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mardi 6 mai 2008

~ LETTRE !!!~

Lettre à mon assureur.



Monsieur l'assureur,

Je vous écris en réponse a la demande d'informations complémentaires concernant mon accident de travail du 8 novembre dernier. J'ai précisé: "manque de chance" dans la case réservée aux "causes du sinistre" et vous me demandez des précisions.

Je suis couvreur de formation. Le jour de l'accident, je travaillais seul sur le toit d'un immeuble de 6 étages. Une fois le travail terminé, cet après-midi là, j'ai constaté qu'il restait environ 280 tuiles, ce qui représente un poids de près de 120 Kg.

Plutôt que de descendre les tuiles a la main, j'ai décidé de les placer dans un monte-charge manuel qui fonctionnait grâce a une poulie fixée au 6e étage.

J'ai donc chargé les tuiles dans la caisse du monte-charge sur le toit et suis redescendu au bas de l'immeuble pour procéder a la descente du chargement.

Je tenais fermement la corde pour assurer la sécurité de cette manoeuvre. Comme vous le noterez dans mon fichier médical ci-joint, mon poids est actuellement de 68 Kg.

Des que le monte-charge s'est retrouve suspendu en l'air, j'ai été irrésistiblement attiré vers le haut et, je le reconnais, n'ai pas eu la présence d'esprit de lâcher la corde.

J'ai donc progressé à grande vitesse vers le haut de l'immeuble et, au niveau du troisième étage, j'ai rencontré le monte-charge qui, lui, progressait à la même vitesse en sens inverse. Cela explique la fracture du crâne que je vous ai mentionnée dans mon courrier précédent.

Mon ascension s'est toutefois ralentie au niveau du 6e étage et s'est arrêtée lorsque mon index et mon majeur se sont retrouvés coincés dans la poulie. Cela détaille les nombreuses fractures de ma main droite que j'avais mentionnées. Suspendu en l'air et malgré la douleur intense, je n'ai pas lâché prise.

Mais au même moment, le monte-charge percuta le sol à vive allure, ce qui brisa net le fond de la caisse. Toutes les briques éclatèrent et se répandirent sur le sol.

Le monte-charge endommagé pesait a présent environ 20 Kg, si bien que, comme je tenais toujours fermement la corde, j'ai commencé une rapide descente vers le bas.

Au niveau du troisième étage., comme vous l'imaginez, j'ai rencontré le monte-charge a très grande vitesse, ce qui explique les quatre dents cassées et les deux côtes enfoncées que je vous ai reportées précédemment. Cette percussion du monte-charge a toutefois ralenti quelque peu ma descente si bien que mon atterrissage sur le tas de tuiles brisées ne m'a causé qu'une simple fracture du genou.

Le fait que je ne mentionne nulle part dans ce rapport la cause exacte de l'enfoncement de la cage thoracique que j'ai pourtant déclaré dans ma lettre précédente ne vous aura sans doute pas échappé.

J'ai en effet le regret de vous informer que me retrouvant ainsi étendu sur un tas de tuiles brisées avec de multiples fractures, je n'ai pas eu la présence d'esprit de tenir la corde quelques secondes de plus. J'étais donc dans l'incapacité totale de bouger lorsque le monte-charge de 20 Kg a entamé sa rapide redescente...

Très cordialement.

signature.

~ LETTRE !!!~

Lettre à mon assureur.



Je suis entré dans la terrasse d'un café avec ma 2CV, comme il y avait beaucoup de choses j'en ai cassé beaucoup aussi. Il y avait personne ça fait toujours ça de moins (voir la liste a peu près):

- 3 tables (pas tellement bien)

- des chaises (en mauvais état)

- un tonneau paint en rouge dans quoi il y avait un ganre d'arbuste (le tonneau est pas récuperable, mais l'arbuste si)

- il y avait aussi un peu de verrerie mais des bouteilles il y en avait pas sans ça c'etait pire. Le restant que j'ai eu en dommanger c'est pas au café, c'est la grille d'un jardin public qui est a la commune, c'est comme le blanc et le feu rouge...

- il y avait un chien aussi mais il s'est sauvé aussi vite et on ne sait pas a qui c'est, ça a pas arrangé ma 2CV non plus et elle est pas finie de payée.

En déplorant énergiquement je vous salue avec dévouement.

signature.

PS: ma femme a été commotionnée et aura, surement des cicatrices à la figure mais c'est rien le docteur y a mis des infectants."

"J'ai signé le constat mais ça ne conte pas j'avais pas mes lunettes et j'ai rien vu de ce qui était dedans."

~ LETTRE !!!~

Lettre reçue par BELGACOM.


(Histoire Véridique)

Le 25 avril 1994

Cher Monsieur,

J'ai l'honneur d'accuser réception de votre lettre du 12 avril dernier par laquelle, pour la troisième fois, vous me réclamez le remboursement de l'argent que je vous dois.

Sachez tout d'abord que je ne conteste nullement ma dette et que j'ai l'intention de vous rembourser aussitôt que possible.

Mais d'autre part, je vous signale que j'ai encore beaucoup d'autres créanciers, tous aussi honorables que vous, et que je souhaite rembourser aussi.

C'est pourquoi, chaque mois, je mets tous les noms de mes créanciers dans un chapeau et en tire un au hasard que je m'empresse de rembourser immédiatement.

J'ose espérer que votre nom sortira bientôt.

Entre-temps, je vous prie d'agréer, Monsieur, l'assurance de mes sentiments distingues.

Signature

P.S. : Votre dernière lettre étant rédigée de manière fort peu courtoise, j'ai le regret de vous faire savoir que vous ne participerez pas au prochain tirage...

~ LETTRE !!!~

Lettre au ministre de la Défense



Monsieur le Ministre de la Défense Nationale,

Permettez-moi de prendre la respectueuse liberté de vous exposer ce qui suit, et de solliciter de votre bienveillance l'appui nécessaire pour obtenir une démobilisation rapide.

Je suis sursitaire, âgé de 24 ans, et je suis marié à une veuve de 44 ans, laquelle a une fille qui en a 25.

Mon père a épouse cette fille.

A cette heure, mon père est donc devenu mon gendre, puisqu'il a épousé ma fille.

De ce fait, ma belle-fille est devenue ma belle-mère, puisqu'elle est la femme de mon père.

Ma femme et moi avons eu en Janvier dernier un fils.

Cet enfant est donc devenu le frère de la femme de mon père, donc le beau-frère de mon père.

En conséquence, mon oncle, puisqu'il est le frère de ma belle-mère.

Mon fils est donc mon oncle.

La femme de mon père a eu a Noël un garçon qui est a la fois mon frère puisqu'il est le fils de mon père, et mon petit-fils puisqu'il est le fils de la fille de ma femme.

Je suis ainsi le frère de mon petit-fils, et comme le mari de la mère d'une personne est le père de celle-ci, il s'avère que je suis le père de ma femme, et le frère de mon fils. Je suis donc mon propre grand-père.

De ce fait, Monsieur le Ministre, ayez l'obligeance de bien vouloir me renvoyer dans mes foyers, car la loi interdit que le père, le fils et le petit-fils soient mobilisés en même temps.

Dans la croyance de votre compréhension, veuillez recevoir, Monsieur le Ministre, l'expression de mes sentiments les meilleurs.