavorisées, qui se nourrissent le moins bien, pourraient être les plus fortement pénalisées" par cette taxation.

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Consommation d'héroïne : des "tendances alarmantes"

L'augmentation continue de la consommation d'héroïne notamment chez des jeunes plutôt bien insérés, sa banalisation croissante en milieu festif "techno" et l'ignorance des risques encourus (surdose, hépatites, sida...) constituent des "tendances alarmantes", selon les autorités sanitaires.

Ces tendances et "évolutions inquiétantes", observées en France, sont présentées dans les deux derniers rapports du dispositif TREND (Tendances récentes et nouvelles drogues) de l'Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT) établis à partir de diverses données dont certaines provenant de l'Afssaps (agence du médicament) et de l'Institut de veille sanitaire (InVS), précisent ces deux structures lundi dans un communiqué.

Elles pointent "une augmentation continue de la consommation, non seulement parmi les personnes habituellement usagères d'opiacés mais aussi, parmi des populations peu familières de ces produits. Ces consommateurs sont majoritairement jeunes et plutôt insérés socialement".

"L'usage par voie nasale ("sniff") apparaît aujourd'hui en nette augmentation, avec une poly-consommation (consommation de plusieurs produits en association ou successivement) très fréquente", relève ainsi la Direction générale de la santé (DGS).

Cependant, le recours à l'injection intraveineuse et sous-cutanée particulièrement à risque (transmissions des virus du sida, des hépatites, contamination bactérienne avec atteinte cardiaque...) existe toujours, avec une proportion importante de réutilisation de la seringue, de partage de celle-ci ainsi que du petit matériel (cupule, eau, coton...), note-t-elle.

"Une banalisation croissante du produit essentiellement en milieu festif techno", sans perception réelle de sa dangerosité, est relevée. Au moins un quart de ceux fréquentant le milieu festif techno a expérimenté l'héroïne (enquête 2007).

Les rapports soulignent également l'ignorance des nouveaux usagers sur les risques encourus et parfois même de la nature même du produit qu'ils consomment, par exemple que le "rabla" désigne en fait de l'héroïne.

Tout cela "pourrait avoir des conséquences graves sur la santé des usagers", dont une augmentation du nombre de décès, notamment par surdose, avertissent les autorités sanitaires, en évoquant le risque supplémentaire lié à l'héroïne très concentrée à l'origine d'un décès en Seine Saint-Denis.

dimanche 3 août 2008

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L’actualité Santé du 02 /08/ 08


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Sida: coup d'envoi à Mexico de la 17ème conférence mondiale

22.OOO personnes se rassemblent dimanche à Mexico pour une grande conférence mondiale sur le sida où médecins, chercheurs, sociologues, associations, discuteront des immenses problèmes que pose toujours une maladie stabilisée, mais loin d'être vaincue.

Sur le thème "agir partout maintenant", on va discuter, au fil de dizaines de réunions quotidiennes, des traitements, des échecs rencontrés tout particulièrement pour la mise au point d'un vaccin, de la nécessité de développer encore plus les programmes de prévention... On parlera aussi des financements jamais suffisants, et des restrictions à la liberté de circulation des séropositifs, interdits en Russie ou en Chine, ou encore aux Etats-Unis pour un temps indéterminé.

Et comme cette réunion se tient pour la première fois en Amérique latine, la discrimination qu'y connaissent les séropositifs occupera une large place. On y défendra aussi les droits des orphelins du sida.

La conférence s'ouvre dimanche soir (19H00 heures locales, lundi 0H00 GMT) en présence du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, de la directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé Margaret Chan, du président mexicain Felipe Calderon. Très peu de responsables politiques seront de la partie.

Une jeune Hondurienne de 12 ans, elle-même séropositive, s'adressera de la tribune à l'assistance.

Les derniers chiffres d'estimations publiés cette semaine par l'Onusida, l'organisme des Nations unies en charge de la pandémie, font état de 33 millions de personnes atteintes, dont 22 millions en Afrique sub-saharienne et 2 millions d'enfants de moins de 15 ans. En dépit des efforts de prévention, encore 2,7 millions de personnes ont été nouvellement infectées en 2007, et 2 millions en sont mortes. Un chiffre en baisse depuis deux ans du fait de l'efficacité des trithérapies, encore distribuées cependant à seulement un tiers de ceux qui en auraient besoin, particulièrement en Afrique australe.

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Partir en vacances quand on est handicapé reste encore trop souvent un rêve





Voyager, trouver un hébergement quand on est handicapé est aujourd'hui plus facile, avec la multiplication des sites labellisés "Tourisme Handicap", mais les obstacles financiers demeurent, car les vacances coûtent cher pour les handicapés, aux ressources souvent limitées.

Mis en place par le ministère du Tourisme en 2001, le label attribué par l'association Tourisme et Handicaps a été attribué à ce jour à près de 3.000 sites (2.906), hôtel, résidence, camping, chemin de randonnée ou plages.

Ainsi, une plage labellisée dispose de "tiralos", fauteuils amphibie, ou de tapis menant à l'eau.

La montagne s'apprivoise grâce au développement d'aides techniques comme le "fauteuil tout terrain" (FTT) ou la "joëlette", fauteuil mono roue muni de brancards qui permet, avec l'aide de deux personnes, d'emprunter des sentiers.

Tourisme et Handicaps estime que les professionnels commencent à être sensibilisés au problème de l'accessibilité, sollicitant souvent le label.

Des représentants d'associations de handicapés, comme l'Unapei (handicap mental), reconnaissent aussi que "les choses ont évolué", concernant l'information et la prise en compte du handicap.

La liste des lieux touristiques "labellisés" figure sur .

D'autres guides ou sites informent sur les possibilités pour les personnes en situation de handicap physique ou mental de voyager ou séjourner, comme, le guide vacances de l'APF (association des paralysés de France) publié chaque été ou le "Petit Futé, Handitourisme".

"On peut voyager seul plus facilement maintenant", affirme Jean-Philippe Bonpaix, responsable d'APF Evasion (département tourisme de l'APF), qui constate une baisse des demandes pour les séjours en centres adaptés.

Mais si les possibilités existent, partir reste trop souvent un rêve inaccessible.

Quand on veut partir seul, il faut trouver des aides humaines ou techniques, si l'on ne veut pas s'appuyer seulement sur la famille. Le coût en est souvent prohibitif, d'autant que ce sont les hôtels de catégorie supérieure qui sont le plus accessibles.

"Pour un handicapé, partir en vacances revient forcément plus cher que pour un valide", affirme Charles Carpentier, dont l'association, l'Unapei, milite au sein du mouvement "Ni pauvre, ni soumis" pour un "revenu d'existence décent".

Pour un handicapé qui ne peut pas travailler et qui reçoit 628 euros par mois d'AAH (allocation adulte handicapé), comment partir en vacances, interroge le collectif.

Le vacancier handicapé qui part en collectivité doit le plus souvent payer le séjour de son accompagnateur bénévole, comme des parents lorsqu'ils envoient leur enfant handicapé dans certains centres de vacances.

Encore faut-il trouver des bénévoles en nombre suffisant. L'APF, qui organise 125 séjours pour 1.300 vacanciers, lance chaque été un appel à bonne volonté. Il manque aujourd'hui, indique Jean-Philippe Bonpaix, une cinquantaine de personnes pour les séjours de la fin du mois d'août.

"Certains bénévoles ne se présentent pas, d'autres se rendent compte sur place des difficultés et s'en vont", dit-il, prévenant que si aucune compétence n'est requise, il faut savoir être disponible pour tous les actes quotidiens, toilette, repas, loisirs, et "être en bonne forme physique".

Jeunes, enseignants, retraités, les bénévoles "vivent des moments très riches", dit-il cependant, et "ils se font aussi plaisir".

  1. www.franceguide.com
  2. www.handivacances.com

vendredi 1 août 2008

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Biotech: comme Roche avec Genentech, BMS convoite son partenaire ImClone

Le groupe pharmaceutique américain Bristol-Myers Squibb veut racheter son petit partenaire ImClone, dix jours après l'OPA du suisse Roche sur Genentech, alors que se dessine une vague d'acquisitions de groupes de biotechnologies par les grands laboratoires.

Bristol-Myers Squibb (BMS) a proposé jeudi d'acquérir la totalité de la société de biotechnologies ImClone, dont il détient déjà 16,6%, pour 4,5 milliards de dollars en numéraire.

ImClone est un spécialiste des traitements contre le cancer que préside le célèbre investisseur Carl Icahn.

La semaine dernière, le géant suisse Roche avait lancé une OPA de 44 milliards de dollars pour racheter le solde du capital qu'il ne détenait pas encore dans la société de biotechnologies Genentech.

Le nouveau domaine des médicaments conçus par génie génétique attire de plus en plus les grands labos, largement en panne de nouvelles molécules-phares, et dont les médicaments vedettes tombent un par un dans le domaine public pour y être récupérés par les fabricants de génériques.

BMS propose 60 dollars par action, soit 29% de plus que le cours de mercredi soir (46,44 dollars). Il fait valoir que ce prix est supérieur de 40% au prix moyen de clôture du titre sur le mois écoulé.

L'offre n'a pas été discutée préalablement avec la direction d'ImClone, comme l'atteste la lettre ouverte à la direction diffusée par BMS.

Une fusion des deux groupes serait "naturelle", y plaide le PDG James Cornelius, soulignant que ceux-ci sont partenaires depuis près de sept ans pour commercialiser l'Erbitux, un traitement du cancer colorectal métastasé découvert par ImClone, aussi utilisé pour les cancers de la tête et du cou.

M. Cornelius espère "rapidement un accord définitif" avec ImClone.

Dans un communiqué laconique, la société de biotechnologies a accusé réception de sa lettre et a indiqué qu'elle "étudiait la situation".

L'annonce de Bristol-Myers Squibb a fait bondir le titre ImClone à 63,93 dollars en clôture, le marché semblant estimer qu'il restait de la place pour un relèvement du prix offert par le grand laboratoire pharmaceutique.

D'autant que la possibilité d'une contre-OPA ne peut être exclue: les droits de l'Erbitux hors Amérique du Nord sont détenus par l'allemand Merck KGaA, sauf au Japon où les droits sont partagés avec Bristol-Myers. L'Erbitux a reçu l'agrément pour le Japon début juillet.

Bristol-Myers estime que l'acquisition, vu son prix élevé, ne devrait pas améliorer sa rentabilité avant 2012-2013. Et le marché a réagi tièdement à son initiative, avec un recul de l'action de 1,81%, à 21,12 dollars.

Son offre de rachat est une reconnaissance de la valeur montante d'ImClone, qui a vu son action grimper de plus de 40% en un an grâce au succès de l'Erbitux, son seul produit commercialisé, très coûteux pour les patients.

Une étude a montré le mois dernier que l'Erbitux bénéficiait à environ 60% des malades de cancers colorectaux.

L'Erbitux a enregistré des ventes de 1,3 milliard de dollars en 2007 et devrait demander l'agrèment pour être utilisé dans les cancers du poumon aux Etats-Unis au 2e semestre 2008, malgré des études encore non-concluantes.

BMS doit agir rapidement s'il veut trouver le moyen de compenser la future perte de chiffre d'affaires de ses produits-phares, en tête l'anticoagulant Plavix, dont le brevet expire aux Etats-Unis en 2011, et dont des versions génériques devraient être lancées en Allemagne dès cet été.

Quand apparaît une version générique, le chiffre d'affaires d'un médicament de marque peut chuter de plus de 60%.

Prévoyant des années difficiles, BMS a annoncé la semaine dernière un nouveau plan d'économies de 1 milliard de dollars d'ici 2012, malgré une hausse de 8,2% de son bénéfice au 2e trimestre, à 764 millions de dollars.

Le groupe américain avait déjà annoncé en décembre un plan de réductions de coût de 1,5 milliard, comprenant la suppression d'environ 10% de ses effectifs, soit 4.300 emplois.

Il se constitue aussi un trésor de guerre, avec la vente annoncé au 1er semestre de sa filiale ConvaTec (traitement des plaies) pour environ 4,1 milliards de dollars, une cession qui devrait être bouclée en août.

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Conspuée ou encensée, la médecine du travail sur la voie de réforme

La récente mise en examen d'un médecin du travail dans une enquête sur des salariés victimes de l'amiante, illustre la nécessité de réformer la médecine du travail, une spécificité française créée en 1946, qui peine à relever les nouveaux défis de santé en entreprise.

Basée sur un mode de financement et de gestion reposant sur les employeurs (alors que les modèles étrangers sont basés sur des fonds publics), la médecine du travail française, à caractère uniquement préventif, est défendue en tant que conquête sociale mais régulièrement accusée d'être inféodée aux employeurs.

Le drame de l'amiante a particulièrement illustré les dysfonctionnements. Ainsi, un ancien médecin du travail du Port de Dunkerque a été mis en examen le 22 juillet à Paris pour "homicide involontaire", dans une enquête portant sur la mort de 16 dockers, la justice lui reprochant une insuffisance d'action.

En octobre 2007, un médecin des usines Ferodo-Valeo de Condé-sur-Noireau (Calvados) a été mis en examen pour des faits similaires.

En novembre 2007, le patronat a été accusé dans des enquêtes de presse de siphonner les caisses de la médecine du travail, suscitant un démenti du Medef dont des antennes territoriales étaient mises en cause.

Dans un contexte où fleurissent de nouveaux "risques" de santé lié à l'intensification du travail, comme les troubles musculo-squelettiques et les "risques psycho-sociaux" (stress, dépression..), un rapport du Conseil économique et social (CES) a souligné en février la situation "critique" de cette médecine.

Après une conférence syndicats-patronat-gouvernement fin juin, le ministre du Travail Xavier Bertrand a envoyé mardi aux partenaires sociaux un document d'orientation fixant des "pistes de réforme". Ils doivent préciser avant le 15 septembre s'ils souhaitent en débattre dans le cadre d'une négociation interprofessionnelle, qui devra "s'achever avant la fin 2008".

Les Services de santé au travail doivent "être de véritables services de prévention", écrit le ministre, reprenant le constat du CES, qui juge que les visites d'aptitude médicale au travail occupent une trop large part de l'activité des médecins, au détriment d'un travail de terrain.

M. Bertrand propose donc la suppression du régime de l'aptitude à l'exception notamment des visites médicales d'embauche.

L'indépendance du médecin du travail, payé par l'employeur, fait débat, certains salariés étant réticents à se confier à lui.

Pour le syndicat des professionnels de la santé au travail (SNPST), il y a parfois "de la lâcheté" de la part de médecins, mais l'organisation de la santé au travail "ne nous permet pas de remplir correctement nos missions, car elle est gérée par les patrons, qui ne sont pas les mieux placés pour pousser les médecins à agir".

"Les médecins sont payés par l'employeur, mais leur mission ne dépend par de lui, elle est fixée par la loi", fait valoir François Desriaux, de l'association de défense des victimes de l'amiante.

Pour la CFE-CGC, "l'Etat, via les directeurs régionaux du travail qui renouvellent l'agrément tous les cinq ans, a aussi sa part de responsabilité".

Le ministre du Travail propose notamment d'engager un changement du mode de financement du système.

Les partenaires sociaux devront aussi trouver une solution pour le suivi médical, aujourd'hui "insatisfaisant", des saisonniers, travailleurs à domicile et salariés des entreprises de sous-traitance ou intérimaires.

Enfin, la médecine du travail doit faire face à une crise démographique. D'ici cinq ans, 1.700 médecins sur les 6.500 actuels, partiront à la retraite.

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L’actualité Santé du 01 /08/ 08


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Schizophrénie : du nouveau.

La schizophrénie touche une personne sur cent.
Pendant des années, la maladie a été expliquée avant tout par des perturbations relationnelles entre parents et enfants.
La revue britannique Nature publie trois articles confirmant l'importance des facteurs génétiques dans le déterminisme de la maladie. Par exemple, lorsqu'un jumeau est atteint, son frère présente un risque de 50 % de l'être à son tour. Mais les gènes, s'ils ont un effet majeur, ne sont pas la seule cause de la maladie.

Ces études ne sont que le début de la construction du puzzle génétique de la schizophrénie qui mettrait en jeu plus d'une centaine de gènes différents. Pour le généticien Daniel Cohen, les recherches en cours ouvrent la voie à une meilleure compréhension et à de nouvelles pistes thérapeutiques pour traiter cette maladie mentale. Cela fait dix ans environ que les généticiens essaient de découvrir l’origine de la schizophrénie.

Les trois études ont été réalisées par des équipes internationales, et portent sur de très larges populations de malades.
Les deux premières portent respectivement sur 1 433 et 3 391 malades. Ils ont été comparés à un nombre identique de personnes en bonne santé. Il en ressort que certaines perturbations du génome dites NCV (nombre de copies variant) caractérisées par des petits morceaux du génome manquants ou cassés se retrouvent bien plus souvent chez les malades que chez les témoins.

La troisième étude a comparé l'«orthographe» du génome de 479 malades à celles de 2 997 témoins. Elle met en évidence le fait que certaines anomalies dans l'alignement des bases (les lettres des gènes) sont associées à un risque accru de schizophrénie.
Si les chercheurs parviennent à identifier les gènes en cause, ils pourront élargir les pistes pour trouver les réseaux de protéines perturbées chez les malades. Et peut-être qu’à partir de là, de nouveaux traitements pourront être mis au point.

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ALZHEIMER : VERS UN NOUVEAU MEDICAMENT EFFICACE ?

Les traitements contre la maladie restent, pour l’heure, malheureusement inefficaces. Ils ne parviennent pas à enrayer la dégradation progressive des fonctions cérébrales. Lors de la conférence internationale sur la maladie d'Alzheimer, à Chicago, des médecins anglais ont présenté les résultats de leur essai clinique avec un médicament doté d'un mécanisme d'action innovant. L’étude concernait 321 patients, et les résultats s’avèrent plutôt prometteurs.

Cette maladie se caractérise par un déficit en acétylcholine (un neurotransmetteur cérébral), par des dépôts de plaques de protéine béta-amyloïde et enfin par la présence de neurofibrilles riches en protéine dite TAU dans les neurones. Jusqu’à aujourd’hui, les médicaments présents sur le marché visent tous à empêcher la destruction de l'acétylcholine.
Des produits en cours d’étude tels que les anticorps monoclonaux ou la vaccination ont pour objectif, eux, d’empêcher l'accumulation des plaques amyloïdes.
Enfin, une troisième étude se penche sur la protéine TAU afin d’empêcher, tout du moins de ralentir son accumulation dans les neurones.

C'est cette troisième approche qui a été décrite à Chicago, avec un médicament baptisé Rember (ou methylthiominium).

Concernant cette l’étude sur 321 patients atteints d'une forme légère ou modérée, ils ont été divisés en quatre groupes : les uns prenant 30, 60 ou 10 milligrammes de Rember, et les autres un placebo.

Les résultats montrent qu'au bout de dix-neuf mois, les patients qui ont pris le médicament dosé à 60 milligrammes ne présentaient pas de dégradation neurologique. Les symptômes demeuraient stables. En revanche, pour les patients sous placebo, leurs fonctions cognitives continuaient à décliner.

«Si ces résultats intéressants sont validés, ce sera la première fois que l'on démontre qu'un médicament peut ralentir le développement de cette maladie » a affirmé le Professeur Bruno Dubois de la Pitié-Salpêtrière.
Mais les chercheurs veulent être prudents, car dans le passé, des médicaments apparemment prometteurs lors d'essais de phase 2 se sont finalement révélés inefficaces lors d'études plus importantes.
Dossier à suivre donc …

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Première transplantation mondiale de deux bras entiers en Allemagne.








Une greffe de deux bras entiers a été réalisée, pour la première fois au monde, sur un homme amputé des deux membres, a déclaré vendredi la clinique universitaire de Munich (sud de l'Allemagne).

Le patient, un Allemand de 54 ans, se porte bien après une opération de quinze heures qui a eu lieu les 25 et 26 juillet grâce à la donation des bras d'un homme décédé, selon un communiqué de la clinique de l'université technique de Munich, Klinikum rechts der Isar.

Des transplantations de mains et avant-bras sans le coude ont déjà été réalisées dans le monde, mais jamais de bras entiers.

La difficulté de cette opération réside en particulier dans la distance sur laquelle doit s'opérer la régénération et la nécessité de transplanter beaucoup de moelle osseuse, très présente dans le bras par rapport à la main par exemple.

L'agriculteur avait été amputé de ses deux bras jusqu'aux épaules lors d'un accident du travail il y a six ans. Après avoir tenté sans succès par deux fois de s'aider de prothèses artificielles, il s'est tourné vers la clinique spécialisée dans la chirurgie plastique et des mains.

Une équipe de 40 personnes, spécialisées dans la microchirurgie et la transplantation, a participé à cette opération inédite sous la direction des professeurs allemands Christoph Höhnke et Edgar Biemer, précise le communiqué.

La préparation a duré plusieurs années: examen de la santé physique du patient - en particulier sa résistance à l'affaiblissement notoire du système immunitaire qu'entraîne une telle transplantation -, de son état psychique et de son environnement social. Puis recherche d'un donateur - décédé - de même âge, sexe, groupe sanguin et de même taille et couleur de peau que l'intéressé, d'après la même source.

Il reste désormais à maîtriser les problèmes de rejet et la rééducation des membres greffés.

Une quarantaine de greffes de la main se sont déroulées dans le monde depuis la première greffe d'une main d'une personne décédée sur un patient, réalisée à Lyon (France) en 1998 par le professeur Jean-Michel Dubernard.

Le 14 janvier 2000, le même Pr Dubernard avait réalisé la première greffe des deux mains et de la partie inférieure des avant-bras. L'opération avait duré 17 heures avec la participation d'une cinquantaine de spécialistes.

jeudi 31 juillet 2008

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L’actualité Santé du 31 /07/ 08


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Allemagne: la législation anti-tabac partiellement invalidée en justice


La justice allemande a largement assoupli mercredi la nouvelle législation anti-tabac dans les bars et discothèques, en estimant notamment que la cigarette pouvait rester autorisée dans les petits "cafés du coin".

La Cour constitutionnelle, qui siège à Karlsruhe (sud-ouest), a estimé que les lois anti-tabac en vigueur depuis janvier dans 14 des 16 Etats régionaux allemands étaient discriminatoires envers les patrons des nombreux établissements constitués d'une seule pièce.

Contrairement aux bars plus importants, ces cafés n'ont pas la possibilité de se doter d'un espace fumeurs séparé, et sont donc devenus, contraints et forcés, entièrement "non fumeurs". Affirmant qu'ils ont perdu une part importante de leur chiffre d'affaires, les tenanciers de plusieurs petits bars, à Berlin et dans le Bade-Wurtemberg (sud-ouest), s'étaient tournés vers la Cour constitutionnelle pour contester cette législation.

Les hauts magistrats leur ont donné raison, en soulignant que le fait de tolérer le tabac dans des espaces séparés pour fumeurs constituait une "différence de traitement non justifiée" entre gros et petits établissements, en contradiction avec la Constitution allemande.

Par ailleurs, les discothèques, si elles disposent de la surface nécessaire, doivent être autorisées à installer des espaces fumeurs, de la même manière que les restaurants et les bars, ont tranché les juges.

Ces considérations n'enlèvent rien à la légitimité de la "protection de la population contre les risques sanitaires, y compris les dangers du tabagisme passif", notent les magistrats. En conséquence, et de manière paradoxale, rien n'empêche les Etats régionaux, désormais tenus de changer leur législation d'ici à fin 2009, d'en profiter pour renforcer encore leurs règlements anti-tabac.

Ils peuvent choisir de supprimer les exceptions jugées discriminatoires, et décréter une interdiction totale de la cigarette dans les bars, restaurants et discothèques, ont relevé les juges. Une telle sévérité est déjà la règle en Sarre et en Bavière - même si, dans cette dernière région, des milliers de cafés continuent à accueillir les fumeurs après s'être auto-proclamés "clubs privés" pour contourner la législation.

En attendant que les Etats régionaux optent pour l'un ou l'autre modèle, les patrons des "cafés du coin" auront désormais le droit de ressortir les cendriers sur leurs tables, mais sous certaines conditions: ils devront notamment clairement s'afficher comme un établissement pour fumeurs, et refuser l'entrée aux mineurs.

Ce rebondissement juridique - dans un pays longtemps à la traîne en Europe pour la lutte anti-tabac, et où les lois d'interdiction s'étaient accompagnées d'un intense débat - a suscité mercredi des réactions contradictoires.

Tandis que les patrons de bars et de discothèques à l'origine des plaintes faisaient part de leur satisfaction, la chargée de mission pour la lutte contre les drogues auprès du gouvernement, Sabine Bätzing, a vu dans cette décision un encouragement à renforcer la législation et à décréter une interdiction "stricte et sans exception" du tabac. Le tribunal constitutionnel a "souligné que c'était la bonne démarche", a-t-elle estimé.

Sur la même longueur d'onde, la ministre régionale de la Santé de Saxe-Anhalt (est), Gerlinde Kuppe, a observé que cela avait été "une erreur de ne pas voter une loi nationale unique, sans exceptions, pour protéger les non-fumeurs".

Il importe désormais de dépasser la "législation de bric et de broc" en vigueur à l'heure actuelle, a ajouté Mme Kuppe. Pour cela, l'Etat fédéral et les Länder doivent "se retrouver autour d'une table" pour tenter enfin de se mettre d'accord sur une législation commune, a-t-elle plaidé.

dimanche 20 juillet 2008

~ REMARQUE AMOUREUSE, ~

~ BONNES VACANCES., ~

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~ une petite info santé!!!~

L’actualité Santé du 20 /07/ 08


Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)


Publication d'un Livre blanc des usagers de la santé par un collectif


Le Collectif interassociatif sur la santé (CISS) a publié jeudi un Livre blanc pour "faire entendre la voix des usagers" sur l'avenir du système de soins, avant le projet de loi "Santé, Patients, Territoires" (SPT) prévu à l'automne, a-t-il annoncé vendredi.

Construit autour de 40 propositions réparties en sept chapitres (financement, organisation, garantie de la qualité des soins, démocratie sanitaire, droits individuels des patients, etc.), ce Livre blanc "pour une refondation de notre pacte de santé" résulte d'un "long travail de concertation au sein des 32 associations membres du CISS", selon son communiqué.

Il a été mené de façon à "garantir au mieux que l'objectif prioritaire des réformes en cours reste l'accès durable à des soins de qualité pour tous", dans le cadre du projet de loi SPT et de la préparation du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2009.

"Aucune réforme en profondeur de notre système de santé ne pourra aujourd'hui être menée et acceptée sans que soient associés, en première ligne, les usagers et leurs représentants", estime le CISS.

Parmi ses principales propositions, le Collectif d'usagers demande le maintien d'"un financement solidaire", "l'accès de tous à une couverture complémentaire santé de qualité", et l'instauration d'un "plafond de dépassements d'honoraires" médicaux "et de "sanctions contre les excès" en la matière.

Il souhaite aussi voir améliorés "la sécurité des soins" et l'accès à la santé aux personnes âgées et handicapées.

Le CISS demande enfin la création d'une "commission nationale du débat en santé publique", une instance qui serait notamment "garante dans le temps de la stabilité des orientations" et "capable d'aider à la décision en santé publique".

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Chikungunya: Mme Bachelot met en garde contre la menace en métropole


La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a mis en garde, vendredi à Nice, contre les risques d'épidémie de chikungunya et de dengue en France métropolitaine tout en annonçant un renforcement du plan de lutte existant contre ces maladies.

"Objectivement, il y a un risque, il y a une menace mais nous avons les moyens de la prévenir", a dit la ministre lors d'une conférence de presse.

Elle a rappelé que le vecteur du chikungunya et de la dengue -le moustique Aedes, parfois nommé "moustique tigre" en raison de sa coloration contrastée de noir et de blanc-, est présent en France et qu'une épidémie a éclaté en Italie du nord en août 2007, touchant près de 250 personnes.

Neuf cas "importés", touchant des patients ayant ramené le virus de l'étranger, principalement celui de la dengue, ont été diagnostiqués en France en 2007 mais il n'y a eu jusqu'à présent aucun cas autochtone.

Le nouveau dispositif présenté par la ministre à Nice prévoit la mise en place d'une série d'actions, concernant notamment le diagnostic et la prise en charge des malades, dès l'apparition en France d'un foyer "autochtone", touchant au moins deux patients infectés sur le sol français.

"Pour répondre à la menace, l'effort des particuliers est tout à fait essentiel", notamment pour se protéger, protéger ses proches des moustiques, et détruire les gîtes larvaires, a dit Mme Bachelot.

Une campagne d'information comprenant distribution de guides, dépliants et, en cas d'épidémie, diffusions de spots télévisés et radiophoniques, a été mise au point.

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La musique forte dans les bars fait consommer davantage et plus rapidement


Les clients de bar consomment davantage de boissons et les boivent plus rapidement si la musique est forte, selon les conclusions d'une étude rendue publique vendredi.

"De précédentes recherches avaient démontré que la musique dont le rythme est élevé entraîne une consommation plus rapide, et que la présence ou non de musique a une incidence sur le temps qu'une personne passe dans un bar", a déclaré Nicolas Guéguen, professeur en sciences comportementales à l'Université de Bretagne-Sud en France et l'un des auteurs de l'étude.

"C'est la première fois qu'une approche expérimentale sur le terrain établit les effets du volume élevé de la musique sur la consommation d'alcool", a-t-il ajouté.

Nicolas Guéguen et ses collègues se sont rendus dans deux bars dont les propriétaires les ont laissés manipuler le volume sonore de la musique lors de trois samedi soirs.

Ils ont choisi au hasard 40 hommes âgés de 18 à 25 ans qui ont commandé un verre de bière pression et ont suivi leur consommation à des niveaux sonores différents.

Les auteurs proposent deux hypothèses pour expliquer pourquoi une musique plus forte entraîne une plus grande consommation en un temps réduit.

"Première hypothèse, en accord avec des recherches précédentes sur la musique, la nourriture et la boisson, des volumes sonores élevés peuvent entraîner une stimulation plus importante, qui incite les sujets à boire plus rapidement et à commander davantage", a expliqué Nicolas Guéguen.

"Deuxième hypothèse, de la musique forte a pu avoir un effet négatif sur les échanges sociaux dans le bar, et donc les clients ont bu davantage parce qu'ils parlaient moins", selon le chercheur français.

L'étude sera publiée dans le numéro d'octobre de la revue sur l'alcoolisme destinée aux professionnels de la santé, Alcoholism: Clinical & Experimental Research.

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