mercredi 4 juin 2008
L’actualité Santé du 04 /06/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Secret médical : parfois des exceptions ?
Faut-il annoncer à un patient que son conjoint est séropositif au VIH ? Cette question, soulevée par le sondage de la semaine, a posé un problème d'éthique : le secret médical doit-il être respecté dans ce cas ?
55% de participants ne dévoileraient rien de la maladie d'un de leur patient au conjoint de ce dernier, s'ils se trouvaient dans cette situation. Ces derniers sont en accord avec la Loi.
Le code pénal est en effet clair à ce sujet. Selon l'article 226-13, "La révélation d'une information à caractère secret par une personne qui en est dépositaire soit par son état ou sa profession, soit en raison d'une fonction ou d'une mission temporaire, est punie d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende"
Le texte s'applique tant pour les médecins que les internes, les externes, les étudiants en médecine, les psychologues, les infirmiers, les aides-soignants...Le code de déontologie médicale dispose également deux articles dans ce sens, précisant notamment que "le secret couvre tout ce qui est venu, à la connaissance du médecin dans l'exercice de sa profession, c'est-à-dire non seulement ce qui lui a été confié, mais aussi ce qu'il a vu, entendu ou compris".
Jean Vilanova, professeur de droit et expert auprès du Conseil de l'Europe, est revenu sur le thème du secret professionnel lors de nos émissions réalisées en partenariat avec La Médicale de France. Il énonce les risques encourus par les professionnels qui entraveraient la loi.
L’actualité Santé du 04 /06/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Projets européens: médecins et pharmaciens refusent une santé "marchandise".
Médecins et pharmaciens français se mobilisent contre des projets de la Commission européenne qui risquent, selon eux, de transformer en "marchandises" des services de santé "de proximité".
Moins d'un mois avant que la France assume la présidence tournante de l'Union européenne, l'Ordre des médecins et des principaux syndicats de praticiens, dans une prise de position commune inédite, ont demandé mardi au gouvernement de "protéger des appétits financiers" le secteur de la santé, menacé selon eux par un "diktat de la Commission".
Les médecins font notamment allusion aux demandes de Bruxelles visant à ouvrir davantage le capital des laboratoires d'analyses français à des non professionnels, dont la part est actuellement limitée à 25% du total. La Commission souhaiterait aussi modifier l'actionnariat des pharmacies, déclenchant des réactions de défense des pharmaciens dans les médias.
La France, qui compte quelque 23.000 pharmacies implantées un peu partout sur son territoire, interdit jusqu'à présent qu'un même titulaire puisse posséder plus d'une officine et exige que le propriétaire soit un pharmacien, deux conditions qui empêchent les groupes de distribution de pénétrer sur le marché de la distribution de médicaments.
Selon le président du principal syndicat de médecins libéraux, la CSMF, Michel Chassang, les projets de la Commission ne sont qu'un début : "On va commencer par les labos et les pharmacies, puis aller vers les centres de radiologie ou les centres de réadaptation et, progressivement, vers les cabinets médicaux de groupe".
"C'est ce qui s'est fait dans tous les services et, aujourd'hui, il ne reste plus aucun service dans les campagnes, pas même la Poste. Tout ceci va complètement à l'encontre de l'aménagement du territoire et de la volonté du gouvernement de maintenir des services de santé de proximité", a-t-il déclaré.
L'Ordre et les syndicats de médecins demandent "au gouvernement et au Parlement de maintenir la réglementation qui, jusqu'à présent, a garanti la qualité des soins et l'indépendance professionnelle".
"La santé ne doit pas devenir une marchandise livrée aux spéculations financières avec des processus de concentration et une recherche de rentabilité immédiate", mettent-ils en garde.
Selon l'Ordre, le gouvernement en est "parfaitement conscient, compte tenu des expériences dans l'hospitalisation privée, des risques de financiarisation".
La part croissante des fonds de pension, tel Blackstone, dans le capital des cliniques françaises avait notamment été soulignée en avril dans un rapport remis au gouvernement par l'ancien ministre du Travail Gérard Larcher.
M. Larcher avait souhaité que "les règles éthiques et déontologiques soient bien observées, que ce ne soit pas simplement la rentabilité financière" qui prédomine.
Pour M. Chassang, c'est parfois déjà le cas: "certaines cliniques exigent, par exemple, qu'on pose une prothèse de hanche meilleur marché, même si ce matériel n'est pas le meilleur".
Chez les pharmaciens, Ordre et syndicats sont également unis contre ce type de risque, alors qu'Alliance Boots, racheté en 2007 par le fonds d'investissement américain KKR, aurait selon eux fait connaître en début d'année son souhait de pouvoir acheter 1.200 pharmacies en France.
Le ministère de la Santé n'a pas fait de déclarations.
En avril, il avait indiqué avoir demandé à la Commission un délai supplémentaire pour "finaliser avec les professionnels la réforme déjà en cours", en affirmant qu'elle ne concernait "que les laboratoires".
L’actualité Santé du 04 /06/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
L'Acomplia, anti-obésité de Sanofi-Aventis, serait lié à 5 décès au Royaume-Uni.
L'Acomplia (rimonabant), le médicament anti-obésité du groupe pharmaceutique Sanofi-Aventis, a été lié à cinq décès depuis son lancement au Royaume-Uni en 2006, selon des données diffusées mardi par l'Agence britannique des médicaments.
Selon un document publié sur le site internet de la Medicines and Healthcare products Regulatory Agency (MHRA), le médicament a été mentionné à 720 reprises dans des cas d'effets indésirables, et cinq fois dans des cas de décès (dont un suicide).
Joint à Paris, un porte-parole de Sanofi-Aventis a souligné qu'"aucun lien de causalité ne peut être établi avec certitude, comme cela est classiquement le cas dans ce type de rapport".
"Parmi les cinq décès évoqués, trois patients dont on sait qu'ils présentaient un certain nombre de risques cardio-vasculaires liés à l'obésité sont morts de causes cardio-vasculaires, et un patient est décédé d'une cause infectieuse", a-t-il affirmé.
Le rimonabant, découvert dans les années 1990, est présenté comme capable de traiter le surpoids et les désordres cardio-métaboliques qui lui sont associés, mais des incertitudes pèsent sur les espoirs du groupe d'en faire un médicament vedette.
L'Union européenne a autorisé sa commercialisation en juin 2006, sous la marque Acomplia, pour le traitement de certains types d'obésité. Aux Etats-Unis toutefois, un marché crucial, des experts sanitaires ont rejeté l'année dernière la demande de son homologation, jugeant que le produit pouvait entraîner une augmentation des pensées suicidaires, même chez les patients sans antécédents de dépression.
L’actualité Santé du 04 /06/ 08
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A "Oaksterdam", les étudiants cultivent le cannabis malgré la loi fédérale.
Les étudiants d'une école privée d'Oakland, près de San Francisco, apprennent à faire pousser et à préparer le cannabis pour l'administrer à des fins médicales, même si les autorités fédérales continuent leur répression dans un Etat ouvert à ce genre de pratiques.
Le but de l'université d'"Oaksterdam" - comme l'ont surnommé les locaux, en référence à l'approche libérale de la ville d'Amsterdam vis-à-vis de cette drogue - est d'éduquer les personnes aux bénéfices du cannabis et d'encourager les diplômés à ouvrir leurs propres dispensaires en Californie.
Dans cet Etat, comme dans 11 autres Etats américains, la loi autorise l'utilisation du cannabis à des fins médicales, mais la législation fédérale interdit toute possession de cannabis.
L'école d'Oakland, qui a repris un modèle existant à Amsterdam, a ouvert en novembre et a récemment commencé à proposer des cours à Los Angeles.
Jusqu'ici 200 étudiants ont reçu un diplôme et plus de 500 personnes se sont inscrites.
Les thèmes étudiés vont de l'histoire du cannabis, aux politiques vis-à-vis de cette substance à l'horticulture. Les cursus incluent aussi des jeux de rôle pour savoir comment se comporter si l'on est arrêté par un policier et des méthodes pour prendre soin des plants, faire sécher les feuilles et réduire l'odeur qu'elles dégagent.
Christie, 56 ans, qui travaille pour des sites internet en "freelance", préfère ne pas révéler son nom de famille mais explique être venue dans cette école pour connaître les lois entourant le cannabis, sujettes à des évolutions régulières.
L'automne dernier par exemple, l'agence fédérale antidrogue (Drug enforcement administration, DEA) a envoyé des lettres à ces dispensaires pour leur demander de fermer leurs portes, faute de quoi ils s'exposeraient à des amendes.
"Une intervention fédérale fait un peu peur, donc je voulais vraiment comprendre tous les aspects légaux de la question", raconte Christie.
Souffrant de dépression, elle a pris du Prozac pendant des années, mais elle souffrait d'effets secondaires.
Son fils lui a alors proposé de prendre du cannabis et elle dit que cela lui a fait beaucoup de bien. "Je me sens plus joyeuse et je peux finalement mieux dormir", dit-elle, en soulignant ne plus prendre d'antidépresseurs.
Les responsables d'"Oaksterdam" mettent en avant les effets antidouleurs auprès de personnes souffrant notamment de cancers, de sclérose en plaques et du HIV/sida.
Ils avancent aussi que la légalisation de cette drogue a permis d'augmenter les revenus de l'Etat via les taxes.
"Le gouvernement dépense des sommes astronomiques pour faire appliquer les lois antidrogues et mettre les gens en prison", déplore Danielle Schumacher, responsable de l'école d'Oakland. "Quand l'agence DEA fait des descentes dans les dispensaires et saisit des biens, ils s'en prennent en réalité aux revenus de l'Etat de Californie", poursuit-elle.
Sans surprise, la création de cette école spéciale n'a pas été bien accueillie par la DEA, qui estime que c'est une façon d'envoyer un mauvais message et que cela encourage la criminalité.
"Cela renforce une attitude très complaisante de la part du public comme quoi le cannabis est sûr et efficace, alors que ce n'est pas le cas", affirme Michael Chapman, un agent de la DEA travaillant au bureau de San Francisco.
Danielle Schumacher espère elle que l'usage médical augmentera encore.
"Nos élèves utilisent leurs diplômes pour faire du lobbying à différents niveaux du gouvernement", que ce soit en Californie, à Washington ou ailleurs, résume la responsable.
L’actualité Santé du 04 /06/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Poulets chlorés américains: 26 pays européens contre leur retour dans l'UE.
Les experts vétérinaires de 26 pays européens sur 27 ont voté contre toute importation dans l'UE de poulets américains désinfectés dans une solution chlorée, interdits depuis plus de dix ans, ont indiqué mardi des sources européennes.
L'opinion des experts, réunis lundi et mardi à Bruxelles, va être "analysée" par la Commission européenne, a indiqué mardi un porte-parole, très peu prolixe sur la question. Elle devrait être soumise prochainement à un Conseil des ministres de l'Agriculture des 27.
Seul le Royaume-Uni s'est abstenu lundi lors du vote des experts.
Dans une première réaction, le parti des Verts européens a appelé la Commission européenne à "abandonner immédiatement" son projet de réintroduction du poulet américain désinfecté avec des produits chimiques.
"La désinfection au chlore de poulets destinés à la consommation humaine n'est pas acceptable pour l'UE et ne recueillera pas de majorité" parmi les Etats membres et au sein du Parlement européen, a souligné la co-présidente du groupe, l'eurodéputée italienne Monica Frassoni.
"L'Europe doit être ferme face aux demandes de pays souhaitant faire du commerce avec l'UE et qui doivent accepter les normes européennes", a-t-elle insisté.
La Commission a proposé la semaine dernière d'autoriser à nouveau la commercialisation de ces poulets américains, à condition d'être dûment étiquetés pour informer les consommateurs et de répondre à des critères très stricts.
Cette proposition est essentiellement destinée à honorer une promesse faite à Washington en novembre, dans la perspective d'un sommet UE/Etats-Unis prévu le 10 juin en Slovénie.
Au final, la proposition de texte de Bruxelles pourrait ne pas être du goût des Américains en raison de son caractère très contraignant.
Il y a quinze jours, juste avant la présentation du texte par la Commission, 21 des 27 ministres européens de l'Agriculture s'étaient déjà prononcés contre le retour des poulets chlorés américains.
L’actualité Santé du 04 /06/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Effets bénéfiques du vin rouge pour le coeur, même pris en faible quantité.
Un constituant naturel du vin rouge, le resveratrol, semble avoir, pris en faible quantité, des effets bénéfiques pour le coeur similaires à ceux d'un régime alimentaire, selon une étude internationale publiée mercredi dans le PLoS, journal spécialisé sur l'internet.
Plusieurs études sur des souris ont déjà mis en évidence les effets positifs pour certains cancers (prostate notamment) de l'ingestion de resveratrol, mais en quantité équivalant à une bouteille de vin par jour pour un humain.
Or, la consommation de vin ne devrait pas dépasser trois verres par jour pour un homme et deux pour une femme, selon l'Organisation mondiale de la santé. Une consommation excessive est liée à l'augmentation des risques de certains cancers.
Les chercheurs ont glissé dans la nourriture de souris d'âge moyen de faibles doses de resveratrol, que l'on trouve aussi notamment dans le raisin et la grenade. Ils ont constaté que cet agent, dont les effets étaient comparables à une restriction alimentaire (20 à 30% de moins de calories qu'un régime ordinaire), avait une influence sur les leviers génétiques du vieillissement et pourrait conférer une protection spéciale au coeur.
"Le resveratrol est actif à des doses beaucoup plus faibles qu'on le pensait, et son effet ressemble à celui de la restriction calorique au niveau de l'expression génétique", a souligné Tomas Prolla, professeur de génétique à l'université de Madison (Wisconsin, Etats-Unis), et un des responsables de l'étude. Une autre responsable, Jamie Barger, de LifeGen Technologies, une entreprise spécialisée en génétique du vieillissement, a parlé même de similarités remarquables.
Pour les auteurs de l'étude, un verre de vin ou des suppléments alimentaires contenant même de faibles doses de resveratrol semblent donc jouer "un rôle fort dans le freinage du vieillissement cardiaque". Ce qui pourrait expliquer la moindre atteinte aux maladies cardio-vasculaires de populations consommatrices de vin, comme les Français ou les habitants de pays du sud de l'Europe.
Ils notent cependant qu'il faudra d'autres études pour montrer si le resveratrol peut prolonger la vie de façon similaire à la restriction calorique.
L’actualité Santé du 04 /06/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Un vaste laboratoire clandestin de médicaments démantelé près de Lyon.
Un laboratoire clandestin de fabrication de médicaments non autorisés, destinés notamment à des malades atteints d'un cancer, a été démantelé à Messimy (Rhône) à la suite d'une enquête de "plusieurs semaines" qui a mis fin à un trafic d'une ampleur inégalée en France.
"Plusieurs centaines de patients sont concernés par l'activité du laboratoire qui est sans doute le premier de cette ampleur à être démantelé en France", a déclaré à l'AFP le colonel Thierry Bourret, directeur de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP).
Ce dernier n'a toutefois pas été en mesure de donner des précisions sur la dangerosité des produits saisis qui sont des contrefaçons "fabriquées et distribuées sans autorisation légale".
Neuf personnes ont été placées en garde à vue à Messimy, petite commune située à une quinzaine de kilomètres à l'ouest de Lyon où s'est déroulée à partir de 9H30 l'opération de démantèlement, selon une source proche de l'enquête.
Des perquisitions ont été menées tout au long de la journée dans le laboratoire clandestin qui avait été installé au rez-de-chaussée d'une vaste maison d'habitation de deux étages.
Les enquêteurs de l'OCLAESP ont démantelé "l'ensemble de la chaîne" de distribution et de fabrication des médicaments qui "n'avaient aucune autorisation légale".
Présentés sous forme de gélules, de suppositoires ou encore de crèmes, ils étaient conditionnés sur place à partir des matières premières, puis empaquetés avant d'être expédier par la poste, les commandes étant confirmées par fax.
Aidé des sections de recherche (SR) de la gendarmerie de la région Rhône-Alpes, l'OCLAESP a effectué une "enquête de plusieurs semaines" après des plaintes de patients d'une part, de l'Agence française de sécurité sanitaire d'autre part dans toute la France.
Les gendarmes ont agi sur commission rogatoire d'un juge du pôle de santé publique de Marseille.
Outre les médicaments, qui représentent un volume de plusieurs mètres cubes, l'opération de mardi a également permis la découverte de listings et de factures, éléments précieux pour localiser les patients destinataires des produits.
"Nous n'avons pour l'heure qu'une vision parcellaire de l'affaire mais nous pensons que les malades sont des personnes atteintes de maladies graves et de cancer", a souligné le colonel Bourret.
"Nous ignorons également comment les malades ont pu entrer en contact avec le réseau: bouche à oreille, téléphone, internet, l'enquête le dira", a-t-il dit.
Les neuf personnes interpellées, des hommes et des femmes au profil "très discret", sont toutes originaires de la région lyonnaise. L'enquête qui débute aura essentiellement pour but, selon le directeur de l'OCLAESP, "de déterminer les responsabilités de chacun dans l'activité du réseau ainsi que l'ampleur exacte du trafic".
jeudi 22 mai 2008

HISTOIRE DE LANCIA.
1900
Firme fondée à Turin par Vincenzo Lancia qui fut apprenti chez Ceirano, inspecteur chez F.I.A.T. puis pilote de course avant de concevoir sa première voiture en 1906 : l'Alfa quatre cylindres, 2,5 litres.
En 1908, paraît la Di-Alfa six cylindres, 3,8 litres, puis la Beta 3,1 litres de 1909, la Gamma 3,5 litres de 1910, la Delta 4,1 litres de 1911.
1910
Un modèle de 2,6 litres, 15 ch, précède la Eta 4,2 litres de 1913 et la Theta 4,9 litres de 1914 entièrement équipée à l'électricité.
A partir de 1911, les Lancia sont dotées d'un volant à quatre rayons et de l'emblème de la lance.
La Kappa de 90 ch paraît après la guerre équipée d'un V12 à arbre à cames en tête. Elle est remplacée par la Di-Kappa à soupapes en tête puis par la Tri-Kappa V8, 4,6 litres.
1920
La Lambda conçue en 1921 est proposée à la vente en 1923 ; c'est une V4 à construction monocoque. Elle est suivie en 1929 par la V8 Di-Lambda puis par ses remplaçantes, la V4 Artena de 54 ch et la V8 Astura de 73 ch.
1930
L'Augusta de 1932 revient au châssis-coque et annonce la dernière création de Vincenzo Lancia, qui meurt en 1937, l'Aprilia de 1 352 cm3 qui devient l'exemple type de la petite voiture europeenne.
L'Ardea de 29 ch, sortie juste avant la guerre, est une version miniature de l'Aprilia.
1950
La première Lancia d'après-guerre date de 1950. Cette Aurelia, Oeuvre de Vittorio Jano et de Gianni Lancia, sert de base aux modèles de compétition D23 et D24.
En 1953. Gianno Lancia conçoit la V4 Appia de 1 091 cm3, une Aurelia miniature, mais il doit céder la firme à Fiat.
En 1956, paraît la révolutionnaire Flaminia equipée d'un V6 de 2,5 litres, 98 ch. En 1958, elle est poussée à 125 ch et elle est équipée de freins à disque.
1960
La Flavia de 1961 est une traction avant quatre-cylindres à soupapes en tête. Un modèle coupé grand tourisme de 92 ch est offert en 1962.
En 1964, l'Appia fait place à la Fulvia avec un V4 de 1 100 cm3. Ses versions sport font 71 ch et sa version GT roule à 171 km/h.
1970
La Beta annoncée en 1972, paraît en 1979 avec des moteurs de 1 287, 1 585 et 1 995 cm3 alors que la Gamma sort en 1 999 et 2 484 cm3.
La Stratos sport est proposée en série limitée avec son V6 à double arbre à cames en tête de 190 ch. En 1979, elle gagne pour la cinquième fois le Rallye de Monte-carlo.
En 1979, la Deta dessinée par Giugiaro est apparentée techniquement à la Fiat Ritmo, mais elle en diffère par une ligne élégante et une finition très soignée. Dans les années qui suivent. elle sort en diverses versions dont la Delta HF 4 WD Groupe A de 300 ch qui remplace la Delta 54 dans les rallyes.
1980
La Prisma de 1982 est la version trois volumes de la Delta et en 1986, elle reçoit la transmission intégrale.
La Thema de 1984 est le résultat de l'étude menée en commun par Fiat, Alfa Romeo, Lancia et Saab pour une nouvelle berline haut de gamme. Deux ans plus tard, elle est dotée du moteur V8 trente-deux soupapes de Ferrari.
La Dedra est presentée en 1989 et fertilisée en 1992 avec une cylindrée de 1,6 à 2 litres.
1990
La Thema vit ses dernières heures en 1994 avec des moteurs seize soupapes dont un 3 litres et un break Station Wagon déjà concurrencé par le monoplace Zeta commercialisable en 1995.
("Encyclopédie des voitures" Edita)
une petite info santé!!!
L’actualité Santé du 22/05/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Attention aux huiles essentielles, dit l'Agence de sécurité sanitaire.
L'agence de sécurité sanitaire des médicaments a invité à la prudence dans l'utilisation des huiles essentielles qui ne sont "pas dénuées de risque", tout en insistant auprès des professionnels sur la nécessité du respect des critères de qualité des matières premières, du mode d'obtention de l'huile et de sa conservation.
Dans l'attente d'une réglementation européenne, et en l'absence de réglementation française concernant leur emploi dans les produits cosmétiques, l'Afssaps (Agence de sécurité sanitaire des produits de santé) a affirmé que les huiles essentielles devaient être utilisées "avec prudence" car elles peuvent "être toxiques et provoquer des effets indésirables du fait de leur passage à travers la peau et de leur impact sur l'organisme".
Les huiles essentielles "ne doivent pas être considérées comme des ingrédients courants mais comme des substances particulières non dénuées d'effets secondaires", a noté mercredi l'Agence.
Dans une recommandation à l'adresse des industriels producteurs d'huiles essentielles et fabricants de produits cosmétiques, l'Afssaps a souligné que le respect des critères de qualité spécifiques à chaque huile "a un retentissement sur la qualité du produit, en particulier sur son innocuité".
L'Agence a insisté en particulier sur les "critères qualité des matières premières végétales d'où sont issues les huiles essentielles (dénomination botanique, conditions de production de la plante, partie de plante utilisée, famille chimique et méthodes d'identification de la partie de plante destinée à la production de l'huile essentielle)".
Elle a aussi mis l'accent sur la nécessité de vigilance pour le mode d'obtention de l'huile, les méthodes d'analyse et les conditions de conservation et de stockage de ces produits.
L’actualité Santé du 22/05/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Des centaines de femmes en mal de bébé attendent un don d'ovule.
Des centaines de couples sont en attente, et les dons d'ovules sont trop rares : l'Agence de biomédecine lance une campagne avec affiches, brochures, numéro vert et site internet, pour expliquer la procédure et susciter une augmentation des dons.
Selon une enquête réalisée par cette agence -établissement public qui s'occupe de greffe, procréation, embryologie et génétique- 228 femmes ont fait un don en 2006, ce qui a entraîné 384 fécondations in vitro, d'où sont nés une centaine d'enfants. Ce qui représente seulement 0,5% des tentatives de procréations médicales assistées.
Depuis une vingtaine d'années, un millier d'enfants ont été conçus grâce à un don d'ovocytes.
Mais à la fin 2006, on comptait plus de 1.100 couples en demande, pour qui l'attente variera entre 6 et 60 mois. "Une éternité", dit le Dr Hélène Letur, médecin de la reproduction à l'Hôpital Necker. Comme le souligne le Dr Dominique Le Lannou, du CHU de Rennes, "la demande ne peut qu'aller en augmentant", alors que les femmes retardent l'âge où elles veulent procréer.
Pour autant, cet acte s'inscrit strictement "dans le cadre de la médecine de la reproduction", et non dans une fantaisie de personnes vieillissantes : "Il nous paraîtrait non éthique de ponctionner une jeune fille de 25 ans pour permettre à une douairière de 60 ans d'avoir des enfants", souligne Jacques Lansac, président du collège des gynécologues-obstétriciens.
La pénurie de donneuses s'explique, semble-t-il, par le fait que le don est trop peu connu, y compris des professionnels, qui vont parfois jusqu'à dire que "c'est très dangereux".
Le don peut être aussi mal compris. "Tu vas donner un bébé !", a entendu ainsi Natacha, une donneuse du Finistère, qui souligne qu'il ne faut pas confondre ovocyte (le nom médical de l'ovule) et embryon. "Ça devient mon bébé quand il est fécondé par le sperme de mon mari et que je le porte", dit-elle.
Natacha a fait la démarche -elle s'apprête à la refaire- par solidarité : mère de trois enfants, elle a voulu "aider". Souvent, les donneuses sont des proches de personnes qui attendent un don, même s'il est interdit de recevoir un ovocyte de quelqu'un que l'on connaît.
La loi encadrant le don d'ovocytes est stricte : il est anonyme, et la donneuse ne saura même pas si son don a abouti à une naissance. Il est gratuit, avec seulement un remboursement des frais de transport ou de logement (pour Natacha, 280 euros qu'elle attend depuis des mois...). Enfin, il est totalement volontaire.
Dans certains pays, comme l'Espagne, les donneuses reçoivent une compensation d'environ 1.000 euros, ce que refusent les Français, craignant un risque d'exploitation de la filière par des femmes dans le besoin.
Certes, comme le reconnaît le Dr Françoise Merlet, directrice médicale de l'Agence de biomédecine, "le don n'est pas une démarche très simple" : examens multiples, mise au repos puis stimulation des ovaires par piqûres, prélèvement sous anesthésie des ovocytes. Avec des risques, quoique limités : hyperstimulation avec prise de poids, infection, saignements... Mais aucune conséquence à long terme.
Sylvie, qui a eu des jumeaux il y a une dizaine d'années, était parrainée par une donneuse, ce qui a fait avancer son dossier : elle n'a attendu que neuf mois. Son seul problème, aujourd'hui, c'est quoi dire aux enfants : "c'est mieux que les choses soient claires, mais c'est délicat", dit-elle.
Pour inciter au don d'ovocytes, l'Agence a distribué des documents et affiches aux professionnels de santé, et 1,5 million de brochures à destination des femmes. Un numéro vert, 0800 541 541, a été ouvert pour répondre aux questions, ainsi qu'un site internet, "www.dondovocytes.fr".
L’actualité Santé du 22/05/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Sevrage tabagique: rapport accablant pour le Chantix de Pfizer.
Le Chantix, le traitement pour le sevrage tabagique commercialisé par les laboratoires américains Pfizer, soupçonné de donner des idées suicidaires, présente d'autres effets secondaires sérieux, selon une étude citée mercredi par le Wall Street Journal.
Parmi les risques liés au Chantix, connu en France sous le nom Champix (principe actif: varénicline), figurent des risques d'accidents cardiaques et de diabète.
Ces conclusions ont été rendues par l'Observatoire américain des pratiques médicales (Institute for Safe Medication Practices), un organisme non gouvernemental qui a épluché des rapports portant sur les effets secondaires du Chantix, établis par les autorités fédérales du médicament (FDA).
Quelque 988 "incidents sérieux" auraient ainsi été répertoriés aux Etats-Unis au cours du 4e trimestre 2007, soit le nombre le plus élevé jamais rapporté pour un médicament sur une période aussi courte, selon le quotidien, citant l'Obervatoire.
Environ 5,5 millions d'Américains ont pris du Chantix à ce jour.
Pfizer, qui consulte régulièrement les travaux de la FDA et de cet observatoire, a indiqué au Wall Street Journal que ces risques étaient mentionnés dans la notice légale du Chantix au titre d'effets indésirables rares.
La FDA a par ailleurs indiqué au quotidien avoir eu connaissance des conclusions de l'Observatoire, mais que les équipes actuelles, limitées en nombre, se concentraient sur la revue des effets secondaires psychiatriques du Chantix (idées suicidaires, dépression).
Les autorités américaines de régulation de l'aviation ont d'ores et déjà interdit l'usage de Chantix aux pilotes et aux contrôleurs du ciel en exercice, toujours selon le quotidien.
A la Bourse de New York, l'action Pfizer cédait 1,40% à 19,73 dollars lors des échanges électroniques suivant la clôture de la séance.
La Champix a obtenu une autorisation de mise sur le marché européen en septembre 2006. Il est commercialisé en France depuis février 2007.
L’actualité Santé du 22/05/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Cesser de fumer est socialement et culturellement contagieux.
Si la cigarette créé une accoutumance, cesser de fumer est socialement et culturellement contagieux, selon une vaste étude conduite aux Etats-Unis ces trente dernières années et publiée mercredi.
"Nous avons découvert en analysant de vastes réseaux sociaux que des groupes entiers de personnes ne se connaissant pas forcément ont cessé de fumer en même temps", explique Nicholas Christakis, professeur à la faculté de médecine de l'Université Harvard (Massachusetts, nord-est), co-auteur de ces travaux.
"Il y a comme un changement culturel ou d'état d'esprit (zeitgeist) dans l'ensemble d'un groupe social de personnes qui y sont liées sans pour autant se connaître personnellement et qui cessent toutes de fumer simultanément", ajoute-t-il.
Ces chercheurs ont tiré leurs données de la reconstitution du réseau social de 12.067 individus entre 1971 et 2003. Tous les changements familiaux des participants, mariage, décès ou divorce, ont été répertoriés. De plus, ils avaient indiqué leurs contacts avec leurs amis proches, leurs collègues de travail et leurs voisins.
Par chance, nombre de ces amis et collègues participaient aussi à cette étude, permettant à ses auteurs de pouvoir observer au total 53.228 relations sociales, familiales et professionnelles.
Le plus frappant dans cette recherche est que les personnes arrêtent de fumer en groupe et non pas seules, soulignent ces chercheurs dont l'étude paraît dans le New England Journal of Medicine daté du 22 mai.
"Quand on regarde l'ensemble de ces réseaux sociaux sur une période de plus de 30 ans, on constate que la taille moyenne des +grappes+ de fumeurs reste plus ou moins la même mais que leur nombre n'a pas cessé de diminuer", précise James Fowler, de l'Université de Californie (ouest), co-auteur de l'étude.
Ces mêmes chercheurs avaient déjà montré en 2007 comment l'obésité est contagieuse socialement en utilisant les mêmes données.
Pour le tabac, ils ont pu quantifier l'effet d'un fumeur cessant de fumer sur un autre fumeur parmi des couples mariés, des frères et soeurs, des amis et des collègues de travail.
Ils ont aussi découvert l'effet de cascade parmi les personnes arrêtant de fumer, illustrant ce phénomène en décrivant un groupe de trois fumeurs A, B et C. A est ami de B tandis que B est proche de C qui ne connaît pas A. Et pourtant, si C cesse de fumer, la probabilité que A arrête de fumer augmente de 30%, que B ait ou non renoncé à la cigarette.
L'individu intermédiaire semble jouer un rôle de messager des normes sociales, conclut Nicholas Christakis.
Ce scientifique relève également que le niveau d'éducation est important. "Nous sommes davantage influencés par la décision de renoncer à la cigarette prise par quelqu'un ayant un niveau d'étude élevé", poursuit-il. Mais, ajoute ce chercheur: "nous sommes aussi plus influencés par les autres arrêtant de fumer si l'on a soi-même un haut niveau de formation".
Enfin, cette étude relève que les fumeurs sont de plus en plus marginalisés dans les différents groupes sociaux.
En 1971, on ne faisait pas de différence socialement entre fumeurs et non-fumeurs dans les entreprises comme en société.
Mais dans les années 80 et 90 "nous avons constaté un changement radical d'attitude qui s'est traduit par un rejet des fumeurs à la périphérie des réseaux sociaux", relève James Fowler.
"Contrairement à ce que nous pouvions penser quand nous étions lycéens, fumer est devenu une très mauvaise stratégie pour devenir socialement populaire", ajoute-t-il.
Cette marginalisation des fumeurs, également encouragée par les campagnes et lois anti-fumeurs, paraît toucher toutes les couches démographiques ainsi que tous les niveaux d'éducation, note l'étude.
C'est ainsi que fumer est non seulement néfaste pour la santé --cinq millions de morts annuellement dans le monde-- , mais est aussi devenu néfaste pour le statut social, selon ces chercheurs.
L’actualité Santé du 22/05/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
L'obésité infantile a explosé en Chine depuis 30 ans.
L'obésité des enfants a explosé en Chine au cours des 30 dernières années à la faveur du mode de vie de plus en plus occidentalisé des "petits empereurs", selon les conclusions d'une étude présentée à Genève.
Près de 20% des citadins de moins de sept ans sont en surpoids et plus de 7% obèses, selon l'étude de la Cellule nationale sur l'obésité infantile, présentée en marge de l'assemblée annuelle de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
"Ce sont des chiffres plus élevés que dans les pays européens, alors que le produit intérieur brut de la Chine est bien plus bas", souligne le professeur Ding Zongyi, qui a dirigé l'étude. "Seuls les Etats-Unis ont des taux supérieurs".
Les experts chinois, qui ont étudié 80.000 enfants dans 11 grandes villes, ont mis en évidence une explosion de 156% du nombre d'obèses entre 1996 et 2006 et de 52% du nombre d'enfants en surpoids (l'obésité est définie par un rapport poids/taille supérieur de 20% à la normale, le surpoids par un excès de 10%).
"Ce taux de croissance est devenu incontrôlable", observe le Pr Ding dans un entretien avec l'AFP, soulignant que l'augmentation du taux d'obésité dépasse celui de la croissance économique.
L'obésité infantile est révélatrice des bouleversements sociaux qui ont transformé le pays depuis l'abandon progressif du collectivisme à la fin des années 1970.
"Lorsqu'une personne pauvre s'enrichit, la première chose qu'elle fait c'est d'améliorer son ordinaire. C'est un grand vecteur d'obésité", explique le spécialiste.
Avec l'énorme réservoir de pauvreté qui subsiste en Chine et l'enrichissement progressif de la population, le problème ne peut qu'empirer dans les années qui viennent, prévoit-il.
L'occidentalisation des modes de vie dans les villes conduit les parents à offrir à leur enfant une nourriture saturée en graisses et en sucres et à abuser de la restauration rapide, selon le chercheur, qui incrimine la mode des sodas et des crèmes glacées ainsi que le manque d'exercice.
Selon lui, les parents et le système scolaire tendent à privilégier les résultats académiques aux dépens du sport, qui ne représente au mieux que deux heures de cours par semaine.
La politique de l'enfant unique suivie depuis près de 30 ans complique la donne, dans un pays réputé pour sa cuisine et qui considère traditionnellement les rondeurs comme un signe de bonne santé.
"La politique de l'enfant unique conduit les parents à surprotéger leur enfant. Le comportement des grands-parents est particulièrement inquiétant: ils tendent à gaver leur petit-enfant car ils pensent qu'être gros est signe de richesse pour la famille", analyse le Pr Ding.
La préférence traditionnelle pour les garçons se reflète d'ailleurs dans les statistiques, qui révèlent un taux de 22% de surpoids chez ces derniers, contre 17% pour les filles.
Le professeur reçoit à Pékin dans l'Hôpital pour Enfants du Premier Août jusqu'à une vingtaine de jeunes patients par jour, mais il se refuse à imposer le moindre régime. La solution passe selon lui par un changement radical du mode de vie: il faut convaincre par exemple les parents d'obliger leur enfant à participer aux tâches ménagères.
"Ces enfants ont horreur de faire leur lit", observe-t-il.
La Cellule nationale sur l'obésité infantile a effectué son étude à trois reprises en 1986, 1996 et 2006. "Ce n'était pas facile au début: les gens pensaient que l'obésité était un problème de pays capitaliste", se souvient le professeur Ding.
Depuis, les autorités chinoises ont pris la mesure du défi sanitaire et économique, mais la malnutrition, qui cohabite dans les campagnes avec l'obésité, "reste pour le gouvernement le problème numéro un", estime-t-il, regrettant l'absence d'éducation alimentaire à l'école.
A la télévision, les campagnes pour une nourriture saine cohabitent avec les publicités pour les produits alimentaires trop riches, déplore le spécialiste.
L’actualité Santé du 22/05/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Les jeunes se laissent séduire par les cigarettes sucrées.
Les cigarettes sucrées aux couleurs aguichantes et au goût de bonbon, ainsi que le narguilé qu'on apporte pour les soirées chez les copains, font un malheur chez les jeunes, qui fument davantage en 2008 qu'au cours des quatre années précédentes.
On constate une "explosion" de la consommation de ces produits, a souligné mercredi le Pr Bertrand Dautzenberg, pneumologue et président de l'Office français de prévention du Tabagisme (OFT), lors d'une conférence de presse sur la Journée mondiale sans tabac (31 mai), centrée cette année sur la consommation des jeunes.
Il a révélé les chiffres d'une enquête conduite en février/mars par l'association Paris sans tabac, où il apparaît que les jeunes Parisiens fument plus cette année qu'au cours des quatre années précédentes. Par exemple, à l'âge de 14 ans, le nombre des fumeurs, qui était resté stable à 5% sur toute la période 2004-2007, a grimpé à 12% en 2008. A 16 ans, ce taux est passé de 14% à 18%, et à 17 ans de 20% à 24%.
Cependant, la consommation des jeunes reste clairement inférieure à ce qu'elle était avant 2003 et la mise en place du Plan cancer.
Le Pr Dautzenberg incrimine la fin des grandes campagnes anti-tabac, que les plus jeunes n'ont jamais entendues, et l'arrivée de nouveaux produits sur le marché. "L'industrie du tabac cible les plus jeunes", affirment affiches et dépliants réalisés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à l'occasion de la Journée mondiale.
Des cigarettes au goût de vanille, réglisse, caramel ou chocolat, parfois roses (pour les filles) ou noires (pour les garçons), sont en effet arrivées récemment sur le marché.
En dépit des apparences, elles ne contiennent pas moins de 10 mg de goudron, 10 mg de monoxyde de carbone, soit les maxima autorisés, et 0,8 mg de nicotine, "comme la Marlboro ordinaire", a souligné le pneumologue, parlant de "produit toxique peinturluré". Elles coûtent autant que les cigarettes ordinaires.
C'est à 13 ans que les cigarettes parfumées sont les plus consommées (un tiers des consommateurs de cet âge), alors que le chiffre tombe à 2% des consommateurs de 15 ans.
"Les cigarettes sucrées sont au tabac ce que les +premix+ (mélange d'alcool et de boisson sucrée) sont aux alcools forts", a souligné le Pr Dautzenberg, pour qui ces deux produits ont le même objectif : habituer à l'alcool, faire commencer à fumer.
Produit qui se veut festif, la chicha ou narguilé reste au premier rang de la consommation des jeunes : 18% des 12-15 ans ayant consommé au moins une fois un produit du tabac y ont goûté, près de 30% des 17 ans en usent régulièrement.
Chaque millilitre de narguilé absorbé a la même composition que le tabac, avec cependant moins de nicotine. "Mais en une seule bouffée on absorbe l'équivalent d'une cigarette", note le Pr Dautzenberg, pour qui une chicha toute entière correspond à deux paquets de cigarettes.
Dernière venue sur le marché, la mystérieuse "cigarette électronique": un tube auquel on adjoint des cartouches remplies de liquide aromatique et dont l'embout s'allume quand on aspire, comme une vraie cigarette.
Présentée souvent comme un substitut, elle ne contient ni goudron ni CO2, mais un dosage variable de nicotine, avec des goûts de fruits, de chocolat, de menthol, de tabac blond... "C'est un produit mis sur le marché sans aucune étude, ni médicale ni autre", s'insurge le Pr Dautzenberg.
L'"e-cigarette", dont on parle beaucoup sur internet, coûte autour de 100 euros et se vend dans les tabacs et en pharmacie.
L’actualité Santé du 22/05/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Chine: prévenir les épidémies reste la priorité, la flamme olympique repart.
La lutte contre les risques d'épidémies s'intensifiait jeudi dans les camps de réfugiés du sud-ouest de la Chine, où Pékin veut soutenir le moral des plus de 5 millions de sinistrés du séisme en faisant venir la flamme olympique à la veille des Jeux.
Dix jours après le séisme du 12 mai, qui a fait 51.151 morts confirmés et 29.328 disparus dans toutes les régions touchées selon un dernier bilan officiel, le gouvernement chinois commence à préparer la reconstruction de la région ravagée.
Mercredi, il a décidé de débloquer 70 milliards de yuans (6,35 milliards d'euros) pour remettre sur pied les infrastructures et les bâtiments rasés par le tremblement de terre d'une magnitude de 8 sur l'échelle de Richter.
Mais dans l'immédiat, l'urgence reste l'aide aux sinistrés, l'aménagement des camps où se préparent à vivre de longs mois les réfugiés. Et de continuer à lutter contre les risques d'épidémies qui menacent toujours avec le manque persistant d'eau potable et de toilettes.
Dans un camp installé dans un stade de football de Chengdu, la capitale de la province du Sichuan, la plus touchée par le séisme, des préfabriqués s'enfilent.
"Nous pouvons accueillir un millier de personnes ici, et ça se remplit peu à peu", explique Du Yu, porte-parole du centre d'accueil.
Dans une telle promiscuité, l'hygiène est une préoccupation de tous les instants, renchérit une autre responsable, Wang Xiaoyan. A mesure que l'été approche, que les températures montent, "il faut désinfecter régulièrement et s'assurer que les gens se lavent correctement", met-elle en garde.
Pour l'instant, seuls des cas de gangrène gazeuse, une infection bactérienne très contagieuse qui peut conduire à la mort en 12 heures, ont été découverts dans la région parmi une soixantaine de blessés.
Mais les responsables sanitaires craignent des épidémies de diarrhée, d'hépatite A, de choléra. D'autant que de nombreux réfugiés n'ont accès ni à ce genre de camps aménagés, ni à des tentes dignes de ce nom. Il doivent encore se contenter de bâches.
Jeudi, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé l'envoi d'une nouvelle cargaison --tablettes de désinfection, unités de traitement de l'eau, toilettes mobiles...-- capable de venir en aide à quelque 130.000 personnes.
L'agence onusienne prépare également des kits contenant des médicaments de base et du matériel médical pouvant assurer le traitement de 30.000 patients.
Mais l'OMS commence aussi à penser à l'avenir. "Nous savons que les installations sanitaires dans la zone de l'épicentre et autour ont été gravement affectées par la catastrophe", explique dans un communiqué son responsable en Chine, Hans Troedsson.
L'OMS entend aider la Chine à remettre sur pied ses hôpitaux, ses cliniques, mais aussi faire en sorte qu'à l'avenir, les installations "soient suffisamment solides pour résister à des catastrophes naturelles".
Pour tenter de redonner du courage aux sinistrés, les autorités chinoises ont promis jeudi le passage de la flamme olympique dans le Sichuan du 3 au 5 août, quelques jours seulement avant le début des Jeux de Pékin le 8.
L'itinéraire du relais a été modifié "afin de soutenir le travail des secours dans la zone ravagée par le séisme", a annoncé le comité d'organisation des Jeux olympiques de Pékin.
L'annonce a été faite alors que la flamme reprenait son parcours dans l'est du pays, à Ningbo, après trois jours d'un deuil national exceptionnel en hommage aux victimes.
Par respect pour les victimes du tremblement de terre, le gouvernement tibétain en exil a lui-même appelé à cesser les manifestations contre la Chine.
Sur le terrain, les équipes de recherche étrangères, que la Chine avait mis trois jours à accepter, commencent à quitter le pays. Elles sont peu à peu relayées par des équipes spécialisées dans l'aide aux sinistrés, en particulier des médecins, en provenance d'Italie, de Russie ou encore du Japon.
Les rescapés sortis des décombres se font de plus en rares.
Mercredi, seule une femme de 35 a été dégagée d'un tunnel où elle s'était retrouvée coincée après le séisme. Selon ses médecins, elle souffre de multiples fractures mais sa vie n'est pas en danger.
mercredi 21 mai 2008

HISTOIRE DE ROLLS ROYCE.
1900
Firme fondée à Manchester par Henry Royce, un fabricant de grues électriques, et de Charles Stuart Rolls, un distributeur de Panhard à Londres. Les premières Rolls-Royce sont des deux, trois et quatre-cylindres de 10, 15 et 20 ch ainsi que des six-cylindres de 30 ch.
En 1906, la firme se lance dans la politique du modèle unique avec une six-cylindres de 40/50 ch, baptisée en 1907 Silver Ghost. Elle a un moteur sans soupapes de 7 litres, et trois vitesses.
En 1908, la firme s'installe à Derby.
1910
En 1914, la Rolls-Royce est déjà considérée comme la "meilleure voiture du monde".
1920
En 1922, la firme abandonne le modèle unique et lance la Twenty six cylindres, soupapes en tête, 3,1 litres.
La Ghost est retirée en 1925 au profit de la Phantom qui cède sa place à la Phantom 11 de 1929. La même année, paraît une version 20/25 de la Twenty.
1930
En 1931, la firme achète la Bentley Motors et sort deux ans plus tard la Bentley 3,5 litres basée sur la Rolls-Royce.
Henry Royce meurt en 1933 et les deux R entrelacés de l'emblème du radiateur passe du rouge au noir.
En 1936, la 20/25 devient la 30/35 ch qui elle-même devient la Wraith en 1938.
En 1935, apparaît la Phantom III de 7,3 litres, la première Rolls-Royce à suspension avant indépendante.
1940
Après la guerre, la production est transférée à Crewe, Cheshire et le nouveau modèle est baptisé Silver Wraith. La Phantom III laisse sa place à la Phantom IV huit cylindres, 5,7 litres, diesel, en 1949. Construite à seize exemplaires, c'est la voiture des chefs d'Etat et des rois.
En 1949, la Silver Dawn est le premier modèle à carrosserie Bentley standardisée ; elle est conçue pour l'exportation.
1950
La transmission Hydramatic de General Motors est introduite en option en 1953.
En 1955, paraît la Silver Cloud de 4,9 litres.
1960
Les voitures de 1960 sont assez semblables, mais dotées de moteurs nouveaux, un V8 de 6,2 litres super-carré en alliage.
Une version à quatre phares est introduite en 1963.
En 1965, paraît un modèle entièrement nouveau : la Silver Shadow. Elle conserve le V8, mais sa construction est monocoque et elle est équipée de la suspension indépendante sur les quatre roues. Elle est suivie du cabriolet Corniche en 1967, du coupé quatre places Camargue en 1975.
1980
La Silver Spur est une version de la Silver Spirit de 1980 qui remplace la Silver Shadow avec des lignes modernes, mais conventionnelles. La Silver Spirit donne également la limousine, une version d'apparat. Toutes ces voitures évoluent lentement et la gamme de 1994 comprend la Silver Spirit III dotee d'un nouveau V8, la Touring limousine, la Corniche IV, la Silver Spur légèrement allongée et un nouveau modèle similaire à la Bentley turbo R à châssis long : la Flying Spur de 350 ch.
"Encyclopédie des voitures" Edita

HISTOIRE DE BENTLEY.
1920
Firme fondée par William Owen Bentley à Londres en 1920. Bentley était déjà connu comme un pionnier des pistons en aluminium et comme l'inventeur d'un moteur rotatif pour avion. En outre, il était l'importateur de la voiture D.F.P.
Sa première voiture, de 3 litres, apparaît au Salon de Londres de 1919. Ce modèle, qui reste aux yeux de beaucoup le type de la voiture de sport des années vingt, est équipé d'un moteur à longue course avec arbre à cames en tête, à un cylindre avec culasse non amovible ; l'allumage se fait par une double magnéto. Sa puissance est de 70 ch à l'origine. Outre de bonnes places au Tourist Trophy de 1922, Bentley obtient ses premières victoires au Mans en 1924 et en 1927. Mille six cent trente 3 litres seront fabriquées jusqu'en 1929.
En 1924, les freins apparaissent sur les roues avant et la Speed Model est lancée. C'est une voiture de sport à quatre places due à Vanden Plas qui sort également en biplace à arrière "en forme de pouce".
Les différentes Bentley de cette époque sont reconnaissables à la couleur de l'emblème émaillé placé sur le radiateur : rouge pour la 3 litres à châssis court, bleu pour le châssis long et la limousine, vert pour un modèle très court et très peu fabriqué, La 100 MPH qui peut atteindre 160 km/h.
En 1926, Bentley lance, mais sans grand succès, une grande six-cylindres de 6,5 litres, la Big Six ou Standard Six de 147 ch qui devient en 1929 la Speed SA de 180 ch conçue pour les sportifs.
Le modèle mythique de Bentley est la 4,5 litres, une quatre-cylindres très semblable a la Big Six qui gagne de nombreux trophées en course. En 1930, contre l'avis de Bentley, le pilote Henry Birkin obtient qu'on en prépare une version suralimentée de 182 ch, poussée ensuite à 240 ch.
1930
Bentley crée en 1930 le modèle 8 litres développant 200/225ch qui sera construit à cent exemplaires. Mais la dépression économique a un effet désastreux sur la firme malgré les efforts de Woolf Barnato qui assurait l'équilibre financier depuis 1927.
En 1931, la société Bentley est mise en vente. Une tentative de rachat par Napier est devancée par Rolls-Royce.
En 1933, la première Bentley de Rolls-Royce est basée sur le modèle Derby 20/25 de 3,5 litres. Elle est présentée au public sous le surnom de "la voiture de sport silencieuse". En 1936, sa capacité est poussée à 4,5 litres et en 1938, elle est dotée d'un overdrive. La fabrication d'une nouvelle série, dénommée Mark V, est arrêtée à cause de la guerre.
1940
A la fin des hostilités, la première Bentley construite dans les nouveaux ateliers de Crewe est appelée Mark VI. Elle est pourvue d'un six-cylindres en ligne de 4 257 cm3, portée à 4 566 cm3 en 1951.
1950
Le type R est présenté l'année suivante. De cette série, seule la version Continental reste typiquement Bentley, les autres modèles étant esthétiquement de plus en plus proches des Rolls.
La Continental est, à cette époque, la conduite intérieure à quatre places la plus rapide du monde : elle peut atteindre 192 km/h. Cette même année, le changement de vitesses automatique est standardisé.
En 1957, la conduite assistée et l'air conditionné sont introduits.
1960
En 1960, la vieille six-cylindres fait place à une huit-cylindres en V de 6,2 litres, avec soupapes en tête. Ce moteur d'inspiration américaine équipe les séries S 2 et S 3, également proposées dans la version Continental.
A partir de 1966, toutes les Bentley ne sont en fait que des Rolls-Royce comme la Continental de 1971 qui est une réplique de la Corniche.
1970
Ces séries T, utilisant la carrosserie monocoque de la Rolls-Royce Silver Shadow, sont équipées désormais de freins à disque assistés sur les quatre roues.
1980
La Mulsanne de 1980 ne se distingue de la Silver Shadow que par sa calandre peinte. Sa version turbo est présentée en 1982. La Eight de 1984 qui dérive de la Mulsanne a une calandre rétro dans le style des années vingt. La Brooklands LWB de 1984 est une copie des Silver Spirit et Silver Spur.
1990
Enfin, la Continental R coupe de 1991 renoue avec la tradition de Bentley. Disponible uniquement en motorisation turbocompressée, ce coupé de luxe devient dans sa seconde version de 1994 le modèle le plus performant de la gamme.
("Encyclopédie des voitures" Edita SA)
L’actualité Santé du 21/05/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Les ados se portent mieux que ne le pensent les adultes.
Les adolescents "vont bien" à une très grande majorité, contrairement à l'opinion des adultes, selon un "baromètre bien-être" réalisé par Ipsos-Santé à l'occasion du 4e Forum adolescences qui se tient mercredi à Paris.
Initié par la Fondation Wyeth pour la santé de l'enfant et de l'adolescent, le forum, qui réunit à Paris 300 jeunes autour de psychanalystes, sociologues, pédopsychiatre, magistrat, s'appuie sur une enquête menée du 14 au 27 mars auprès de 850 adolescents, 600 professeurs et 200 infirmières scolaires.
Un "baromètre bien-être" a été dressé, qui traduit un fort décalage entre la perception des jeunes de leur "bien-être" et celle des adultes, beaucoup plus pessimistes.
Ainsi, 19% des adolescents disent être mal dans leur peau tandis que 72% des adultes pensent qu'ils le sont, 72% des jeunes sont le plus souvent satisfaits de ce qui leur arrive (35% des adultes le pensent).
Près de 80% des ados disent parler facilement avec leurs parents alors que seulement 3% des enseignants et 1% des infirmières pensent que tel est le cas. 87% des ados ont le sentiment de savoir à qui s'adresser en cas de difficulté alors que seulement un enseignant sur deux en est persuadé.
"Il y a une frange de 6% des adolescents qui rassemblent un prisme d'indicateurs négatifs et qui est à surveiller, les autres vont plutôt bien", affirme Laïla Idtaleb (Ipsos-Santé) à l'AFP.
Pour autant, le sentiment de pression de l'école, de la famille est une réalité pour un ado sur 2. 42% d'entre eux déclarent qu'ils n'abordent pas les questions touchant à leur moral avec les adultes, un sujet dont ils aimeraient parler, avec la discrimination et l'actualité.
Interrogés plus précisément sur les risques courus pour leur santé, les ados ne prennent guère en compte la consommation occasionnelle d'alcool, citant la drogue, les rapports sexuels non protégés, la consommation régulière d'alcool.
Une majorité d'adolescents (73%) sont demandeurs d'une "éducation à la santé". 87% estiment que l'on devrait se préoccuper davantage des tentatives de suicide.
Enfin, sur la question de l'autorité, 70% des ados disent "respecter" celle des parents, un sur deux celle des chefs d'établissement, et 24% seulement celle des hommes politiques.

















