jeudi 17 juillet 2008
L’actualité Santé du 17 /07/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
La cigarette électronique nuit-elle gravement à la santé ?
Depuis l’interdiction de fumer dans les lieux publics en janvier 2008, elle fait un tabac auprès des fumeurs qui tentent de repousser les cendriers : la cigarette électronique. Pourtant, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) et la Direction générale de la santé recommandent « la plus grande prudence » aux utilisateurs de cigarettes électroniques, et notamment aux femmes qui allaitent.
Plus longue, même goût, sans goudron et sans les autres 4000 substances qui constituent son aînée, la cigarette électronique est une solution que certains fumeurs ont adopté dans l’espoir de passer un jour dans le camp des non-fumeurs. L’invention paraît judicieuse. Composée d’une batterie, d’un microprocesseur et d’un pulvérisateur, les utilisateurs doivent emboîter les cartouches, vendus séparément. La vapeur qui s’en échappe est constituée d’eau. Effets garantis selon le constructeur…
Toutefois, cette alternative pourrait s’avérer être plus nocive que de simples patches ou chewing-gum. « Cette cigarette en métal qui a l’aspect d’une cigarette et en reproduit les effets est à éviter en raison de la toxicité de certaines substances et de l’absence de données relatives à leur passage dans le lait maternel » explique l’Afssaps. Cela concerne en effet les femmes qui allaitent. Les autorités sanitaires montrent du doigt le propylène glycol, contenu dans ces cigarettes. Solvant au pouvoir irritant, cette substance peut entraîner des effets neurologiques comparables à l’état d’ébriété. Quant aux autres arômes qui incluent des dérivés terpéniques comme le menthol et le linalol, ceux-ci peuvent représenter un danger pour les patients avec des antécédents d’épilepsie.
Des études plus poussées doivent être effectuées afin de savoir si ces cigarettes électroniques peuvent se vanter d’être « bonnes pour la santé » et s’exposer aux côtés des produits aidant à l’arrêt du tabac. La e-cigarette ne dispose pas d’une autorisation de mise sur le marché ni d’un marquage CE. Principe de précaution donc…
L’actualité Santé du 17 /07/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Bloc opératoire : une check-list pour éviter les bavures
Proscrire tout médicament qui empêcherait la coagulation du sang ou être à jeûn font partie des conseils incontournables que vous prodiguez à vos patients quelques jours avant une opération qui nécessite une anesthésie générale.
Et si vous leur recommandiez également de rappeler au chirurgien la partie de leur corps à inciser et pour laquelle ils devront s’allonger sur le billard ?
Chaque année en France, durant les 1,4 millions d’opérations qui se déroulent dans les hôpitaux, 42 000 complications surviennent. Des complications qui pourraient être évitées grâce à une check-list ; celle ci est en préparation. Elle permettra à vos patients d’éviter de sortir du bloc opératoire avec un pansement dans le ventre.
En 2006, 4750 personnes ont déposé plainte après avoir été victimes d’erreurs d’inattention de la part des chirurgiens. La faute aux problèmes d’organisation ou de communication entre le personnel. Selon le docteur Christian Sicot, du Sou médical, deux tiers des accidents de chirurgie sont dus à des problèmes de procédure et non à l’incompétence. Le Conseil national de la chirurgie va prochainement remettre au Ministère de la Santé une check-list répertoriant toutes les vérifications à faire avant, pendant et après une opération. Une fois, les dix commandements établis ( vérifier l’identité du patient, la partie de son corps à inciser, le nombre d’instruments utilisés…) et porté à la connaissance des chirurgiens, les complications pourraient être réduites de moitié selon l’OMS.
L’actualité Santé du 17 /07/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
1er août : éclipse de soleil, attention aux yeux !
J – quelques jours avant l’éclipse annulaire de soleil qui sera visible sous forme partielle dans toute la France et à Saint-Pierre et Miquelon. Le Ministère de la Santé tient à recommander aux amateurs de ce type de phénomène de se munir de moyens de protections adéquats pour une observation directe du soleil.
Rendez-vous dès 10H45 le 1er août pour observer l’éclipse annulaire du soleil. Jusqu’à midi, il sera impératif de se prémunir de protections adéquats afin d’éviter toute lésion oculaire. Les ultraviolets peuvent causer des lésions cornéennes à type de kératite, qui peuvent toutefois être réversibles en quelques jours. A l’inverse, la rétine peut se trouver être touchée par l’effet thermique du rayonnement solaire, ce qui aurait pour conséquence une altération définitive de la vue. Recommandez ainsi à vos patients de se munir de lunettes spéciales s’ils veulent observer cet événement. Seule condition : ne les utiliser qu’une seule fois. De simples lunettes ne protègent pas des rayonnements visibles de courte longueur d’onde du soleil et des ultraviolets. Dernière recommandation : ne pas regarder le soleil avec des instruments d’optique comme des jumelles ou un appareil photo.
Pour plus d’informations : www.imcce.fr
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Des vêtements pour prématurés
Anatole : c’est le nom de cette nouvelle ligne de vêtements et accessoires pour enfants prématurés.
Chaque jour, en France, 200 enfants naissent prématurément. Pour près de la moitié d’entre eux, les parents ne peuvent les habiller, faute de vêtements adaptés à leur taille et à leur cadre de vie.
La layette d’un bébé hospitalisé doit pouvoir se mettre ou s’enlever facilement et rapidement, pour faciliter le travail et les interventions parfois urgentes des équipes soignantes. Les vêtements doivent être doux, sans étiquettes ou garnitures susceptibles d’irriter la peau.
L’appareillage médical doit être pris en compte, les pieds et mains doivent rester accessibles. Pour les enfants qui ne peuvent réguler leur température corporelle, les vêtements doivent laisser passer la chaleur procurée par la couveuse.
La ligne de vêtements « anatole » propose donc des vêtements et accessoires qui répondent à ces exigences. Ils sont fabriqués pour des enfants de 28 à 50 cm, et sont proposés en 8 coloris.
Toutes les informations sont disponibles sur le site, vous pouvez cliquer :
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Pêche à pied : les précautions à prendre
A l’occasion des grandes marées des 3 août, 31 août-1er septembre, 16-18 septembre, la Direction Générale de la Santé, la Direction Générale de l’Alimentation rappellent les précautions à prendre en cas de pêche à pied.
La consommation de certains coquillages peut présenter des risques pour la santé, du fait de la capacité des coquillages à concentrer des bactéries, des virus, du phytoplancton toxique et des métaux lourds pouvant être présents dans la mer. Et peut entraîner des troubles digestifs et neurologiques chez ceux qui en ont consommés.
Les zones de pêche ont été classés en quatre catégories. La classe A est la seule à offrir des garanties sanitaires qui permettent une consommation directe des coquillages. La pêche en zone B est déconseillée, et elle est interdite en zone C et D. Les coquillages issus de gisements de classe B nécessitent des étapes de purification, qui ne sont efficaces que lorsqu’elles sont réalisées par des professionnels. Par ailleurs, des efflorescences d’algues toxiques (Dinophysis, Alexandrium, Pseudo-Nitszchia) ou des pollutions peuvent conduire à des interdictions temporaires de récolte, y compris sur des sites classés A.
Afin de profiter de la pêche à pied des coquillages dans les meilleures conditions de sécurité, voici les recommandations à suivre :
* tout d’abord, bien choisir le site en s’informant auprès de la Mairie, de la Direction Départementale des Affaires Maritimes, de la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales.
* ensuite, pêcher les coquillages avec soin : éliminer les coquillages dont la coquille est ébréchée ou ouverte, et ceux dont l’odeur est suspecte, les laver et les rafraîchir à l’eau de mer pendant la pêche.
* consommer les coquillages en respectant certains principes : outre le fait de bien les laver, il faut les conserver vivants soigneusement jusqu’à leur préparation en les plaçant au réfrigérateur (4°C maximum), et puis les consommer rapidement (le jour même).
En, il faut savoir que quel que soit le mode de préparation, un coquillage initialement contaminé présente toujours un risque. En effet, la cuisson ne permet pas d’éliminer tous les risques, en particulier ceux liés aux toxines de phytoplancton ou aux métaux lourds. Enfin, la consommation de ces coquillages est déconseillée aux femmes enceintes, aux jeunes enfants, aux personnes immuno déprimées en particulier.
L’actualité Santé du 17 /07/ 08
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Vaccin contre le cancer du col de l'utérus : très peu d'effets indésirables
Le premier bilan de surveillance des risques du vaccin Gardasil contre les papillomavirus (HPV) à l'origine des cancers du col de l'utérus fait apparaître très peu d'effets indésirables, et pour la très grande majorité "bénins et transitoires", selon l'Agence du médicament.
L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a mis en place un plan de gestion des risques pour détecter tout signalement d'effets indésirables de ce nouveau vaccin, qui s'adresse aux jeunes filles de 14-23 ans en principe avant leur premier rapport sexuel, et qui est disponible en France depuis novembre 2006.
A ce jour 800.000 jeunes femmes ont été vaccinées, dont 400.000 ont reçu seulement la première dose, et 200.000 les trois doses nécessaires. 94% des prescriptions ont été réalisées aux âges recommandés.
Des 700 notifications d'effets indésirables recueillies, près de 86% concernent des effets bénins et transitoires, telles que douleur au site d'injection ou fièvre. Les effets indésirables graves -syndromes fébriles, arthromyalgies, syncopes- ont tous été "d'évolution favorable".
Un nouveau vaccin contre les papillomavirus, le Cervarix, est proposé à la vente depuis le mois d'avril et sera désormais remboursé au même titre que le Gardasil. Ce vaccin couvre deux types de virus (les plus fréquents), contre quatre pour le Gardasil.
Les vaccins ne sont pas efficaces sur la prévention d'environ 30% des cancers du col, et ne remplacent pas le dépistage par frottis cervico-utérin, selon les autorités de santé.
L’actualité Santé du 17 /07/ 08
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Sida: décision de Roche "désespérante" selon Elus locaux contre le sida
La décision du laboratoire pharmaceutique suisse Roche de suspendre la recherche sur de nouveaux médicaments contre le sida est "désespérante pour les 33 millions de malades", estime mardi l'association Elus locaux contre le sida (ELCS).
Tout en reconnaissant que la décision "relève naturellement du droit le plus strict d'une entreprise privée", l'association déplore une "annonce à la forme et au contenu désespérante pour les 33 millions de malades".
"La direction de Roche rend publique son incapacité, dans les 5 ou 6 prochaines années, à trouver de meilleures thérapies", constate l'association. "De ce fait, si elle était suivie par les dirigeants des autres laboratoires impliqués dans la recherche sur le VIH, elle condamnerait les personnes séropositives à aller au bout de leurs traitements puis, en état d'échappement thérapeutique, à mourir, faute de nouvelles thérapies", poursuit ELCS.
Jean-Luc Romero, président d'ELCS, "s'étonne qu'un groupe de chercheurs, dont le métier, par définition, est d'explorer toutes les voies et de ne jamais être sûr d'un résultat avant qu'il ait été cliniquement avéré, ait acquis la certitude absolue de ne rien trouver". Il rappelle que la plupart des grandes découvertes "ont été faites par hasard".
Selon lui, la décision de Roche met en lumière "l'incapacité de la puissance publique et notamment l'Europe, aujourd'hui, à assumer son devoir à mener une recherche appliquée de haute qualité et à avoir une parole forte en matière de sida, ainsi que les limites de la délégation dans une telle matière".
L’actualité Santé du 17 /07/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Payer plus pour fumer moins: Bruxelles veut taxer davantage les cigarettes
Relever les taxes sur les cigarettes dans les pays de l'Est, en Espagne ou au Luxembourg, augmenter celles sur le tabac à rouler: Bruxelles veut utiliser l'arme de la fiscalité pour renforcer la lutte contre le tabagisme en Europe.
La Commission européenne a proposé mercredi d'augmenter progressivement, jusqu'en 2014, les niveaux minimaux de taxation applicables aux cigarettes et au tabac à rouler dans l'Union européenne.
Son objectif: atteindre une baisse de la consommation de tabac de 10% dans les cinq prochaines années, alors que le tabagisme fait 650.000 morts chaque année dans l'UE.
"Selon la Banque mondiale, l'augmentation du prix des produits du tabac est le moyen le plus efficace de prévenir le tabagisme", s'est justifié le commissaire européen chargé de la Fiscalité, Lazslo Kovacs.
"La proposition présentée aujourd'hui soutient la politique de l'UE visant à réduire la consommation de tabac ainsi que les écarts de prix des produits du tabac", a-t-il ajouté.
Dans sa proposition, qui doit désormais être soumise aux Etats, la Commission suggère d'abord de relever le seuil minimum des accises (taxes perçues sur la consommation) pour les cigarettes.
Actuellement fixées à 57% du prix du paquet et à 64 euros pour 1.000 cigarettes, elles passeraient à 63% du prix du paquet et à 90 euros en 2014.
Ce relèvement ne s'appliquera cependant pas à tous les pays. La France, l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Irlande, qui appliquent déjà des taxes très importantes, en sont exemptés. Ces Etats resteront cependant libres d'augmenter leurs accises s'ils le souhaitent.
En revanche, d'autres, qui appliquent de faibles taxes, vont devoir faire un gros effort. C'est le cas de l'Espagne, qui devra augmenter ses prix de 17,9%, de l'Italie, qui devra relever les siens de 18,8%, du Luxembourg (+25,4%), ou de la Belgique (+8,3%), selon la Commission.
C'est le cas davantage encore pour les nouveaux Etats membres: la Hongrie devra relever ses prix de 30,1%, la Bulgarie de 36% ou la Pologne de 46,8%!
En outre, la Commission propose de changer le mode de calcul des taxes, pour les harmoniser et éviter que les Européens aillent acheter des cigarettes dans d'autres pays que le leur.
Le mode actuel de calcul --par rapport au prix de la classe de cigarettes la plus demandée dans chaque pays-- entraîne de fortes disparités. A la place, la Commission propose de calculer les taxes par rapport à une moyenne pondérée des prix des cigarettes.
Elle veut ainsi aplanir les différences de niveaux de taxation entre les Etats, qui sont aujourd'hui énormes. Elles peuvent s'élever jusqu'à près de 600%, avec en tête des pays les plus taxés, la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne ou l'Irlande, et en queue de peloton les nouveaux Etats membres (pays de l'Est ou baltes principalement).
En Grande-Bretagne, qui atteint tous les records, le prix du paquet de 20 cigarettes est de 8,12 euros, dont 5 euros d'accises, contre seulement 1,19 euros en Lettonie, pays le moins cher, dont 89 centimes d'accises.
Enfin, Bruxelles veut aussi lancer l'offensive sur les autres produits que les cigarettes.
La Commission propose de relever les taxes sur le tabac à rouler, aujourd'hui beaucoup plus faibles, afin d'éviter que les fumeurs ne reportent leur consommation sur ce type de tabac.
Elle suggère aussi de modifier la définition des cigares, des cigarillos et du tabac à pipe, moins taxés, pour éviter que des produits semblables aux cigarettes ou au tabac à rouler n'usurpent cette appellation pour être vendus moins chers.
L’actualité Santé du 17 /07/ 08
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Cancer: les taux de survie à 5 ans varient nettement d'un pays à l'autre
Les taux de survie pour plusieurs cancers varient nettement d'un pays à l'autre, les Etats-Unis offrant les meilleurs taux surtout dans la population blanche, selon une étude publiée jeudi dans la revue britannique The Lancet oncology.
Cette étude, la première du genre, a été menée par une équipe conduite par Michel Coleman (London School of Hygiene and Tropical Medicine), sur 1,9 million de personnes dans 31 pays : plus d'une vingtaine de pays d'Europe, les Etats-Unis, le Canada, l'Australie, le Japon, le Brésil, l'Algérie et Cuba.
Les chercheurs ont comparé les taux de survie à cinq ans pour les cancers du sein, du côlon, du rectum et de la prostate, diagnostiqués sur la période 1990-1994.
Dans l'ensemble, pour tous ces cancers, la survie est la meilleure en Amérique du nord, suivie de l'Australie, du Japon et de l'Europe occidentale. Elle est la plus faible en Algérie (où seule la région de Setif, représentant 300 cas de cancer, a pu être étudiée), au Brésil (seulement deux régions et 1.723 cas étudiés) et en Europe orientale.
Pour les cancers du sein et de la prostate, les plus hauts taux de survie prévalent aux Etats-Unis. Le Japon est numéro 1 pour les cancers colorectaux chez les hommes, et la France pour les cancers colorectaux chez les femmes.
A Sétif, les taux de survie à cinq ans vont de 11,4% pour le cancer du côlon des hommes à 38,8% pour le cancer du sein. Aux Etats-Unis, les chiffres vont de 56,4% pour le cancer du rectum chez les hommes à 91,1% pour le cancer de la prostate.
En France, les taux vont de 52,8% pour le cancer du rectum chez les hommes à 79,8% pour le cancer du sein. Les variations sont parfois importantes entre pays d'Europe occidentale, avec par exemple moins de 40% pour le cancer de la prostate au Danemark et 80% en Autriche.
Aux Etats-Unis, les taux de survie sont substantiellement plus bas chez les Noirs que chez les Blancs. La différence est de 7% pour le cancer de la prostate, et de 14% pour le cancer du sein.
Pour les chercheurs, ces divergences de taux s'expliquent probablement par "des différences dans l'accès au diagnostic et au traitement" et dans les investissements dans le domaine de la santé.
Une bonne partie des données concernant Cuba ont été exclues du rapport, ne se fondant que sur des certificats de décès et non sur des dossiers cliniques qui ne peuvent être conservés que pendant cinq ans à Cuba.
L’actualité Santé du 17 /07/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Roselyne Bachelot conseille aux parents de "boycotter le Red Bull"
La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a réitéré mercredi ses réserves sur le Red Bull, boisson énergisante contenant de la taurine, commercialisée en France depuis mardi, conseillant aux parents de le boycotter "par mesure de précaution".
"Le Red Bull est une boisson qui n'a aucun intérêt en termes énergétiques (...), qui n'a aucun intérêt nutritionnel et qui a des dangers importants", a déclaré la ministre sur LCI. "Je conseille aux parents, par mesure de précaution, de boycotter le Red Bull", a-t-elle ajouté.
Des mises en garde sur les canettes déconseillent sa consommation aux enfants et aux femmes enceintes, a-t-elle rappelé.
"Le Red Bull est sous surveillance", a-t-elle indiqué, précisant "qu'un certain nombre d'études étaient en cours, à la fois sur le plan français et sur le plan européen".
"Je suis extrêmement vigilante. J'ai demandé à l'Institut national de veille sanitaire de surveiller cela", a indiqué Mme Bachelot, rappelant que la boisson était commercialisée en France "contre notre avis", les agences sanitaires et les experts scientifiques ayant été "pour l'instant" incapables de donner des preuves de la nocivité du produit.
Après des années d'interdiction en France, le ministère de l'Economie avait donné en mai son feu vert à la commercialisation de la boisson qui contient de la caféine et de la taurine, un dérivé d'acide aminé dont les effets sont encore mal connus, en dépit des réserves des autorités sanitaires.
Mme Bachelot avait émis en juin, lors d'un débat au Sénat, "les plus grandes réserves" à propos du Red Bull, qualifié de "cocktail détonant". Elle avait néanmoins expliqué que la boisson étant en vente libre dans 23 pays européens, le principe de précaution n'était pas suffisant pour gagner "le contentieux dont la société Red Bull menaçait l'Etat français".
samedi 12 juillet 2008
L’actualité Santé du 12 /07/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Connaître la qualité des eaux de baignade
Le Ministère de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la vie associative propose de consulter son nouveau site internet consacré aux eaux de baignade. Il est possible de connaître la qualité des eaux de son lieu de vacances avec une recherche par département, par commune, ou bien encore avec une carte interactive.
3 236 points de contrôle dont 1 897 en eau de mer ont fait l’objet de 32 857 prélèvements, durant la saison balnéaire 2007. Le pourcentage de plages conformes aux normes sanitaires était de 94,3 %, de 95,7 % pour les eaux de mer et de 92,5 % pour les eaux douces.
Le site dispense également toute une série de recommandations en matière de prévention face aux risques de noyade, d’exposition au soleil excessive, d’animaux venimeux, sur la pêche à pied de coquillages.
Toutes les infos sont disponibles sur le Ministère de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative.
Cliquez ici.
L’actualité Santé du 12 /07/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Sanofi/Oxford BioMedica: revers dans le développement du vaccin TroVax
Le laboratoire français Sanofi-Aventis et son partenaire britannique Oxford BioMedica vont arrêter les vaccinations effectuées dans le cadre du développement du vaccin TroVax contre le cancer du rein, faute de résultats satisfaisants, ont-ils annoncé vendredi.
L'étude de Phase 3 sur ce vaccin est toutefois poursuivie, a souligné le britannique Oxford BioMedica dans un communiqué diffusé par Sanofi-Aventis.
La Phase 3 est le dernier stade du développement d'un médicament ou d'un vaccin, avant le dépôt d'une demande d'autorisation de commercialisation auprès des autorités sanitaires.
Après cette annonce, le titre Oxford BioMedica s'effondrait de 56,76% à 8 pence dans un marché londonien en baisse de 0,69% vers 12H30 (10H30 GMT). L'action Sanofi-Aventis reculait de 1,06% à 34,03 euros, dans le sillage de la Bourse de Paris (-0,90%).
Le comité de surveillance, indépendant, qui suit l'étude de Phase 3 sur le TroVax en traitement du cancer du rein "a recommandé que les essais se poursuivent mais que les vaccinations soient interrompues", a précisé Oxford BioMedica.
Le comité a estimé, "à l'issue de sa quatrième revue de l'étude TRIST", que le vaccin TroVax "n'atteindra pas" les objectifs définis, mais qu'il y avait "plus à apprendre en poursuivant le suivi des patients", selon la société de biotechnologies.
Sanofi-Aventis et Oxford BioMedica "vont évaluer les données disponibles et les conséquences sur le plan de développement de TroVax", dont les essais dans une autre étude sur le cancer du côlon, a-t-elle encore précisé.
"Cette nouvelle est clairement décevante. Mais nous avons de bonnes raisons de continuer l'étude", a déclaré Mike McDonald, président d'Oxford BioMedica, estimant que des "bénéfices" en terme de survie des patients pourraient être démontrés.
Ces recherches sont menées dans le cadre d'un accord global de licence signé au printemps 2007 par Sanofi-Aventis, numéro quatre mondial de la pharmacie, et Oxford BioMedica.
Sanofi-Aventis, dont la filiale Sanofi Pasteur est leader mondial des vaccins, estime que le TroVax pourrait être développé comme traitement pour de très nombreuses formes de cancer.
L’actualité Santé du 12 /07/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Décès aux Pays-Bas d'une femme infectée du virus de Marburg
Une femme néerlandaise revenue infectée par le virus de Marburg de ses vacances en Ouganda est décédée dans la nuit, a annoncé vendredi l'Office sanitaire néerlandais RIVM.
"La femme néerlandais qui a contracté pendant ces vacances en Ouganda le virus de Marburg est décédée cette nuit à l'hôpital universitaire de Leyde" (LUMC - ouest des Pays-Bas), indique le RIVM dans un communiqué.
Il avait fait savoir jeudi qu'une centaine de personnes était sous surveillance médicale après la découverte du cas. "Il leur est demandé de prendre quotidiennement leur température. Jusqu'à aujourd'hui, aucun d'eux n'a montré de symptômes de la maladie", avait précise le RIVM.
La malade, âgée de 40 ans, avait été infectée lors de la visite d'une grotte abritant des chauves-souris en Ouganda. Elle se trouvait dans l'unité de soins intensifs de l'hôpital universitaire de Leyde où elle avait été "strictement isolée", selon le RIVM.
Le virus de Marburg, qui ressemble beaucoup au virus de l'Ebola, provoque une fièvre hémorragique et est hautement pathogène.
"Le risque d'une diffusion du virus aux Pays-Bas est minime", avait estimé le RIVM.
La période durant laquelle il existe un risque de contagion est de 21 jours, tout risque pourra donc être écarté à la fin du mois, selon l'agence néerlandaise ANP.
Selon l'agence de presse néerlandaise ANP, une centaine de personnes seraient concernées.
L’actualité Santé du 12 /07/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Médecins: des majorations d'honoraires annulées par le Conseil d'Etat
Le Conseil d'Etat a annulé des dispositions de la convention entre les médecins et l'assurance maladie, qui prévoyaient des majorations d'honoraires, faisant craindre vendredi au principal syndicat de praticiens libéraux, la CSMF, d'avoir des indus à rembourser à la Sécu.
Interrogée par l'AFP, la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) n'a pas souhaité apporter de précisions à ce stade sur les implications de ces décisions, datées du 27 juin et transmises à l'AFP vendredi par la CSMF.
"Nous travaillons avec le ministère de la Santé pour voir quelles sont les conséquences et comment on peut les gérer", a indiqué un porte-parole de la Cnam.
La juridiction administrative a en fait annulé, pour des vices de procédure, deux arrêtés du gouvernement approuvant des accords médecins-Sécu de 2006. Ceux-ci autorisaient notamment certains spécialistes à facturer une majoration de 2 euros pour les consultations et prévoyaient un tarif de visite à 21 euros pour les généralistes.
Selon la CSMF, cette annulation n'a aucune conséquence sur le tarif actuel des consultations, des accords consécutifs à ceux de 2006 entre la Sécu et les médecins, non remis en cause, ayant ensuite reconduit ces majorations. La Cnam a confirmé cette analyse pour la majoration de 2 euros des spécialistes.
Cependant, selon la CSMF, les médecins pourraient en théorie avoir à rembourser des indus à l'assurance maladie pour l'année 2007.
"Mais ce serait du jamais vu, et nous faisons confiance à la Cnam pour trouver une solution juridique", a indiqué à l'AFP un représentant du syndicat, Jean-François Rey.
C'est un autre syndicat de médecins, MG-France (généralistes), opposé aux avenants 14, 15 et 19 de la convention, signés en 2006, qui a attaqué les arrêtés ministériels les approuvant, sur des questions de procédure.
jeudi 19 juin 2008
L’actualité Santé du 19 /06/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
La pollution aux particules augmente le risque de décès.
Une étude de l'Institut de veille sanitaire (INVS) conduite dans neuf villes établit clairement le lien entre pollution aux particules et augmentation du nombre de décès, en particulier chez les plus de 65 ans et les personnes souffrant de troubles cardiaques et cardio-vasculaires.
"L'excès de risque de décès est de 2,2% pour une augmentation de 10 microgrammes/m3 des niveaux de particules PM2,5 et PM10", écrit l'Institut.
"Pour la première fois, nous avons été capables de quantifier les effets aigüs, c'est-à-dire le jour même ou le lendemain, qui font suite à un épisode de pollution aux particules", explique Agnès Lefranc, coordinatrice de l'étude conduite de 2000 à 2004 à Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Paris, Rouen, Le Havre, Strasbourg et Toulouse.
"C'est un excès de risque relativement faible, par rapport au tabagisme par exemple. Mais si on peut décider ou pas de fumer, ce qui ne concerne qu'une fraction de la population, les 11 millions de citadins des neuf villes étudiées sont exposés aux particules: à moins de s'arrêter de respirer, ils n'ont aucun moyen de les éviter, même enfermés chez eux fenêtres fermées", relève-t-elle.
Les particules PM10 - d'une taille inférieure à 10 microgrammes - et les PM2,5 (moins de 2,5 microgrammes, capables de s'infiltrer profondément dans les voies respiratoires) sont principalement composées de sulfates, nitrates, ammonium, chlorure de soldium, carbone, matières minérales ou eau.
Elles proviennent de multiples sources locales ou très éloignées, comme les véhicules (surtout au diesel), les industries, le chauffage au bois, l'érosion des chaussées ou l'agriculture (engrais et élevage).
L'étude de l'INVS s'est concentrée sur la mortalité liée aux particules à tous âges et sur la population de plus de 65 ans; elle laisse volontairement de côté les très jeunes, compte tenu de leur faible taux de mortalité.
"D'autres études ont cependant montré les effets de la pollution atmosphérique sur la mortalité post-natale, sur la santé respiratoire des enfants et sur la santé du foetus", indique Mme Lefranc.
"Que la pollution aux particules soit liée à la mortalité n'est pas un scoop; ce qui est innovant c'est la quantification précise de leurs effets" souligne-t-elle. "Et on montre aussi que la fraction dite grossière de ces particules, d'une taille entre 2,5 et 10 microgrammes, est également liée à la mortalité et devra être prise en compte dans un cadre réglementaire."
Seules les PM10 et PM2,5 sont actuellement soumises à réglementation européenne: depuis 2005, les PM10 ne doivent pas dépasser une valeur limite de 50 mg/m3 plus de 35 jours par an. Pour les PM2,5 - objet d'une directive adoptée en décembre et applicable depuis le 11 juin - l'UE institue une valeur cible de 25 microg/m3 à atteindre d'ici 2010, date à laquelle elle deviendra valeur limite, et ensuite un plafond à 20 microg en 2015.
Selon l'organisme de surveillance de la qualité de l'air francilien Airparif, le dépassement de la valeur limite pour les PM10 a augmenté en 2007 par rapport à 2006 de près de 8%, alors que leur niveau, en baisse depuis dix ans, était stabilisé depuis 2000 (+11% pour les PM2,5).
L’actualité Santé du 19 /06/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Contrefaçon de médicaments: les laboratoires européens appellent à la "tolérance zéro".
Les laboratoires pharmaceutiques européens ont appelé jeudi à la "tolérance zéro" contre la contrefaçon de médicaments et demandé à l'Union Européenne de prendre des mesures fortes, dont l'interdiction du reconditionnement des comprimés.
"Tolérance zéro! C'est en train de prendre des proportions colossales", a martelé Jean-François Dehecq, président de Sanofi-Aventis et vice-président de l'Efpia (European federation of pharmaceutical industries and associations), au cours d'une conférence de presse organisée à l'occasion de l'assemblée annuelle de la fédération.
M. Dehecq a rappelé que la contrefaçon de médicaments dans le monde représentait un chiffre d'affaires de 4,5 milliards d'euros, soit "10% des médicaments qui circulent" sur la planète.
"4,081 milliards de boîtes de médicaments contrefaits ont été saisies aux frontières de l'Europe en 2007", a-t-il ajouté, soulignant "l'urgence" de la situation.
En premier lieu, les laboratoires demandent à l'Union d'interdire le reconditionnement des médicaments, qui est "une voie royale pour écouler les produits contrefaits", selon M. Dehecq.
Le système d'"importation parallèle" d'un médicament dans l'Union, qui consiste à importer puis distribuer le médicament d'un État membre dans un autre, pour profiter des différences de prix fixés nationalement, est autorisé et peut passer par un reconditionnement du comprimé.
Par ailleurs, "il faut améliorer l'efficacité des enquêtes de police" et mettre en place un "arsenal pénal qui vaille la peine", a poursuivi M. Dehecq, selon qui l'actuel est "complètement suranné".
"Dans la majorité des pays, il n'est pas plus grave de copier un médicament qu'un T-shirt", a-t-il dénoncé, soulignant toutefois que la loi adoptée fin 2007 en France, qui renforce l'arsenal juridique contre la contrefaçon, notamment de médicaments, lui "paraissait être une vraie mesure".
L'Efpia prévoit de tester dès 2009 en Allemagne, avant de l'étendre au reste de l'Europe, un système de vignette unique par boîte permettant de vérifier la provenance des médicaments, baptisé "Data matrix".
"Les contrefacteurs auront plus de boulot. C'est pratiquement un système qui bloquera la contrefaçon", a assuré M. Dehecq.
L’actualité Santé du 19 /06/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Dystrophie musculaire: identification des facteurs de risque de mort subite.
Les adultes atteints de dystrophie musculaire, maladie génétique caractérisée par une dégénérescence progressive des muscles volontaires, ayant des anomalies de leur électrocardiogramme, ont 3,5 fois plus de risque de mort subite, selon une étude publiée mercredi.
"Les patients souffrant de dystrophie musculaire avec des anomalies significatives dans leur électrocardiogramme ont 3,5 fois plus de risques de décéder subitement" que ceux ne présentant pas ces caractéristiques, explique le Dr William Groh, professeur de médecine à l'Université d'Indiana (nord), principal auteur de ces travaux.
Pour "ceux souffrant d'arythmie auriculaire, ce risque est multiplié par cinq", précise-t-il dans un communiqué.
Cette recherche a été menée durant dix ans dans 23 centres hospitaliers aux Etats-Unis sur les dossiers médicaux de 406 adultes atteints de dystrophie myotonique, forme la plus fréquente de cette maladie génétique héréditaire.
Pendant cette période, 20% des malades enrôlés pour l'étude sont décédés, dont un tiers subitement, probablement en raison d'arythmie cardiaque, précise le Dr Groh dont les travaux paraissent dans le New England Journal of Medicine daté du 19 juin.
"Cette étude a permis d'identifier les facteurs prédisant un risque élevé de mort subite chez les patients souffrant de dystrophie myotonique", ajoute-t-il.
Selon lui, les médecins disposent désormais d'un outil d'évaluation des facteurs de risque chez les patients atteints de cette maladie. Ces derniers auront ainsi de meilleures chances d'éviter des morts soudaines grâce à des examens électrophysiologiques, telle l'utilisation de cathéters dans le coeur, ou par l'implantation chirurgicale d'un défibrillateur cardiaque.
Le Dr Groh note également que cette étude a permis de découvrir que les pacemakers communément utilisés pour traiter certaines formes d'arythmie n'empêchaient pas les patients atteints de dystrophie myotonique de décéder subitement.
La dystrophie myotonique touche approximativement une personne sur 8.000 aux Etats-Unis.
Très souvent, le muscle cardiaque des personnes souffrant de cette maladie présente des anomalies.
L’actualité Santé du 19 /06/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Tous les gènes de prédisposition à la sclérose en plaques bientôt identifiés.
La totalité des gènes impliqués dans la sclérose en plaques, une maladie neurologique qui affecte quelque 80.000 personnes en France, devraient être connus d'ici un an, selon des chercheurs français.
La sclérose en plaques (SEP), a rappelé devant la presse le Pr Catherine Lubetski, neurologue à la Pitié-Salpêtrière et chercheur à l'institut français Inserm, est une affection du système nerveux central (cerveau et moelle épinière) dont les symptômes varient en fonction de la localisation du trouble. Elle consiste en une inflammation et une dégradation de la gaine de myéline qui protège les fibres, ce qui ralentit la vitesse de conduction de l'influx nerveux.
Plusieurs facteurs génétiques ont été déjà identifiés -dont l'un (HLA) situé sur le chromosome 6, qui multiplie par 4 le risque d'avoir la maladie-, et récemment, après trente ans sans découverte, deux autres gènes de prédisposition.
"Dans un an, on aura la liste des gènes impliqués", selon le Pr Bertrand Fontaine, neurologue et directeur à l'Inserm.
Un consortium international s'est formé, qui a rassemblé les données sur 10.000 patients. Il vient déjà de valider les données déjà établies sur les trois gènes, selon un article de la revue médicale Lancet Neurology, et poursuit l'identification des autres gènes de prédisposition.
L’actualité Santé du 19 /06/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Les eurodéputés refusent de manger des poulets chlorés américains.
Les eurodéputés ont exprimé à leur tour jeudi, après les experts vétérinaires de 26 pays européens sur 27, leur refus de lever l'interdiction d'importer dans l'Union européenne des poulets chlorés américains, comme le propose la Commission.
"Une telle proposition ne correspond pas aux exigences des citoyens européens en matière de sécurité et d'hygiène alimentaires", souligne le Parlement européen dans une résolution non contraignante adoptée jeudi à une large majorité.
Elle risque de "saper la confiance, encore fragile, des consommateurs européens", soulignent les députés.
Le 3 juin, les experts vétérinaires de 26 pays européens ont émis un avis défavorable à l'importation dans l'UE de poulets américains désinfectés dans une solution chlorée, interdits depuis plus de dix ans. Le représentant du Royaume-Uni s'était abstenu.
Lors du débat mardi au Parlement, la Commissaire à la Santé Androula Vassiliou avait une nouvelle fois défendu son projet, soulignant que l'opinion des experts consultés par Bruxelles "nous permet de le faire" en imposant des "conditions strictes", par exemple sur la teneur en chlore des solutions utilisées.
Si "la Commission maintient sa proposition en dépit de l'opposition des Etats membres", c'est notamment pour que la demande des Etats-Unis "ne reste pas sans réponse", avait-elle souligné. Avant de reconnaître implicitement qu'il était peu probable que les Etats membres changent d'avis.
















