vendredi 1 août 2008
L’actualité Santé du 01 /08/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Biotech: comme Roche avec Genentech, BMS convoite son partenaire ImClone
Le groupe pharmaceutique américain Bristol-Myers Squibb veut racheter son petit partenaire ImClone, dix jours après l'OPA du suisse Roche sur Genentech, alors que se dessine une vague d'acquisitions de groupes de biotechnologies par les grands laboratoires.
Bristol-Myers Squibb (BMS) a proposé jeudi d'acquérir la totalité de la société de biotechnologies ImClone, dont il détient déjà 16,6%, pour 4,5 milliards de dollars en numéraire.
ImClone est un spécialiste des traitements contre le cancer que préside le célèbre investisseur Carl Icahn.
La semaine dernière, le géant suisse Roche avait lancé une OPA de 44 milliards de dollars pour racheter le solde du capital qu'il ne détenait pas encore dans la société de biotechnologies Genentech.
Le nouveau domaine des médicaments conçus par génie génétique attire de plus en plus les grands labos, largement en panne de nouvelles molécules-phares, et dont les médicaments vedettes tombent un par un dans le domaine public pour y être récupérés par les fabricants de génériques.
BMS propose 60 dollars par action, soit 29% de plus que le cours de mercredi soir (46,44 dollars). Il fait valoir que ce prix est supérieur de 40% au prix moyen de clôture du titre sur le mois écoulé.
L'offre n'a pas été discutée préalablement avec la direction d'ImClone, comme l'atteste la lettre ouverte à la direction diffusée par BMS.
Une fusion des deux groupes serait "naturelle", y plaide le PDG James Cornelius, soulignant que ceux-ci sont partenaires depuis près de sept ans pour commercialiser l'Erbitux, un traitement du cancer colorectal métastasé découvert par ImClone, aussi utilisé pour les cancers de la tête et du cou.
M. Cornelius espère "rapidement un accord définitif" avec ImClone.
Dans un communiqué laconique, la société de biotechnologies a accusé réception de sa lettre et a indiqué qu'elle "étudiait la situation".
L'annonce de Bristol-Myers Squibb a fait bondir le titre ImClone à 63,93 dollars en clôture, le marché semblant estimer qu'il restait de la place pour un relèvement du prix offert par le grand laboratoire pharmaceutique.
D'autant que la possibilité d'une contre-OPA ne peut être exclue: les droits de l'Erbitux hors Amérique du Nord sont détenus par l'allemand Merck KGaA, sauf au Japon où les droits sont partagés avec Bristol-Myers. L'Erbitux a reçu l'agrément pour le Japon début juillet.
Bristol-Myers estime que l'acquisition, vu son prix élevé, ne devrait pas améliorer sa rentabilité avant 2012-2013. Et le marché a réagi tièdement à son initiative, avec un recul de l'action de 1,81%, à 21,12 dollars.
Son offre de rachat est une reconnaissance de la valeur montante d'ImClone, qui a vu son action grimper de plus de 40% en un an grâce au succès de l'Erbitux, son seul produit commercialisé, très coûteux pour les patients.
Une étude a montré le mois dernier que l'Erbitux bénéficiait à environ 60% des malades de cancers colorectaux.
L'Erbitux a enregistré des ventes de 1,3 milliard de dollars en 2007 et devrait demander l'agrèment pour être utilisé dans les cancers du poumon aux Etats-Unis au 2e semestre 2008, malgré des études encore non-concluantes.
BMS doit agir rapidement s'il veut trouver le moyen de compenser la future perte de chiffre d'affaires de ses produits-phares, en tête l'anticoagulant Plavix, dont le brevet expire aux Etats-Unis en 2011, et dont des versions génériques devraient être lancées en Allemagne dès cet été.
Quand apparaît une version générique, le chiffre d'affaires d'un médicament de marque peut chuter de plus de 60%.
Prévoyant des années difficiles, BMS a annoncé la semaine dernière un nouveau plan d'économies de 1 milliard de dollars d'ici 2012, malgré une hausse de 8,2% de son bénéfice au 2e trimestre, à 764 millions de dollars.
Le groupe américain avait déjà annoncé en décembre un plan de réductions de coût de 1,5 milliard, comprenant la suppression d'environ 10% de ses effectifs, soit 4.300 emplois.
Il se constitue aussi un trésor de guerre, avec la vente annoncé au 1er semestre de sa filiale ConvaTec (traitement des plaies) pour environ 4,1 milliards de dollars, une cession qui devrait être bouclée en août.
L’actualité Santé du 01 /08/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Conspuée ou encensée, la médecine du travail sur la voie de réforme
La récente mise en examen d'un médecin du travail dans une enquête sur des salariés victimes de l'amiante, illustre la nécessité de réformer la médecine du travail, une spécificité française créée en 1946, qui peine à relever les nouveaux défis de santé en entreprise.
Basée sur un mode de financement et de gestion reposant sur les employeurs (alors que les modèles étrangers sont basés sur des fonds publics), la médecine du travail française, à caractère uniquement préventif, est défendue en tant que conquête sociale mais régulièrement accusée d'être inféodée aux employeurs.
Le drame de l'amiante a particulièrement illustré les dysfonctionnements. Ainsi, un ancien médecin du travail du Port de Dunkerque a été mis en examen le 22 juillet à Paris pour "homicide involontaire", dans une enquête portant sur la mort de 16 dockers, la justice lui reprochant une insuffisance d'action.
En octobre 2007, un médecin des usines Ferodo-Valeo de Condé-sur-Noireau (Calvados) a été mis en examen pour des faits similaires.
En novembre 2007, le patronat a été accusé dans des enquêtes de presse de siphonner les caisses de la médecine du travail, suscitant un démenti du Medef dont des antennes territoriales étaient mises en cause.
Dans un contexte où fleurissent de nouveaux "risques" de santé lié à l'intensification du travail, comme les troubles musculo-squelettiques et les "risques psycho-sociaux" (stress, dépression..), un rapport du Conseil économique et social (CES) a souligné en février la situation "critique" de cette médecine.
Après une conférence syndicats-patronat-gouvernement fin juin, le ministre du Travail Xavier Bertrand a envoyé mardi aux partenaires sociaux un document d'orientation fixant des "pistes de réforme". Ils doivent préciser avant le 15 septembre s'ils souhaitent en débattre dans le cadre d'une négociation interprofessionnelle, qui devra "s'achever avant la fin 2008".
Les Services de santé au travail doivent "être de véritables services de prévention", écrit le ministre, reprenant le constat du CES, qui juge que les visites d'aptitude médicale au travail occupent une trop large part de l'activité des médecins, au détriment d'un travail de terrain.
M. Bertrand propose donc la suppression du régime de l'aptitude à l'exception notamment des visites médicales d'embauche.
L'indépendance du médecin du travail, payé par l'employeur, fait débat, certains salariés étant réticents à se confier à lui.
Pour le syndicat des professionnels de la santé au travail (SNPST), il y a parfois "de la lâcheté" de la part de médecins, mais l'organisation de la santé au travail "ne nous permet pas de remplir correctement nos missions, car elle est gérée par les patrons, qui ne sont pas les mieux placés pour pousser les médecins à agir".
"Les médecins sont payés par l'employeur, mais leur mission ne dépend par de lui, elle est fixée par la loi", fait valoir François Desriaux, de l'association de défense des victimes de l'amiante.
Pour la CFE-CGC, "l'Etat, via les directeurs régionaux du travail qui renouvellent l'agrément tous les cinq ans, a aussi sa part de responsabilité".
Le ministre du Travail propose notamment d'engager un changement du mode de financement du système.
Les partenaires sociaux devront aussi trouver une solution pour le suivi médical, aujourd'hui "insatisfaisant", des saisonniers, travailleurs à domicile et salariés des entreprises de sous-traitance ou intérimaires.
Enfin, la médecine du travail doit faire face à une crise démographique. D'ici cinq ans, 1.700 médecins sur les 6.500 actuels, partiront à la retraite.
L’actualité Santé du 01 /08/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Schizophrénie : du nouveau.
La schizophrénie touche une personne sur cent.
Pendant des années, la maladie a été expliquée avant tout par des perturbations relationnelles entre parents et enfants.
La revue britannique Nature publie trois articles confirmant l'importance des facteurs génétiques dans le déterminisme de la maladie. Par exemple, lorsqu'un jumeau est atteint, son frère présente un risque de 50 % de l'être à son tour. Mais les gènes, s'ils ont un effet majeur, ne sont pas la seule cause de la maladie.
Ces études ne sont que le début de la construction du puzzle génétique de la schizophrénie qui mettrait en jeu plus d'une centaine de gènes différents. Pour le généticien Daniel Cohen, les recherches en cours ouvrent la voie à une meilleure compréhension et à de nouvelles pistes thérapeutiques pour traiter cette maladie mentale. Cela fait dix ans environ que les généticiens essaient de découvrir l’origine de la schizophrénie.
Les trois études ont été réalisées par des équipes internationales, et portent sur de très larges populations de malades.
Les deux premières portent respectivement sur 1 433 et 3 391 malades. Ils ont été comparés à un nombre identique de personnes en bonne santé. Il en ressort que certaines perturbations du génome dites NCV (nombre de copies variant) caractérisées par des petits morceaux du génome manquants ou cassés se retrouvent bien plus souvent chez les malades que chez les témoins.
La troisième étude a comparé l'«orthographe» du génome de 479 malades à celles de 2 997 témoins. Elle met en évidence le fait que certaines anomalies dans l'alignement des bases (les lettres des gènes) sont associées à un risque accru de schizophrénie.
Si les chercheurs parviennent à identifier les gènes en cause, ils pourront élargir les pistes pour trouver les réseaux de protéines perturbées chez les malades. Et peut-être qu’à partir de là, de nouveaux traitements pourront être mis au point.
L’actualité Santé du 01 /08/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
ALZHEIMER : VERS UN NOUVEAU MEDICAMENT EFFICACE ?
Les traitements contre la maladie restent, pour l’heure, malheureusement inefficaces. Ils ne parviennent pas à enrayer la dégradation progressive des fonctions cérébrales. Lors de la conférence internationale sur la maladie d'Alzheimer, à Chicago, des médecins anglais ont présenté les résultats de leur essai clinique avec un médicament doté d'un mécanisme d'action innovant. L’étude concernait 321 patients, et les résultats s’avèrent plutôt prometteurs.
Cette maladie se caractérise par un déficit en acétylcholine (un neurotransmetteur cérébral), par des dépôts de plaques de protéine béta-amyloïde et enfin par la présence de neurofibrilles riches en protéine dite TAU dans les neurones. Jusqu’à aujourd’hui, les médicaments présents sur le marché visent tous à empêcher la destruction de l'acétylcholine.
Des produits en cours d’étude tels que les anticorps monoclonaux ou la vaccination ont pour objectif, eux, d’empêcher l'accumulation des plaques amyloïdes.
Enfin, une troisième étude se penche sur la protéine TAU afin d’empêcher, tout du moins de ralentir son accumulation dans les neurones.
C'est cette troisième approche qui a été décrite à Chicago, avec un médicament baptisé Rember (ou methylthiominium).
Concernant cette l’étude sur 321 patients atteints d'une forme légère ou modérée, ils ont été divisés en quatre groupes : les uns prenant 30, 60 ou 10 milligrammes de Rember, et les autres un placebo.
Les résultats montrent qu'au bout de dix-neuf mois, les patients qui ont pris le médicament dosé à 60 milligrammes ne présentaient pas de dégradation neurologique. Les symptômes demeuraient stables. En revanche, pour les patients sous placebo, leurs fonctions cognitives continuaient à décliner.
«Si ces résultats intéressants sont validés, ce sera la première fois que l'on démontre qu'un médicament peut ralentir le développement de cette maladie » a affirmé le Professeur Bruno Dubois de la Pitié-Salpêtrière.
Mais les chercheurs veulent être prudents, car dans le passé, des médicaments apparemment prometteurs lors d'essais de phase 2 se sont finalement révélés inefficaces lors d'études plus importantes.
Dossier à suivre donc …
L’actualité Santé du 01 /08/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Première transplantation mondiale de deux bras entiers en Allemagne.



Une greffe de deux bras entiers a été réalisée, pour la première fois au monde, sur un homme amputé des deux membres, a déclaré vendredi la clinique universitaire de Munich (sud de l'Allemagne).
Le patient, un Allemand de 54 ans, se porte bien après une opération de quinze heures qui a eu lieu les 25 et 26 juillet grâce à la donation des bras d'un homme décédé, selon un communiqué de la clinique de l'université technique de Munich, Klinikum rechts der Isar.
Des transplantations de mains et avant-bras sans le coude ont déjà été réalisées dans le monde, mais jamais de bras entiers.
La difficulté de cette opération réside en particulier dans la distance sur laquelle doit s'opérer la régénération et la nécessité de transplanter beaucoup de moelle osseuse, très présente dans le bras par rapport à la main par exemple.
L'agriculteur avait été amputé de ses deux bras jusqu'aux épaules lors d'un accident du travail il y a six ans. Après avoir tenté sans succès par deux fois de s'aider de prothèses artificielles, il s'est tourné vers la clinique spécialisée dans la chirurgie plastique et des mains.
Une équipe de 40 personnes, spécialisées dans la microchirurgie et la transplantation, a participé à cette opération inédite sous la direction des professeurs allemands Christoph Höhnke et Edgar Biemer, précise le communiqué.
La préparation a duré plusieurs années: examen de la santé physique du patient - en particulier sa résistance à l'affaiblissement notoire du système immunitaire qu'entraîne une telle transplantation -, de son état psychique et de son environnement social. Puis recherche d'un donateur - décédé - de même âge, sexe, groupe sanguin et de même taille et couleur de peau que l'intéressé, d'après la même source.
Il reste désormais à maîtriser les problèmes de rejet et la rééducation des membres greffés.
Une quarantaine de greffes de la main se sont déroulées dans le monde depuis la première greffe d'une main d'une personne décédée sur un patient, réalisée à Lyon (France) en 1998 par le professeur Jean-Michel Dubernard.
Le 14 janvier 2000, le même Pr Dubernard avait réalisé la première greffe des deux mains et de la partie inférieure des avant-bras. L'opération avait duré 17 heures avec la participation d'une cinquantaine de spécialistes.
jeudi 31 juillet 2008
L’actualité Santé du 31 /07/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Allemagne: la législation anti-tabac partiellement invalidée en justice
La justice allemande a largement assoupli mercredi la nouvelle législation anti-tabac dans les bars et discothèques, en estimant notamment que la cigarette pouvait rester autorisée dans les petits "cafés du coin".
La Cour constitutionnelle, qui siège à Karlsruhe (sud-ouest), a estimé que les lois anti-tabac en vigueur depuis janvier dans 14 des 16 Etats régionaux allemands étaient discriminatoires envers les patrons des nombreux établissements constitués d'une seule pièce.
Contrairement aux bars plus importants, ces cafés n'ont pas la possibilité de se doter d'un espace fumeurs séparé, et sont donc devenus, contraints et forcés, entièrement "non fumeurs". Affirmant qu'ils ont perdu une part importante de leur chiffre d'affaires, les tenanciers de plusieurs petits bars, à Berlin et dans le Bade-Wurtemberg (sud-ouest), s'étaient tournés vers la Cour constitutionnelle pour contester cette législation.
Les hauts magistrats leur ont donné raison, en soulignant que le fait de tolérer le tabac dans des espaces séparés pour fumeurs constituait une "différence de traitement non justifiée" entre gros et petits établissements, en contradiction avec la Constitution allemande.
Par ailleurs, les discothèques, si elles disposent de la surface nécessaire, doivent être autorisées à installer des espaces fumeurs, de la même manière que les restaurants et les bars, ont tranché les juges.
Ces considérations n'enlèvent rien à la légitimité de la "protection de la population contre les risques sanitaires, y compris les dangers du tabagisme passif", notent les magistrats. En conséquence, et de manière paradoxale, rien n'empêche les Etats régionaux, désormais tenus de changer leur législation d'ici à fin 2009, d'en profiter pour renforcer encore leurs règlements anti-tabac.
Ils peuvent choisir de supprimer les exceptions jugées discriminatoires, et décréter une interdiction totale de la cigarette dans les bars, restaurants et discothèques, ont relevé les juges. Une telle sévérité est déjà la règle en Sarre et en Bavière - même si, dans cette dernière région, des milliers de cafés continuent à accueillir les fumeurs après s'être auto-proclamés "clubs privés" pour contourner la législation.
En attendant que les Etats régionaux optent pour l'un ou l'autre modèle, les patrons des "cafés du coin" auront désormais le droit de ressortir les cendriers sur leurs tables, mais sous certaines conditions: ils devront notamment clairement s'afficher comme un établissement pour fumeurs, et refuser l'entrée aux mineurs.
Ce rebondissement juridique - dans un pays longtemps à la traîne en Europe pour la lutte anti-tabac, et où les lois d'interdiction s'étaient accompagnées d'un intense débat - a suscité mercredi des réactions contradictoires.
Tandis que les patrons de bars et de discothèques à l'origine des plaintes faisaient part de leur satisfaction, la chargée de mission pour la lutte contre les drogues auprès du gouvernement, Sabine Bätzing, a vu dans cette décision un encouragement à renforcer la législation et à décréter une interdiction "stricte et sans exception" du tabac. Le tribunal constitutionnel a "souligné que c'était la bonne démarche", a-t-elle estimé.
Sur la même longueur d'onde, la ministre régionale de la Santé de Saxe-Anhalt (est), Gerlinde Kuppe, a observé que cela avait été "une erreur de ne pas voter une loi nationale unique, sans exceptions, pour protéger les non-fumeurs".
Il importe désormais de dépasser la "législation de bric et de broc" en vigueur à l'heure actuelle, a ajouté Mme Kuppe. Pour cela, l'Etat fédéral et les Länder doivent "se retrouver autour d'une table" pour tenter enfin de se mettre d'accord sur une législation commune, a-t-elle plaidé.
dimanche 20 juillet 2008
L’actualité Santé du 20 /07/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Publication d'un Livre blanc des usagers de la santé par un collectif
Le Collectif interassociatif sur la santé (CISS) a publié jeudi un Livre blanc pour "faire entendre la voix des usagers" sur l'avenir du système de soins, avant le projet de loi "Santé, Patients, Territoires" (SPT) prévu à l'automne, a-t-il annoncé vendredi.
Construit autour de 40 propositions réparties en sept chapitres (financement, organisation, garantie de la qualité des soins, démocratie sanitaire, droits individuels des patients, etc.), ce Livre blanc "pour une refondation de notre pacte de santé" résulte d'un "long travail de concertation au sein des 32 associations membres du CISS", selon son communiqué.
Il a été mené de façon à "garantir au mieux que l'objectif prioritaire des réformes en cours reste l'accès durable à des soins de qualité pour tous", dans le cadre du projet de loi SPT et de la préparation du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2009.
"Aucune réforme en profondeur de notre système de santé ne pourra aujourd'hui être menée et acceptée sans que soient associés, en première ligne, les usagers et leurs représentants", estime le CISS.
Parmi ses principales propositions, le Collectif d'usagers demande le maintien d'"un financement solidaire", "l'accès de tous à une couverture complémentaire santé de qualité", et l'instauration d'un "plafond de dépassements d'honoraires" médicaux "et de "sanctions contre les excès" en la matière.
Il souhaite aussi voir améliorés "la sécurité des soins" et l'accès à la santé aux personnes âgées et handicapées.
Le CISS demande enfin la création d'une "commission nationale du débat en santé publique", une instance qui serait notamment "garante dans le temps de la stabilité des orientations" et "capable d'aider à la décision en santé publique".
L’actualité Santé du 20 /07/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Chikungunya: Mme Bachelot met en garde contre la menace en métropole
La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a mis en garde, vendredi à Nice, contre les risques d'épidémie de chikungunya et de dengue en France métropolitaine tout en annonçant un renforcement du plan de lutte existant contre ces maladies.
"Objectivement, il y a un risque, il y a une menace mais nous avons les moyens de la prévenir", a dit la ministre lors d'une conférence de presse.
Elle a rappelé que le vecteur du chikungunya et de la dengue -le moustique Aedes, parfois nommé "moustique tigre" en raison de sa coloration contrastée de noir et de blanc-, est présent en France et qu'une épidémie a éclaté en Italie du nord en août 2007, touchant près de 250 personnes.
Neuf cas "importés", touchant des patients ayant ramené le virus de l'étranger, principalement celui de la dengue, ont été diagnostiqués en France en 2007 mais il n'y a eu jusqu'à présent aucun cas autochtone.
Le nouveau dispositif présenté par la ministre à Nice prévoit la mise en place d'une série d'actions, concernant notamment le diagnostic et la prise en charge des malades, dès l'apparition en France d'un foyer "autochtone", touchant au moins deux patients infectés sur le sol français.
"Pour répondre à la menace, l'effort des particuliers est tout à fait essentiel", notamment pour se protéger, protéger ses proches des moustiques, et détruire les gîtes larvaires, a dit Mme Bachelot.
Une campagne d'information comprenant distribution de guides, dépliants et, en cas d'épidémie, diffusions de spots télévisés et radiophoniques, a été mise au point.
L’actualité Santé du 20 /07/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
La musique forte dans les bars fait consommer davantage et plus rapidement
Les clients de bar consomment davantage de boissons et les boivent plus rapidement si la musique est forte, selon les conclusions d'une étude rendue publique vendredi.
"De précédentes recherches avaient démontré que la musique dont le rythme est élevé entraîne une consommation plus rapide, et que la présence ou non de musique a une incidence sur le temps qu'une personne passe dans un bar", a déclaré Nicolas Guéguen, professeur en sciences comportementales à l'Université de Bretagne-Sud en France et l'un des auteurs de l'étude.
"C'est la première fois qu'une approche expérimentale sur le terrain établit les effets du volume élevé de la musique sur la consommation d'alcool", a-t-il ajouté.
Nicolas Guéguen et ses collègues se sont rendus dans deux bars dont les propriétaires les ont laissés manipuler le volume sonore de la musique lors de trois samedi soirs.
Ils ont choisi au hasard 40 hommes âgés de 18 à 25 ans qui ont commandé un verre de bière pression et ont suivi leur consommation à des niveaux sonores différents.
Les auteurs proposent deux hypothèses pour expliquer pourquoi une musique plus forte entraîne une plus grande consommation en un temps réduit.
"Première hypothèse, en accord avec des recherches précédentes sur la musique, la nourriture et la boisson, des volumes sonores élevés peuvent entraîner une stimulation plus importante, qui incite les sujets à boire plus rapidement et à commander davantage", a expliqué Nicolas Guéguen.
"Deuxième hypothèse, de la musique forte a pu avoir un effet négatif sur les échanges sociaux dans le bar, et donc les clients ont bu davantage parce qu'ils parlaient moins", selon le chercheur français.
L'étude sera publiée dans le numéro d'octobre de la revue sur l'alcoolisme destinée aux professionnels de la santé, Alcoholism: Clinical & Experimental Research.
L’actualité Santé du 20 /07/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Génériques: Teva poursuit son ascension en avalant l'américain Barr
Le groupe Teva va renforcer son premier rang mondial dans les médicaments génériques en rachetant son rival aaméricain Barr pour 7,5 milliards de dollars - une acquisition record pour une entreprise israélienne - au milieu d'une vague de fusions dans ce secteur en plein essor.
Teva a annoncé vendredi qu'il allait racheter Barr, le numéro quatre du secteur, dans une opération mixte, en numéraire et en actions. Avec une reprise de dette de 1,5 milliard, la transaction, qui devrait être bouclée à la fin de l'année, valorise le groupe américain à 9 milliards de dollars.
"Ce serait la plus grosse acquisition par une entreprise israélienne de toute l'histoire d'Israël, ce qui montre la solidité de l'économie locale", a souligné Aaron Katsman, analyste de la société de conseil America Israel Investment Associates dans une note.
Avec l'apport de Barr, le groupe israélien va se développer en Europe de l'Est, notamment en Russie et en Pologne, et s'emparer de 16% supplémentaires du marché américain des génériques, portant sa part à près de 30%.
Teva, qui produit quelque 330 médicaments, élargira aussi son portefeuille de produits, actuels et à venir. Barr, qui commercialise 150 produits et s'apprête à en commercialiser 70 autres, dispose de licences de copie de plusieurs grands médicaments qui tomberont bientôt dans le domaine public.
Il produit aussi des médicaments sous sa marque, notamment des pilules contraceptives qui se sont emparées de près de 20% du marché américain.
Le PDG de Teva, Shlomo Yannai, a expliqué que ce rachat aiderait son groupe à atteindre son objectif ambitieux de doubler son chiffre d'affaires à 20 milliards de dollars pour 2012, avec une marge brute de 20%.
Teva a réalisé en 2007 un chiffre d'affaires de 9,4 milliards de dollars et Barr de 2,5 milliards. A eux deux, ils affichent donc 11,9 milliards de recettes, avec des effectifs de 37.000 personnes dans le monde.
Teva, qui veut grossir pour distancer son rival Sandoz (groupe Novartis), le n°2 mondial, et l'indien Mylan, le numéro 3, paiera 66,50 dollars par action, soit une prime de 42% sur le cours de l'action Barr mercredi. Jeudi, des rumeurs de rachat avaient fait bondir le titre de plus de 20%.
Il s'agira de la plus grosse acquisition jamais réalisée par Teva, dépassant même son méga-rachat en 2005 de l'américain Ivax pour 7,4 milliards de dollars.
Teva a déjà racheté cette année pour 400 millions de dollars le groupe américain CoGenesys, spécialiste des médicaments biogénétiques, autre créneau porteur où il veut se renforcer. Il attend en outre le feu vert des actionnaires pour conclure le rachat pour 360 millions de la division génériques de l'américain Bentley Pharmaceuticals.
Mais ses concurrents ne sont pas en reste.
Le groupe s'est fait souffler l'an dernier la division générique de Merck, rachetée par Mylan pour 6,7 milliards. De son côté le japonais Daiichi Sankyo vient de conclure en juin le rachat d'une part majoritaire du groupe indien Ranbaxy pour 4,6 milliards.
Barr avait lui-même racheté en 2006 le groupe croate Pliva pour 2,5 milliards de dollars.
Le projet de rachat a été bien accueilli par les analystes. L'agence de notation Moody's a salué "la solide logique stratégique de l'acquisition de Barr, et les financements disponibles significatifs".
Dans les huit plus gros pays consommateurs, le marché des génériques a atteint 60 milliards de dollars en 2007 (contre 370 milliards pour les médicaments protégés par des brevet), en hausse de 7%. La moitié de ce montant est généré aux Etats-Unis, selon la Generic Pharmaceutical Association.
Des dizaines de grands médicaments vont tomber dans le domaine public d'ici 2010 et les ventes mondiales de génériques devraient alors dépasser les 70 milliards de dollars.
L’actualité Santé du 20 /07/ 08
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Un antihistaminique efficace dans le traitement des cas légers d'Alzheimer
Le Dimebon, un antihistaminique utilisé jadis en Russie en cas d'allergie, s'est révélé efficace dans le traitement des cas légers ou modérés de maladie d'Alzheimer, augmentant les capacités cognitives, selon une étude menée en Russie et publiée par la revue britannique the Lancet.
L'usage du Dimebon avait été abandonné en Russie depuis plus de 20 ans au profit de médicaments plus spécifiques des allergies. Cependant des tests menés il y a quelques années par des chercheurs de l'Académie russe des sciences avaient montré qu'il avait un effet protecteur sur les cellules du cerveau.
En 2005-2006, une équipe conduite par Rachelle Doody, du Collège de médecine Baylor de Houston (Etats-Unis), s'est intéressée au sujet et a soumis un groupe de 155 patients, dans 11 sites de Russie, pour moitié à du Dimebon, en prise orale trois fois par jour, et pour moitié à un placebo.
Les deux groupes ont été soumis à des tests au bout de six mois, puis d'un an. Il est apparu que le groupe sous Dimebon avait nettement amélioré ses capacités cognitives et sa mémoire, alors qu'elles s'étaient dégradées dans l'autre groupe.
En outre, l'effet du médicament avait augmenté au fil des mois, selon les chercheurs, ce qui n'est selon eux le cas pour aucun médicament contre l'Alzheimer.
La maladie d'Alzheimer touche aujourd'hui quelque 25 millions de personnes dans le monde, mais le nombre de malades devrait croître fortement du fait du vieillissement de la population. La cause en est inconnue, mais cette maladie est caractérisée par des dépôts anormaux de plaques et de protéines dans les cellules nerveuses. A ce jour il n'existe pas de traitement permettant de guérir de cette maladie.
Le Dimebon ne peut être considéré non plus comme un remède, puisqu'il ne fait que s'attaquer aux symptômes et non aux causes, notent les chercheurs, qui reconnaissent les limites de cette étude, menée dans un seul pays.
L’actualité Santé du 20 /07/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Des légionelles détectées dans l'eau chaude de la Cité des sciences à Paris
Des légionelles ont été détectées la semaine dernière dans le bâtiment principal de la Cité des sciences et de l'industrie à Paris (XIXe), entraînant la fermeture de toutes les sorties d'eau chaude, a-t-on appris samedi.
La direction de la Cité des sciences, confirmant une information du Parisien, a indiqué à l'AFP avoir été informée le 11 juillet, à la suite d'une analyse de routine dans quelques lavabos, de la présence d'un taux important de légionelles dans l'un d'entre eux.
Le taux, selon Jean-Marie Sani, directeur général, était de 210.000 UFC (unités formant colonie), alors que le maximum admis est de 1.000.
La Direction des affaires sanitaires et sociales (DDASS) de Paris a publié un avis sanitaire à l'intention du personnel recommandant aux personnes immuno-déprimées ou fragiles (personnes souffrant d'affection respiratoire chronique, âgées, diabétiques ou fumeuses) travaillant dans la Cité de ne pas prendre de douches dans ce bâtiment.
La DDASS a rappelé que la légionellose s'attrapait en effet par inhalation d'eau contaminée diffusée en aérosol, c'est à dire lors de douches lorsqu'on respire "d'éventuelles projections d'eau". Elle ne s'attrape ni par ingestion, ni par lavage de mains.
Selon M. Sani, une trentaine de personnes sont susceptibles de prendre des douches dans ce bâtiment: agents de sécurité incendie, personnel de ménage, concessionnaires de restauration et salariés qui travaillent à l'aquarium.
La direction a, le jour même, fait envoyer du chlore dans les canalisations et fermé toutes les sorties d'eau chaude. L'avis sanitaire a été ultérieurement affiché aux portes des douches.
De nouveaux prélèvements, en plus grand nombre, ont été effectués jeudi. Les résultats devraient être connus d'ici une semaine. La direction de la Cité, l'un des plus grands établissements culturels parisiens, devrait en outre faire réaliser une expertise de tout le circuit d'eau chaude du bâtiment.
"Les résultats seront donnés de façon transparente", a assuré M. Sani.
En janvier déjà, un taux élevé de légionelles avait été détecté dans un bâtiment de bureaux, où il n'y a, selon le directeur général, ni douche ni baignoire et donc "pas d'installation à risque". Le problème, qui concernait le ballon d'eau chaude, a été éradiqué par choc thermique, l'eau très chaude tuant les bactéries.
Christian Liénard, délégué CFDT de la Cité des Sciences, a incriminé la réduction de postes à la Cité, qui, selon lui, recourt systématiquement à des sous-traitants pour l'entretien des installations qu'elle n'a "même plus les moyens de contrôler".
Les syndicats, a-t-il indiqué à l'AFP, demandent que soit nommé un expert technique pour vérifier "l'ensemble des réseaux d'eau chaude et d'eau froide de tous les bâtiments", afin de faire le point de toutes les contaminations bactériologiques possibles. "Il y a urgence, il ne faut pas attendre qu'il y ait des malades pour réagir", a-t-il souligné.
Naturellement présentes dans l'eau douce, les légionelles prolifèrent notamment dans les installations mal entretenues, selon le ministère de la Santé. Elles peuvent provoquer chez les personnes fragiles la légionellose, dont les symptômes, sous sa forme bénigne, s'assimilent à ceux de la grippe.
Sous sa forme grave, c'est la "maladie du légionnaire", qui se traduit par une infection pulmonaire sévère traitée par antibiotiques. Cette infection pulmonaire peut entraîner un décès dans 10% des cas.
L’actualité Santé du 20 /07/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Sida: les Etats-Unis annulent des essais cliniques sur un vaccin.
Les Etats-Unis ont décidé de mettre fin à un projet d'essais cliniques à grande échelle d'un vaccin antisida à la suite d'inquiétudes concernant son efficacité, a indiqué l'Institut national de l'allergie et des maladies infectieuses (NIAID).
La décision, annoncée jeudi soir, intervient moins d'un an après l'arrêt de l'essai clinique international d'un autre vaccin expérimental du laboratoire américain Merck sur le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), responsable du sida, qui était considéré comme l'un des plus prometteurs.
Le NIAID, qui fait partie des Instituts nationaux américains de la Santé (NIH) a indiqué qu'après avoir consulté les scientifiques, il a été décidé "de ne pas mener l'étude du vaccin contre le VIH connue sous le nom de PAVE 100".
"Néanmoins, le NIAID pense que le vaccin (...) est scientifiquement intéressant et suffisamment différent des vaccins contre le VIH testés auparavant pour envisager des essais cliniques moins importants et plus ciblés", a indiqué l'Institut dans un communiqué.
L'essai clinique de ce vaccin, qui utilise des souches du virus en provenance de différentes régions de la planète, devait porter sur 8.500 volontaires aux Etats-Unis, en Amérique du sud, dans les Caraïbes et en Afrique.
L'échec du vaccin de Merck, annoncé en septembre 2007, a influencé la décision du NIAID d'annuler les essais du vaccin PAVE, indiquaient les médias américains vendredi.
Ce vaccin avait échoué lors de tests à prévenir les infections pas le VIH et aurait même augmenté le risque d'infection chez certains patients.
Le directeur du NIAID, le Dr Anthony Fauci, a indiqué qu'un essai à grande échelle n'était pas justifié tant que la réponse à des questions fondamentales sur le mécanisme du vaccin n'avait pas été obtenue.
jeudi 17 juillet 2008
L’actualité Santé du 17 /07/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
La cigarette électronique nuit-elle gravement à la santé ?
Depuis l’interdiction de fumer dans les lieux publics en janvier 2008, elle fait un tabac auprès des fumeurs qui tentent de repousser les cendriers : la cigarette électronique. Pourtant, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) et la Direction générale de la santé recommandent « la plus grande prudence » aux utilisateurs de cigarettes électroniques, et notamment aux femmes qui allaitent.
Plus longue, même goût, sans goudron et sans les autres 4000 substances qui constituent son aînée, la cigarette électronique est une solution que certains fumeurs ont adopté dans l’espoir de passer un jour dans le camp des non-fumeurs. L’invention paraît judicieuse. Composée d’une batterie, d’un microprocesseur et d’un pulvérisateur, les utilisateurs doivent emboîter les cartouches, vendus séparément. La vapeur qui s’en échappe est constituée d’eau. Effets garantis selon le constructeur…
Toutefois, cette alternative pourrait s’avérer être plus nocive que de simples patches ou chewing-gum. « Cette cigarette en métal qui a l’aspect d’une cigarette et en reproduit les effets est à éviter en raison de la toxicité de certaines substances et de l’absence de données relatives à leur passage dans le lait maternel » explique l’Afssaps. Cela concerne en effet les femmes qui allaitent. Les autorités sanitaires montrent du doigt le propylène glycol, contenu dans ces cigarettes. Solvant au pouvoir irritant, cette substance peut entraîner des effets neurologiques comparables à l’état d’ébriété. Quant aux autres arômes qui incluent des dérivés terpéniques comme le menthol et le linalol, ceux-ci peuvent représenter un danger pour les patients avec des antécédents d’épilepsie.
Des études plus poussées doivent être effectuées afin de savoir si ces cigarettes électroniques peuvent se vanter d’être « bonnes pour la santé » et s’exposer aux côtés des produits aidant à l’arrêt du tabac. La e-cigarette ne dispose pas d’une autorisation de mise sur le marché ni d’un marquage CE. Principe de précaution donc…
L’actualité Santé du 17 /07/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Bloc opératoire : une check-list pour éviter les bavures
Proscrire tout médicament qui empêcherait la coagulation du sang ou être à jeûn font partie des conseils incontournables que vous prodiguez à vos patients quelques jours avant une opération qui nécessite une anesthésie générale.
Et si vous leur recommandiez également de rappeler au chirurgien la partie de leur corps à inciser et pour laquelle ils devront s’allonger sur le billard ?
Chaque année en France, durant les 1,4 millions d’opérations qui se déroulent dans les hôpitaux, 42 000 complications surviennent. Des complications qui pourraient être évitées grâce à une check-list ; celle ci est en préparation. Elle permettra à vos patients d’éviter de sortir du bloc opératoire avec un pansement dans le ventre.
En 2006, 4750 personnes ont déposé plainte après avoir été victimes d’erreurs d’inattention de la part des chirurgiens. La faute aux problèmes d’organisation ou de communication entre le personnel. Selon le docteur Christian Sicot, du Sou médical, deux tiers des accidents de chirurgie sont dus à des problèmes de procédure et non à l’incompétence. Le Conseil national de la chirurgie va prochainement remettre au Ministère de la Santé une check-list répertoriant toutes les vérifications à faire avant, pendant et après une opération. Une fois, les dix commandements établis ( vérifier l’identité du patient, la partie de son corps à inciser, le nombre d’instruments utilisés…) et porté à la connaissance des chirurgiens, les complications pourraient être réduites de moitié selon l’OMS.
L’actualité Santé du 17 /07/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
1er août : éclipse de soleil, attention aux yeux !
J – quelques jours avant l’éclipse annulaire de soleil qui sera visible sous forme partielle dans toute la France et à Saint-Pierre et Miquelon. Le Ministère de la Santé tient à recommander aux amateurs de ce type de phénomène de se munir de moyens de protections adéquats pour une observation directe du soleil.
Rendez-vous dès 10H45 le 1er août pour observer l’éclipse annulaire du soleil. Jusqu’à midi, il sera impératif de se prémunir de protections adéquats afin d’éviter toute lésion oculaire. Les ultraviolets peuvent causer des lésions cornéennes à type de kératite, qui peuvent toutefois être réversibles en quelques jours. A l’inverse, la rétine peut se trouver être touchée par l’effet thermique du rayonnement solaire, ce qui aurait pour conséquence une altération définitive de la vue. Recommandez ainsi à vos patients de se munir de lunettes spéciales s’ils veulent observer cet événement. Seule condition : ne les utiliser qu’une seule fois. De simples lunettes ne protègent pas des rayonnements visibles de courte longueur d’onde du soleil et des ultraviolets. Dernière recommandation : ne pas regarder le soleil avec des instruments d’optique comme des jumelles ou un appareil photo.
Pour plus d’informations : www.imcce.fr










