dimanche 8 juin 2008
L’actualité Santé du 08 /06/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Le congé de soutien familial, une "goutte d'eau" pour les aidants familiaux.
Le congé de soutien familial (CSF) dont peuvent bénéficier depuis 2007 les personnes qui s'occupent d'un proche dépendant n'est qu'une "goutte d'eau dans la mer" de leur épuisement, besoins et frustrations, selon l'association des aidants familiaux réunie pour la 1ere fois en congrès.
Ce congé, lancé lors de la Conférence de la Famille 2006 et mis en place en avril 2007, est d'une durée de trois mois, renouvelable dans la limite d'un an et permet à des salariés, justifiant d'au moins deux ans d'ancienneté dans une entreprise, de s'occuper d'un malade d'Alzheimer, d'un accidenté ou d'une personne âgée dépendante.
Il n'est ni indemnisé ni rémunéré, mais ouvre des droits à la retraite et maintient la couverture maladie. Le bénéficiaire d'un CSF peut être salarié par la personne aidée lorsque celle-ci perçoit l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) ou la prestation de compensation du handicap (PCH).
En 2007, le CSF a été "très peu" utilisé, d'après la Caisse nationale d'allocations familiales (Cnaf). Et pour la présidente de l'association des aidants familiaux, Huguette Branche, "ce qui est prévu actuellement pour les aidants, comme le congé de soutien familial, est une goutte d'eau dans la mer".
"Leur statut n'est toujours pas reconnu, ils n'ont pas de salaire", a-t-elle regretté alors que la rémunération du CSF était une des promesse de campagne de Nicolas Sarkozy.
Selon elle, ils "contribuent à éviter des hospitalisations et des placements en établissement" qui "coûtent cher", dans un contexte de pénurie de personnels dans les métiers prennant en charge les personnes âgées et les handicapés.
Les aidants familiaux sont, pour moitié d'entre eux, le conjoint de la personne dépendante et pour un tiers leur enfant, d'après l'Unaf.
"Les espoirs qu'avait suscité le congé de soutien familial ont été déçus car personne ne rentre jamais dans la bonne case pour l'obtenir, cela manque de souplesse", a expliqué Caroline Laporthe, de l'association Aidants.
"C'est pourtant une bonne mesure, la première vraie mesure pour les aidants familiaux", a-t-elle précisé tout en soulignant qu'il fallait développer d'autres initiatives pour ces populations.
Pour Françoise Robichon qui a "gardé" son fils autiste de 26 ans pendant "sept ans d'affilée, 24 heures sur 24 et 365 jours par an" avant de lui trouver "enfin" une place en foyer d'accueil en mai, le congé de soutien familial "pourrait marcher pour les personnes âgées", mais il est "totalement inadapté" aux jeunes handicapés.
"Trois mois ou un an, ça ne sert à rien!", peste-t-elle, "parce que nos enfants, c'est pendant des années et des années qu'il faut qu'on s'en occupe".
En tant qu'aidante, Françoise reconnaît les difficultés à s'occuper seule de son enfant. "Au début, ça allait bien et puis, vers la fin, je n'en pouvais plus, j'étais extrêmement fatiguée, je me disais +c'est lui ou moi+, il me fallait du repos", dit-elle, l'air un peu coupable mais soulagé.
Aussi, qu'ils prennent ou pas un congé de soutien familial, "certains aidants familiaux pensent qu'ils n'ont pas besoin de répit alors que c'est tout le contraire", explique Michèle Guimelchain-Bonnet, psychologue du "café des aidants", un "lieu de partage d'expériences et de conseils entre aidants familiaux".
Selon elle, "le risque, c'est que l'isolement et l'épuisement physique et moral total qu'ils atteignent parfois, les pousse à avoir des comportements de maltraitance" avec leurs proches.
L’actualité Santé du 08 /06/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Médicaments en accès direct: décret publié fin juin, selon l'Afssaps.
Le décret sur les médicaments vendus en accès direct dans les pharmacies devrait "normalement" paraître au Journal officiel le 28 juin, suivi dans les deux ou trois jours de la publication de la liste de ces médicaments, a-t-on appris jeudi auprès de l'agence du médicament.
Anne Castot, responsable du Service de l'évaluation et de la surveillance du risque et de l'information de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), a confirmé une information publiée dans le Quotidien du pharmacien.
"A partir du moment où le décret sort au Journal officiel, la mesure sera rapidement en place", a souligné Mme Castot, précisant que la liste des médicaments concernés, notamment des antalgiques, serait publiée sur le site de l'Afssaps.
L'Agence mettra des outils d'information à disposition des pharmaciens, "pour que leur conseil soit le plus adapté possible", et des consommateurs.
Ces derniers disposeront d'un document rappelant "les sept règles d'or" en ce qui concerne une "auto-médication responsable", a précisé Mme Castot: nécessité du conseil du pharmacien, lecture de la notice, signalement des autres traitements qu'on prend... Il y aura aussi des fiches concernant les pathologies courantes, telles que douleurs, herpès, rhume.
"Cette mesure ne peut marcher que si elle est accompagnée du conseil officinal", a insisté Mme Castot. "C'est le début de l'histoire, c'est la première fois qu'on dit +vous êtes responsable de votre santé+, mais quand vous payez votre boîte, il est indispensable que le pharmacien donne des conseils".
"L'automédication ne peut pas se concevoir autrement", a-t-elle encore insisté, parce que même si le risque est faible, "il n'y a pas de médicament qui soit sans risque".
Le gouvernement a annoncé en mars la prochaine vente de quelque 200 médicaments en libre-service dans les pharmacies, afin notamment de faire jouer le jeu de la concurrence. Le groupe Leclerc, estimant que les médicaments non remboursables seraient 25% moins chers si le marché était ouvert à la grande distribution, avait alors lancé une campagne de publicité en ce sens. Carrefour s'y est également dit favorable.
vendredi 6 juin 2008
L’actualité Santé du 06 /06/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Hôpitaux: un rapport propose de reconnaître la pénibilité du travail aux urgences.
Un rapport sur les urgences hospitalières remis jeudi au gouvernement propose de mieux reconnaître la pénibilité du travail des médecins et d'accroître le nombre de places disponibles dans d'autres services pour écourter le séjour des malades aux urgences.
Ce rapport d'un médecin hospitalier, le professeur Pierre Coriat a été remis à la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, qui va désormais en "étudier les propositions", écrit le ministère dans un communiqué.
Le ministère rappelle que ce document est consacré au futur Conseil national de l'urgence et de la permanence des soins qui doit notamment permettre de "faire reconnaître" les "contraintes des professionnels de santé dans la prise en charge des urgences".
Selon le rapport, "la recherche d'un lit d'hospitalisation pour un patient devant être admis relève trop souvent d'un véritable +parcours du combattant+. Ces patients peuvent rester plusieurs heures voire plusieurs jours dans un service d'urgence avec comme corollaire (...) des temps d'attente incompatibles avec une prise en charge de qualité", ajoute-t-il.
Pour éviter cette situation, "l'ensemble des établissements doit (...) proposer des lits d'aval (dans d'autres services répondant aux besoins du patient après son passage aux urgences, ndlr) adaptés et en nombre suffisant".
Quant à la pénibilité du travail, le rapport rappelle "la triple contrainte au temps caractérisée par la durée (55 heures hebdomadaires en moyenne, faute d'effectifs partout suffisants); les alternances jour-nuit (et) la répartition sur les temps de repos traditionnels des fins de semaines et jours fériés".
"Peu de professionnels du domaine de la santé sont concernés par cette triple contrainte", souligne-t-il, proposant "un niveau de rémunération qui (en) tienne compte".
Une jeune femme à l’allure bourgeoise entre dans une banque à Paris et demande à rencontrer le directeur ou un agent de prêt. Elle explique qu'elle se rend aux Etats Unis deux semaines pour affaires et a besoin d'emprunter 5.000 Euros.
L'agent dit que la banque aurait besoin d'une garantie pour le prêt, alors la femme tend les clés d'une Rolls Royce toute neuve. La voiture est garée devant la banque, la femme a les papiers, les titres et tout est en règle.
La banque accepte de prendre la voiture en gage pour le prêt, lui donne cache les 5000 Euros, la jeune femme prend l'argent et s'en va, satisfaite.
Le directeur de la banque et ses agents se paient une bonne rigolade envers la femme pour avoir laissé une Rolls de 350.000 Euros en gage pour 5.000. Un employé de la banque se charge alors d'aller garer la voiture dans le garage souterrain de la banque.
Deux semaines plus tard, la femme revient, rend les 5.000 Euros et les intérêts, qui se montent à 35 Euros et 41 centimes.
L'agent de prêt dit :
“Madame, nous sommes très heureux d'avoir fait affaire avec vous, et cette transaction s'est fort bien passée, mais nous sommes un peu perplexes. Pendant votre absence, nous avons procédé à des vérifications à votre sujet et nous avons découvert que vous étiez multimillionnaire. Ce qui nous trouble c'est, pourquoi vous dérangeriez-vous pour emprunter 5.000 Euros ?”
La jeune femme répond :
“A quel autre endroit à Paris puis-je garer ma voiture deux semaines pour 35 Euros et 41 centimes et m'attendre à la retrouver là, en très bonne état, à mon retour, cher Monsieur ?”
L’actualité Santé du 06 /06/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Téléphone portable, maladie rare et canettes au menu du Parlement des enfants.
Trois propositions de loi, sur l'interdiction de vente de téléphones portables aux très jeunes enfants, sur les maladies rares et la pollution due aux canettes en outre-mer, ont été retenues pour être discutées lors du 14ème Parlement des enfants, samedi à l'Assemblée.
La première proposition, présentée par une classe de Dijon, vise à interdire la vente de téléphones portables simplifiés destinés aux enfants de 4 à 10 ans et à informer les consommateurs des risques liés à l'utilisation de portables par les plus jeunes.
La deuxième proposition, écrite par des élèves de Toulon, vise à garantir l'accès aux soins aux personnes atteintes de maladies rares.
La troisième, présentée par une classe de Mayotte, entend lutter contre la pollution due aux canettes en aluminium en outre-mer, en rendant leur consigne obligatoire.
Les trois textes seront discutés puis soumis au vote des 577 enfants, un par circonscription législative, qui siègeront samedi dans l'hémicycle du Palais-Bourbon sous la présidence du président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer.
Un texte voté peut ensuite connaître un parcours parlementaire classique pour devenir une vraie loi. Quatre textes, depuis le premier Parlement des enfants en 1994, sont ainsi devenus des lois.
A l'occasion de la présidence française de l'Union européenne, le 1er juillet, le bureau de l'Assemblée a cette année invité un élève de chacun des 26 pays membres de l'UE.
La prudence est de mise, selon les experts, quant à l'utilisation de téléphones portables par les jeunes enfants.
Dans un avis rendu en juin 2005, l'Agence française de sécurité environnementale avait déconseillé l'utilisation du téléphone mobile pour les jeunes enfants compte tenu "de la persistance d'un doute sérieux quant à la possibilité d'effets sanitaires".
Dans un rapport publié par l'Afsset, les experts soulignaient, comme l'avait fait un an plus tôt l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), la nécessité de faire des études portant sur une éventuelle "susceptibilité particulière des enfants à l'exposition aux radio-fréquences".
A l'issue d'une réunion consacrée aux effets de ces ondes électromagnétiques sur les enfants tenue à Istanbul en juin 2004, l'OMS avait jugé "hautement prioritaire" la réalisation d'études sur le risque de cancer du cerveau lié à l'usage du téléphone mobiles par les enfants "compte tenu de leur potentielle vulnérabilité biologique".
jeudi 5 juin 2008
L’actualité Santé du 05 /06/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Médecins: les dépassements d'honoraires sont de plus en plus critiqués.
Les dépassements d'honoraires pratiqués par certains médecins sont de plus en plus critiqués, les usagers pressant le gouvernement de passer à l'acte pour limiter les abus, tandis que l'assurance maladie préconise une "réforme structurelle" des tarifs.
Gouvernement, mutuelles, associations d'usagers: les dépassements, en hausse constante, attirent des critiques de toutes parts, mettant sur la défensive le premier syndicat de médecins libéraux, la CSMF, qui a regretté des prises de position "parfois très démagogiques".
Selon un rapport publié en 2007 par l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), les dépassements ont fortement augmenté lors des dix dernières années, représentant 2 milliards d'euros sur 19 mds d'honoraires en 2005, et posant un problème d'accès aux soins, les complémentaires santé n'en prenant en charge qu'un tiers.
Entre 2004 et 2006, ils ont augmenté de 3,4% par an, après une hausse de 9,5% par an entre 2000 et 2004, a indiqué jeudi l'assurance maladie.
La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a plusieurs fois affirmé avoir comme "priorité" de maîtriser ces dépassements. La semaine dernière, elle a particulièrement visé les cliniques "en situation de monopole local". Un projet de décret prévoit par ailleurs un devis des médecins pour tout acte de plus de 80 euros.
Mais un collectif d'associations, le CISS, a demandé mercredi au gouvernement de passer aux actes, en plafonnant le montant des dépassements.
Le collectif, auquel participe notamment l'Union nationale des associations familiales (Unaf), montre du doigt les abus, recensés en interrogeant des caisses locales de la Sécurité sociale.
Les chiffres récoltés montrent que les médecins de secteur 1 (75% des effectifs), autorisés seulement exceptionnellement à effectuer des dépassements, "sont malgré tout nombreux à en user".
En secteur 2, où les médecins peuvent pratiquer des dépassements avec "tact et mesure", les dépassements atteignent des "montants prohibitifs", dénonce le CISS, prenant pour exemple le Val-de-Marne, où "la moyenne des dépassements des gynécologues-obstétriciens atteint 40 euros par acte".
Les associations reprochent à l'assurance maladie de ne pas sanctionner les abus avérés, mais son directeur, Frédéric van Roekeghem, a déclaré jeudi à la presse que la Sécurité sociale saisissait depuis 2006 les conseils régionaux de l'Ordre des médecins, en cas d'abus "notoires".
Insistant sur l'évolution "contrastée" des dépassements (qui ont reculé en 2006 pour les généralistes), M. van Roekeghem a concédé que "le taux de dépassement des spécialistes de secteur 2 qui était de 25% en 1985, est aujourd'hui de 50%".
Il a plaidé pour une "réponse structurelle" à cette hausse, notamment par une relance des négociations avec les complémentaires santé et les médecins sur l'ouverture d'un "secteur optionnel", en plus des secteurs 1 et 2, qui autoriserait des dépassements limités et remboursés par les complémentaires.
Le principal syndicat de médecins libéraux, la CSMF, demandeur de ce nouveau secteur, estime que les abus sont "très exceptionnels".
MG-France, premier chez les généralistes, plaide en faveur de nouveaux modes de rémunération, avec notamment des forfaits et plus seulement un paiement à l'acte.
Le secteur 2 avait été ouvert aux médecins en 1980 avant d'être fermé dix ans plus tard. Les médecins ayant choisi ce statut ont pu le conserver. Certains praticiens, comme les anciens chefs de clinique y ont encore accès.
Par Alexandre Neves Dias.
Google Maps obligé de retirer les photos d'une ville privée.
Google Maps a été contraint de retirer les prises de vue de la ville américaine de North Oaks. C’est la première fois qu’une ville entière souhaite être retirée du logiciel.
Tout est privé de la rue aux tables de jardin
Les 4500 habitants de North Oaks ont demandé le retrait des vues de leurs maisons, bâtiments et rues du service Street View de Google Maps. Cependant, il faut tout de même savoir que la ville de North Oaks est une ville privée. De la rue aux jardins, tout appartient aux riverains. Google affirme avoir exécuté le retrait après avoir reçu la demande au mois de janvier.
Déjà en avril dernier un couple de la ville de Puttsburgh a poursuivi Google pour avoir mis en ligne des photos de sa rue privée et sa maison. N’importe qui peut faire retirer sa maison ou autre bâtiment des vues aériennes (ou bien celles du service Street View). Il suffit pour cela d’en faire la demande à Google Maps.
Pour rappel Street View est un service de Google permettant de visiter les rues de certaines villes depuis son ordinateur, comme si l’on était en voiture. La société américaine a d’ailleurs commencé depuis quelque temps à flouter les visages des passants, surement à but d’éviter de futurs procès.
Par Nicolas Aguila
La taxe Internet se précise
La disparition de la publicité sur les chaînes publiques françaises continue de faire débat, alors que Jean-François Copé a créé une commission pour trouver un nouveau mode de financement.
Ainsi, il propose dans son rapport une taxe sur les fournisseurs d’accès à Internet afin de financer le service public, conformément à ce qui a été évoqué lors des débats au mois de mai.
Une taxe sans conséquence pour l’abonné ?
La taxe sur Internet est donc la proposition que Jean-François Copé veut présenter à l’État,. Au micro de France Info, il justifie une taxe sur les opérateurs par le fait que ces acteurs ont un « poids considérable » sur le marché. « Pourquoi ne pas imaginer qu’alors ils puissent payer une petite taxe qui ne se répercutera jamais sur les consommateurs ? » En effet, il estime que la concurrence rude dans ce secteur poussera les fournisseurs d’accès à ne pas augmenter leurs prix.
Cette décision fait notamment suite à une déclaration de Nicolas Sarkozy, qui s’était affirmé contre l’augmentation de la redevance télévisuelle, poussant automatiquement la solution vers une taxe. Cette taxe ne devrait donc pas se répercuter directement sur les utilisateurs, mais cette décision appartient uniquement aux fournisseurs d’accès, qui vont bien devoir gagner d’un côté ce qu’ils pourraient perdre de l’autre...
L’actualité Santé du 05 /06/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Tabac : quand on sait, c'est plus facile d'arrêter.
L’INPES se mobilise et lance une nouvelle campagne d’information sur le sevrage tabagique avec cette signature « tabac : quand on sait, c’est plus facile d’arrêter ».
La campagne apporte des informations nouvelles et objectives sur le processus de sevrage, notamment en le dédramatisant, afin d’inciter à l’arrêt du tabac. Pour motiver les fumeurs, les messages délivrés démontrent que si l’abandon du tabac comporte des difficultés, il n’est pas insurmontable si l’on est bien préparé.
La campagne grand public est déclinée en annonces presse, spots radio, et affichage.
La campagne veut aussi promouvoir Tabac Info Service, ce dispositif d’information où des conseillers et tabacologues répondent aux questions des appelants qui veulent arrêter de fumer, les conseillent et leur fournit toute la documentation dont ils peuvent avoir besoin.
Et pour les professionnels de santé, 3 supports pédagogiques complètent la campagne de communication : une nouvelle version du guide pratique « j’arrête de fumer », des affiches de promotion de la démarche d’arrêt et de Tabac Info Service, ainsi qu’un nouveau dépliant de promotion de tabac Info Service, tous trois téléchargeables sur le site de l'INPES.
Rappelons, que le tabac tue 66.000 personnes chaque année en France.
L’actualité Santé du 05 /06/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Capital souffle : une nouvelle campagne de mobilisation
« Et vous, où en êtes vous avec votre souffle ? » est le slogan de la nouvelle campagne lancée par le Comité Capital Souffle. Ce comité regroupe, entre autres, la Fédération Française de Pneumologie, l’association Asthme et Allergies, l’Association BPCO et le Comité National contre les Maladies Respiratoires.
Cette année encore, les associations de patients, de professionnels de santé, avec le soutien de la Direction Générale de la Santé, en partenariat avec GlaxoSmithKline, se mobilisent pour développer la mesure du souffle, et ce afin de répondre à la nécessité d’une détection précoce des maladies respiratoires chroniques obstructives.
Son objectif, cette année, est de généraliser la mesure du souffle chez le médecin traitant comme on mesure la tension artérielle.
Ce programme s’inscrit dans le cadre du plan national stratégique de la Loi relative à la politique de santé publique du 9 Août 2004 pour l’amélioration de la « qualité de vie des personnes atteintes de maladies chroniques 2007-2011 », actuellement en cours de mise en œuvre qui concerne l’ensemble des maladies chroniques, notamment l’asthme et la BPCO.
Rappelons qu’1 asthme sur 2, 2 BPCO sur 3 sont non diagnostiqués ou le sont tardivement. La BPCO tue chaque année, en France, près de 16 000 personnes, et l’asthme près de 1100 personnes.
Vous trouverez toutes les informations sur ce programme ainsi que des questionnaires de dépistage sur le site capitalsouffle.fr
mercredi 4 juin 2008
L’actualité Santé du 04 /06/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Secret médical : parfois des exceptions ?
Faut-il annoncer à un patient que son conjoint est séropositif au VIH ? Cette question, soulevée par le sondage de la semaine, a posé un problème d'éthique : le secret médical doit-il être respecté dans ce cas ?
55% de participants ne dévoileraient rien de la maladie d'un de leur patient au conjoint de ce dernier, s'ils se trouvaient dans cette situation. Ces derniers sont en accord avec la Loi.
Le code pénal est en effet clair à ce sujet. Selon l'article 226-13, "La révélation d'une information à caractère secret par une personne qui en est dépositaire soit par son état ou sa profession, soit en raison d'une fonction ou d'une mission temporaire, est punie d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende"
Le texte s'applique tant pour les médecins que les internes, les externes, les étudiants en médecine, les psychologues, les infirmiers, les aides-soignants...Le code de déontologie médicale dispose également deux articles dans ce sens, précisant notamment que "le secret couvre tout ce qui est venu, à la connaissance du médecin dans l'exercice de sa profession, c'est-à-dire non seulement ce qui lui a été confié, mais aussi ce qu'il a vu, entendu ou compris".
Jean Vilanova, professeur de droit et expert auprès du Conseil de l'Europe, est revenu sur le thème du secret professionnel lors de nos émissions réalisées en partenariat avec La Médicale de France. Il énonce les risques encourus par les professionnels qui entraveraient la loi.
L’actualité Santé du 04 /06/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Projets européens: médecins et pharmaciens refusent une santé "marchandise".
Médecins et pharmaciens français se mobilisent contre des projets de la Commission européenne qui risquent, selon eux, de transformer en "marchandises" des services de santé "de proximité".
Moins d'un mois avant que la France assume la présidence tournante de l'Union européenne, l'Ordre des médecins et des principaux syndicats de praticiens, dans une prise de position commune inédite, ont demandé mardi au gouvernement de "protéger des appétits financiers" le secteur de la santé, menacé selon eux par un "diktat de la Commission".
Les médecins font notamment allusion aux demandes de Bruxelles visant à ouvrir davantage le capital des laboratoires d'analyses français à des non professionnels, dont la part est actuellement limitée à 25% du total. La Commission souhaiterait aussi modifier l'actionnariat des pharmacies, déclenchant des réactions de défense des pharmaciens dans les médias.
La France, qui compte quelque 23.000 pharmacies implantées un peu partout sur son territoire, interdit jusqu'à présent qu'un même titulaire puisse posséder plus d'une officine et exige que le propriétaire soit un pharmacien, deux conditions qui empêchent les groupes de distribution de pénétrer sur le marché de la distribution de médicaments.
Selon le président du principal syndicat de médecins libéraux, la CSMF, Michel Chassang, les projets de la Commission ne sont qu'un début : "On va commencer par les labos et les pharmacies, puis aller vers les centres de radiologie ou les centres de réadaptation et, progressivement, vers les cabinets médicaux de groupe".
"C'est ce qui s'est fait dans tous les services et, aujourd'hui, il ne reste plus aucun service dans les campagnes, pas même la Poste. Tout ceci va complètement à l'encontre de l'aménagement du territoire et de la volonté du gouvernement de maintenir des services de santé de proximité", a-t-il déclaré.
L'Ordre et les syndicats de médecins demandent "au gouvernement et au Parlement de maintenir la réglementation qui, jusqu'à présent, a garanti la qualité des soins et l'indépendance professionnelle".
"La santé ne doit pas devenir une marchandise livrée aux spéculations financières avec des processus de concentration et une recherche de rentabilité immédiate", mettent-ils en garde.
Selon l'Ordre, le gouvernement en est "parfaitement conscient, compte tenu des expériences dans l'hospitalisation privée, des risques de financiarisation".
La part croissante des fonds de pension, tel Blackstone, dans le capital des cliniques françaises avait notamment été soulignée en avril dans un rapport remis au gouvernement par l'ancien ministre du Travail Gérard Larcher.
M. Larcher avait souhaité que "les règles éthiques et déontologiques soient bien observées, que ce ne soit pas simplement la rentabilité financière" qui prédomine.
Pour M. Chassang, c'est parfois déjà le cas: "certaines cliniques exigent, par exemple, qu'on pose une prothèse de hanche meilleur marché, même si ce matériel n'est pas le meilleur".
Chez les pharmaciens, Ordre et syndicats sont également unis contre ce type de risque, alors qu'Alliance Boots, racheté en 2007 par le fonds d'investissement américain KKR, aurait selon eux fait connaître en début d'année son souhait de pouvoir acheter 1.200 pharmacies en France.
Le ministère de la Santé n'a pas fait de déclarations.
En avril, il avait indiqué avoir demandé à la Commission un délai supplémentaire pour "finaliser avec les professionnels la réforme déjà en cours", en affirmant qu'elle ne concernait "que les laboratoires".
L’actualité Santé du 04 /06/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
L'Acomplia, anti-obésité de Sanofi-Aventis, serait lié à 5 décès au Royaume-Uni.
L'Acomplia (rimonabant), le médicament anti-obésité du groupe pharmaceutique Sanofi-Aventis, a été lié à cinq décès depuis son lancement au Royaume-Uni en 2006, selon des données diffusées mardi par l'Agence britannique des médicaments.
Selon un document publié sur le site internet de la Medicines and Healthcare products Regulatory Agency (MHRA), le médicament a été mentionné à 720 reprises dans des cas d'effets indésirables, et cinq fois dans des cas de décès (dont un suicide).
Joint à Paris, un porte-parole de Sanofi-Aventis a souligné qu'"aucun lien de causalité ne peut être établi avec certitude, comme cela est classiquement le cas dans ce type de rapport".
"Parmi les cinq décès évoqués, trois patients dont on sait qu'ils présentaient un certain nombre de risques cardio-vasculaires liés à l'obésité sont morts de causes cardio-vasculaires, et un patient est décédé d'une cause infectieuse", a-t-il affirmé.
Le rimonabant, découvert dans les années 1990, est présenté comme capable de traiter le surpoids et les désordres cardio-métaboliques qui lui sont associés, mais des incertitudes pèsent sur les espoirs du groupe d'en faire un médicament vedette.
L'Union européenne a autorisé sa commercialisation en juin 2006, sous la marque Acomplia, pour le traitement de certains types d'obésité. Aux Etats-Unis toutefois, un marché crucial, des experts sanitaires ont rejeté l'année dernière la demande de son homologation, jugeant que le produit pouvait entraîner une augmentation des pensées suicidaires, même chez les patients sans antécédents de dépression.
L’actualité Santé du 04 /06/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
A "Oaksterdam", les étudiants cultivent le cannabis malgré la loi fédérale.
Les étudiants d'une école privée d'Oakland, près de San Francisco, apprennent à faire pousser et à préparer le cannabis pour l'administrer à des fins médicales, même si les autorités fédérales continuent leur répression dans un Etat ouvert à ce genre de pratiques.
Le but de l'université d'"Oaksterdam" - comme l'ont surnommé les locaux, en référence à l'approche libérale de la ville d'Amsterdam vis-à-vis de cette drogue - est d'éduquer les personnes aux bénéfices du cannabis et d'encourager les diplômés à ouvrir leurs propres dispensaires en Californie.
Dans cet Etat, comme dans 11 autres Etats américains, la loi autorise l'utilisation du cannabis à des fins médicales, mais la législation fédérale interdit toute possession de cannabis.
L'école d'Oakland, qui a repris un modèle existant à Amsterdam, a ouvert en novembre et a récemment commencé à proposer des cours à Los Angeles.
Jusqu'ici 200 étudiants ont reçu un diplôme et plus de 500 personnes se sont inscrites.
Les thèmes étudiés vont de l'histoire du cannabis, aux politiques vis-à-vis de cette substance à l'horticulture. Les cursus incluent aussi des jeux de rôle pour savoir comment se comporter si l'on est arrêté par un policier et des méthodes pour prendre soin des plants, faire sécher les feuilles et réduire l'odeur qu'elles dégagent.
Christie, 56 ans, qui travaille pour des sites internet en "freelance", préfère ne pas révéler son nom de famille mais explique être venue dans cette école pour connaître les lois entourant le cannabis, sujettes à des évolutions régulières.
L'automne dernier par exemple, l'agence fédérale antidrogue (Drug enforcement administration, DEA) a envoyé des lettres à ces dispensaires pour leur demander de fermer leurs portes, faute de quoi ils s'exposeraient à des amendes.
"Une intervention fédérale fait un peu peur, donc je voulais vraiment comprendre tous les aspects légaux de la question", raconte Christie.
Souffrant de dépression, elle a pris du Prozac pendant des années, mais elle souffrait d'effets secondaires.
Son fils lui a alors proposé de prendre du cannabis et elle dit que cela lui a fait beaucoup de bien. "Je me sens plus joyeuse et je peux finalement mieux dormir", dit-elle, en soulignant ne plus prendre d'antidépresseurs.
Les responsables d'"Oaksterdam" mettent en avant les effets antidouleurs auprès de personnes souffrant notamment de cancers, de sclérose en plaques et du HIV/sida.
Ils avancent aussi que la légalisation de cette drogue a permis d'augmenter les revenus de l'Etat via les taxes.
"Le gouvernement dépense des sommes astronomiques pour faire appliquer les lois antidrogues et mettre les gens en prison", déplore Danielle Schumacher, responsable de l'école d'Oakland. "Quand l'agence DEA fait des descentes dans les dispensaires et saisit des biens, ils s'en prennent en réalité aux revenus de l'Etat de Californie", poursuit-elle.
Sans surprise, la création de cette école spéciale n'a pas été bien accueillie par la DEA, qui estime que c'est une façon d'envoyer un mauvais message et que cela encourage la criminalité.
"Cela renforce une attitude très complaisante de la part du public comme quoi le cannabis est sûr et efficace, alors que ce n'est pas le cas", affirme Michael Chapman, un agent de la DEA travaillant au bureau de San Francisco.
Danielle Schumacher espère elle que l'usage médical augmentera encore.
"Nos élèves utilisent leurs diplômes pour faire du lobbying à différents niveaux du gouvernement", que ce soit en Californie, à Washington ou ailleurs, résume la responsable.
L’actualité Santé du 04 /06/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Poulets chlorés américains: 26 pays européens contre leur retour dans l'UE.
Les experts vétérinaires de 26 pays européens sur 27 ont voté contre toute importation dans l'UE de poulets américains désinfectés dans une solution chlorée, interdits depuis plus de dix ans, ont indiqué mardi des sources européennes.
L'opinion des experts, réunis lundi et mardi à Bruxelles, va être "analysée" par la Commission européenne, a indiqué mardi un porte-parole, très peu prolixe sur la question. Elle devrait être soumise prochainement à un Conseil des ministres de l'Agriculture des 27.
Seul le Royaume-Uni s'est abstenu lundi lors du vote des experts.
Dans une première réaction, le parti des Verts européens a appelé la Commission européenne à "abandonner immédiatement" son projet de réintroduction du poulet américain désinfecté avec des produits chimiques.
"La désinfection au chlore de poulets destinés à la consommation humaine n'est pas acceptable pour l'UE et ne recueillera pas de majorité" parmi les Etats membres et au sein du Parlement européen, a souligné la co-présidente du groupe, l'eurodéputée italienne Monica Frassoni.
"L'Europe doit être ferme face aux demandes de pays souhaitant faire du commerce avec l'UE et qui doivent accepter les normes européennes", a-t-elle insisté.
La Commission a proposé la semaine dernière d'autoriser à nouveau la commercialisation de ces poulets américains, à condition d'être dûment étiquetés pour informer les consommateurs et de répondre à des critères très stricts.
Cette proposition est essentiellement destinée à honorer une promesse faite à Washington en novembre, dans la perspective d'un sommet UE/Etats-Unis prévu le 10 juin en Slovénie.
Au final, la proposition de texte de Bruxelles pourrait ne pas être du goût des Américains en raison de son caractère très contraignant.
Il y a quinze jours, juste avant la présentation du texte par la Commission, 21 des 27 ministres européens de l'Agriculture s'étaient déjà prononcés contre le retour des poulets chlorés américains.
L’actualité Santé du 04 /06/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Effets bénéfiques du vin rouge pour le coeur, même pris en faible quantité.
Un constituant naturel du vin rouge, le resveratrol, semble avoir, pris en faible quantité, des effets bénéfiques pour le coeur similaires à ceux d'un régime alimentaire, selon une étude internationale publiée mercredi dans le PLoS, journal spécialisé sur l'internet.
Plusieurs études sur des souris ont déjà mis en évidence les effets positifs pour certains cancers (prostate notamment) de l'ingestion de resveratrol, mais en quantité équivalant à une bouteille de vin par jour pour un humain.
Or, la consommation de vin ne devrait pas dépasser trois verres par jour pour un homme et deux pour une femme, selon l'Organisation mondiale de la santé. Une consommation excessive est liée à l'augmentation des risques de certains cancers.
Les chercheurs ont glissé dans la nourriture de souris d'âge moyen de faibles doses de resveratrol, que l'on trouve aussi notamment dans le raisin et la grenade. Ils ont constaté que cet agent, dont les effets étaient comparables à une restriction alimentaire (20 à 30% de moins de calories qu'un régime ordinaire), avait une influence sur les leviers génétiques du vieillissement et pourrait conférer une protection spéciale au coeur.
"Le resveratrol est actif à des doses beaucoup plus faibles qu'on le pensait, et son effet ressemble à celui de la restriction calorique au niveau de l'expression génétique", a souligné Tomas Prolla, professeur de génétique à l'université de Madison (Wisconsin, Etats-Unis), et un des responsables de l'étude. Une autre responsable, Jamie Barger, de LifeGen Technologies, une entreprise spécialisée en génétique du vieillissement, a parlé même de similarités remarquables.
Pour les auteurs de l'étude, un verre de vin ou des suppléments alimentaires contenant même de faibles doses de resveratrol semblent donc jouer "un rôle fort dans le freinage du vieillissement cardiaque". Ce qui pourrait expliquer la moindre atteinte aux maladies cardio-vasculaires de populations consommatrices de vin, comme les Français ou les habitants de pays du sud de l'Europe.
Ils notent cependant qu'il faudra d'autres études pour montrer si le resveratrol peut prolonger la vie de façon similaire à la restriction calorique.
L’actualité Santé du 04 /06/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Un vaste laboratoire clandestin de médicaments démantelé près de Lyon.
Un laboratoire clandestin de fabrication de médicaments non autorisés, destinés notamment à des malades atteints d'un cancer, a été démantelé à Messimy (Rhône) à la suite d'une enquête de "plusieurs semaines" qui a mis fin à un trafic d'une ampleur inégalée en France.
"Plusieurs centaines de patients sont concernés par l'activité du laboratoire qui est sans doute le premier de cette ampleur à être démantelé en France", a déclaré à l'AFP le colonel Thierry Bourret, directeur de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP).
Ce dernier n'a toutefois pas été en mesure de donner des précisions sur la dangerosité des produits saisis qui sont des contrefaçons "fabriquées et distribuées sans autorisation légale".
Neuf personnes ont été placées en garde à vue à Messimy, petite commune située à une quinzaine de kilomètres à l'ouest de Lyon où s'est déroulée à partir de 9H30 l'opération de démantèlement, selon une source proche de l'enquête.
Des perquisitions ont été menées tout au long de la journée dans le laboratoire clandestin qui avait été installé au rez-de-chaussée d'une vaste maison d'habitation de deux étages.
Les enquêteurs de l'OCLAESP ont démantelé "l'ensemble de la chaîne" de distribution et de fabrication des médicaments qui "n'avaient aucune autorisation légale".
Présentés sous forme de gélules, de suppositoires ou encore de crèmes, ils étaient conditionnés sur place à partir des matières premières, puis empaquetés avant d'être expédier par la poste, les commandes étant confirmées par fax.
Aidé des sections de recherche (SR) de la gendarmerie de la région Rhône-Alpes, l'OCLAESP a effectué une "enquête de plusieurs semaines" après des plaintes de patients d'une part, de l'Agence française de sécurité sanitaire d'autre part dans toute la France.
Les gendarmes ont agi sur commission rogatoire d'un juge du pôle de santé publique de Marseille.
Outre les médicaments, qui représentent un volume de plusieurs mètres cubes, l'opération de mardi a également permis la découverte de listings et de factures, éléments précieux pour localiser les patients destinataires des produits.
"Nous n'avons pour l'heure qu'une vision parcellaire de l'affaire mais nous pensons que les malades sont des personnes atteintes de maladies graves et de cancer", a souligné le colonel Bourret.
"Nous ignorons également comment les malades ont pu entrer en contact avec le réseau: bouche à oreille, téléphone, internet, l'enquête le dira", a-t-il dit.
Les neuf personnes interpellées, des hommes et des femmes au profil "très discret", sont toutes originaires de la région lyonnaise. L'enquête qui débute aura essentiellement pour but, selon le directeur de l'OCLAESP, "de déterminer les responsabilités de chacun dans l'activité du réseau ainsi que l'ampleur exacte du trafic".















