mardi 12 février 2008
Histoire du jour ( la dépêche du midi)
Société. Agresseurs à 12 ans, « snipers » à 13 ans. La violence des très jeunes augmente partout en France. Témoignages à Toulouse et dans la région.
Ces enfants caïds
I l s ont 12 et 13 ans. Le 14 janvier dernier, ils agressent au couteau deux adolescents plus âgés pour dérober un téléphone portable. L'une des victimes est rouée de coups à terre. Cette scène, très violente, s'est déroulée dans le quartier de la Cépière à Toulouse. Les deux agresseurs ont été arrêtés par la police, mis en examen, et placés sous contrôle judiciaire avec des mesures de liberté surveillée.
Les 17 et 18 décembre derniers, à Toulouse, autre agression : pour voler un scooter et un téléphone portable, trois jeunes de 13, 14 et 15 ans agressent violemment au couteau des adolescents.
Dernièrement, un enfant de 12 ans a pris part à un pillage d'un magasin. « C'est une délinquance d'appropriation », constate le vice-procureur au parquet de Toulouse Richard Bometon. Dans les Hautes-Pyrénées, la moitié des délits attribués aux mineurs en 2007 concerne des vols. La violence est parfois gratuite.
Le 23 janvier dernier, à Toulouse, les policiers arrêtent deux gamins de 12 et 13 ans : ils tiraient à la carabine. Deux personnes ont été atteintes par des plombs.
La délinquance des adolescents est en éruption en Haute-Garonne : 20 % d'augmentation de mineurs mis en cause en 2007, soit 1 249 adolescents interpellés.
Tandis qu'au niveau national, la délinquance des mineurs s'est stabilisée à 18 %. « En revanche, le nombre de mineurs mis en cause dans des affaires de violence a augmenté de 8,1 % », souligne Christophe Soullez, directeur de l'Observatoire national de la délinquance.
Un phénomène observé depuis 2003 en France. Cette escalade de la violence concerne aussi les filles.
La plus jeune détenue de France vient de fêter ses 14 ans en prison : à Agen, en novembre 2007, elle est soupçonnée d'avoir participé au meurtre d'un homme.
À Carcassonne, dans l'Aude, trois adolescentes ont été mises en examen, fin novembre, pour des faits présumés de séquestration : elles arrêtaient des automobilistes, les agressaient pour se faire remettre de l'argent ou une carte bancaire.
721 mineurs écroués Comment les arrêter ? « La majorité des mineurs mis en cause sont des récidivistes. Ils gravissent les étapes dans l'échelle de la violence et n'hésitent plus à nous affronter », raconte un officier de gendarmerie à Toulouse.
Le nombre de ces mineurs multirécidivistes, et ceux impliqués dans des affaires criminelles, est estimé à 9 000 en France. La ministre de la Justice Rachida Dati envisage de modifier l'ordonnance de 1945, pierre angulaire de la justice des mineurs, qui donne la priorité à l'éducatif.
Cette ordonnance a déjà été remaniée 31 fois… Rachida Dati explique vouloir « l'actualiser », en « individualisant les peines en fonction des tranches d'âge ». Pour les récidivistes impliqués dans des affaires criminelles, la ministre a décidé de multiplier les centres éducatifs fermés : il devrait y en avoir 47 en 2009. Le nombre des établissements pénitentiaires pour mineurs, EPM, doit également être revu à la hausse.
Début 2008, on compte 724 mineurs écroués en France, soit 1,2 % de la population carcérale. En 2002, ils étaient 900 derrière les barreaux. Une prison pour les plus durs Vu de l'extérieur, cela ressemble à une prison. Murs d'enceinte, absence de fenêtres… De l'intérieur, des petits pavillons et une cour engazonnée font dire à certains ados : « C'est crème, ici ! Le Club Med ! ». L'établissement pénitentiaire pour mineurs de Lavaur, dans le Tarn, inauguré au mois de juillet, a du mal à trouver… ses marques. Menaces de viol, insultes quotidiennes à l'encontre du personnel, tentative de strangulation d'une surveillante, plat de choucroute renversé sur la tête d'une éducatrice : « Entre le mois de novembre et le mois de décembre, le personnel a subi six agressions », déplore Jean-Christophe Bermond, secrétaire régional du syndicat CGT de la PJJ (Protection judiciaire de la jeunesse).
Ces informations n'ont pas été confirmées par la direction de l'établissement pénitentiaire. Lundi dernier, à l'EPM de Meyzieu près de Lyon, un adolescent s'est pendu. Hier, la ministre de la Justice Rachida Dati s'est rendue sur place.
Le week-end dernier à l'EPM de Marseille, deux jeunes détenus ont fait la belle. Ces nouvelles prisons sont-elles la panacée pour contenir les délinquants ? Il s'agit avant tout d'éviter de mettre les jeunes délinquants en contact avec les détenus adultes dans les prisons.
Progressivement, les quartiers pour mineurs dans plusieurs centres de détention vont fermer. « Les EPM restent des prisons, mais avec une prise en charge éducative meilleure », souligne Laurent Ridel, sous-directeur des personnes placées sous main de justice à la direction de l'administration pénitentiaire.
Debout à 7 h 30, les mineurs ont des cours délivrés par des enseignants, ils font du sport, mangent ensemble. « Pour des adolescents déscolarisés, désocialisés, sans repère, on passe de rien à tout, et cela ne va pas sans créer des tensions », explique un éducateur.
Parfois, un mineur refuse tout contact avec les adultes, préférant l'isolement d'une cellule : « Je mange ma peine et puis c'est tout ». D'autres explosent, se bagarrent, agressent. Ces détenus, même très jeunes, ne sont pas des anges. Ceux qui sont envoyés derrière les barreaux ont soit commis un crime, ou pour les plus de 16 ans, des délits graves. Il y a le cas de ces multirécidivistes qu'aucune mesure judiciaire, placement en foyer, en centre éducatif fermé, n'a pu arrêter. La prison est la dernière case.
L'administration pénitentiaire estime qu'il est encore trop tôt pour tirer un bilan de ces EPM après six ou huit mois de fonctionnement. Les syndicalistes de la CGT, réunis en coordination nationale des EPM ce jeudi à Lyon, jugent que les éducateurs en sont réduits « à du gardiennage ». « Il faut pouvoir créer un lien avec le mineur, souligne Jean-Christophe Bermond.
Et ce n'est pas avec de l'activisme, une salle de muscu et un atelier, que l'on peut y arriver ». À Lavaur, 40 adolescents, dont trois filles, sont détenus. Située entre un magasin de bricolage et une grande surface, cette prison moderne se fond dans le paysage d'une zone commerciale. Le soir, à la fenêtre de leur cellule, les jeunes détenus s'invectivent. Des cris qui rappellent aux riverains la présence de ces jeunes qui en ont pris pour un bail. 17 ans et 27 procédures Pas encore majeur et déjà un passé de « grand ».
Dans les fichiers de la justice toulousaine, le nom de ce Toulousain de 17 ans apparaît déjà dans vingt-sept procédures !
Vols, agressions, outrages à policiers, menaces, incendie… Son casier judiciaire compte déjà sept condamnations. En attendant les prochaines, et notamment de lourdes accusations dans le cadre des émeutes de novembre 2005 à la Reynerie où il est accusé d'avoir mis le feu à un bus détourné quelques minutes plus tôt. « Hyperviolent, prêt à tout, sans limite… Il est objectivement identifié comme dangereux », résume un policier qui l'a trop souvent croisé. La date de ses débuts « officiels », avec passage devant la justice, remonte à 2001. Cet enfant du Mirail avait alors 12 ans. Dernièrement, au volant d'une voiture volée avec violence quelques jours plus tôt, il a foncé droit dans un véhicule de police. Deux policiers ont été blessés et son arrestation a été très mouvementée sous un flot de cailloux…
Face aux policiers de la sûreté, l'intéressé ne s'affole pas : « Pas moi… » Et il faut sortir sa photo, réalisée par un radar automatique (!), au volant d'une autre voiture volée pour qu'il admette, du bout des lèvres, que peut-être, ce jour-là… La justice l'a renvoyé à l'établissement pénitentiaire pour mineurs de Lavaur. Dans vingt jours, il passera chez les grands, à la maison d'arrêt de Seysses. Pas la même histoire. « Peut-être le déclic », espère, sans y croire vraiment, une magistrate. l 18 % des faits de délinquance, en France, sont commis par des mineurs.
Entre 2006 et 2007, le nombre de mineurs mis en cause dans des affaires de violences a augmenté de 8,1 %, selon l'Observatoire national de la délinquance. Chez les filles, les mineures, cette augmentation est de 11,7 %. Toujours entre 2006 et 2007, on note une augmentation de 30 % de mineurs mis en cause dans des affaires de violence à l'encontre d'autres mineurs de moins de quinze ans !
Pas de prison pour les moins de 16 ans L'ordonnance de 1945, que souhaite « réactualiser » la ministre de la Justice, prévoit que les mineurs de moins de 16 ans ne peuvent être emprisonnés, sauf pour les faits criminels.
À partir de 13 ans, les mineurs délinquants peuvent être placés dans un établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM). Il existe cinq EPM en France, dont un à Lavaur. Deux autres vont ouvrir.
Publié le 10 février 2008 à 08h53 | Auteur : Jean Cohadon
L’actualité Santé du 12/02/08 8h20
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Ovaires : les ruses du cancer pour résister à la chimiothérapie Une étude réalisée par des chercheurs américains révèle pourquoi certains patients souffrant de cancers de l'ovaire deviennent au fil du traitement résistants à la chimiothérapie à base de platine, selon la revue britannique Nature.
Les gènes BRCA1 et BRCA2, qui ont capacité à réparer l'ADN -en protégeant les cellules d'agents agressifs, notamment cancerogènes- peuvent eux-mêmes prédisposer aux cancers du sein et de l'ovaire, en cas de mutation génétique. De telles "erreurs" génétiques sont à l'origine d'environ 10% des cancers de l'ovaire, selon les auteurs.
Ainsi, si les tumeurs de l'ovaire répondent initialement très bien à la chimiothérapie à base de platine, 70 à 80% des personnes traitées finissent par développer une résistance à ces médications, selon l'étude réalisée par les chercheurs du Centre de recherche sur le cancer Fred Hutchinson, à Seattle (Washington, nord-ouest).
De fait, selon l'équipe de Toshiyasu Taniguchi, lorsqu'elles sont exposées au cisplatine, certaines cellules du cancer de l'ovaire développent des mutations secondaires du gène BRCA2, qui lui redonnent ses capacités à réparer l'ADN et permettent ainsi à la tumeur de devenir résistante aux attaques de la chimiothérapie.
Elizabeth Swisher, directrice du programme de prévention du cancer du sein et de l'ovaire à l'université de Washington, a qualifié de "jamais vu" ce mécanisme de résistance à la chimiothérapie. Selon elle, il pourrait aider à "trouver de nouveaux moyens de redonner à des tumeurs leur sensibilité à la chimiothérapie".
Les chercheurs espèrent pouvoir expliquer, grâce à cette découverte, la résistance aux traitements de nombre de cancers, dont ceux du sein, de la prostate et du pancréas.
Nature publie parallèlement les travaux de l'équipe du professeur Alan Ashworth (Institute of Cancer Research, Londres) sur le cancer du sein et le gène altéré BRCA2, qui décrivent également ce mécanisme d'adaptation (restauration des capacités de réparation de l'ADN) des cellules cancéreuses pour survivre à la chimiothérapie.
Environ 5% de tous les cancers du sein sont dus à des anomalies génétiques héréditaires prédisposant à la maladie, selon cette équipe.
Cette découverte "devrait aider à trouver des moyens de contrecarrer ce problème de résistance", estime le Pr Ashworth, qui souligne que "la résistance aux médications est un problème commun à tous les types de cancer".
L’actualité Santé du 12/02/08 8h15
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Mode: trois mannequins anglais trop maigres écartés des défilés à Madrid Trois mannequins anglais, considérés comme trop maigres, ont été écartés des défilés de mode qui débutent lundi à Madrid, ont rapporté dimanches plusieurs médias espagnols.
Depuis septembre 2006, les modèles défilant au rendez-vous espagnol de la mode, Pasarela Cibeles, passent un contrôle médical pour déterminer leur indice de masse corporelle (IMC).
En cas d'IMC inférieur à 18 (1,75 mètre pour 55 kilos), seuil qui détermine la maigreur voire l'anorexie, les candidates sont recalées, ce qui a été le cas de 13 mannequins au total depuis la mise en place de ce contrôle.
Quelque 37 maisons ou créateurs, en majorité espagnols, présenteront leurs collections automne-hiver 2008/2009 lors de défilés dans les locaux de la foire exposition de Madrid (Ifema) de lundi à vendredi.
dimanche 10 février 2008
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
USA: la FDA met en garde contre les effets dangereux du Botox La Food and Drug Administration (FDA), l'autorité américaine de surveillance du médicament, a averti vendredi que l'usage de la toxine botulique, commercialisée notamment sous le nom de Botox, pouvait avoir des effets dangereux, voire mortels.
La FDA n'a pas été toutefois jusqu'à interdire la substance, utilisée par des millions de personnes dans le monde dans des traitements cosmétiques pour gommer les rides.
"La FDA a reçu des rapports concernant des réactions négatives systémiques dont des problèmes respiratoires et des décès à la suite de l'utilisation de toxines botuliques", indique un communiqué.
"Les rapports font état de réactions proches du botulisme, qui survient lorsque la toxine botulique se répand dans le corps au-delà de l'endroit où elle a été injectée", ajoute le communiqué.
"Les cas les plus sérieux ont provoqué l'hospitalisation et la mort", précise la FDA.
Ils se sont produits chez des patients, adultes et enfants, auxquels on avait injecté la toxine botulique à des fins thérapeutiques, pour des symptômes comme les contractions incontrôlables des muscles du cou et des épaules, le strabisme, des battements incontrôlés des paupières et la transpiration excessive sous les bras, ainsi que dans des cas de comblement des rides.
La toxine botulique est secrétée par la bactérie à l'origine du botulisme, une maladie mortelle que l'on contracte en mangeant des conserves avariées.
L'avertissement de la FDA intervient alors que l'association américaine de consommateurs Public Citizen, fondée par le militant Ralph Nader, a mis en cause récemment l'innocuité du Botox.
En analysant des données de la FDA, l'association affirme que le recours au Botox est à l'origine de 87 hospitalisations aux Etats-Unis entre le 1er novembre 1997 et le 31 décembre 2006. 16 personnes en seraient mortes.
Je vous souhaite à toutes et à tous, de réussir vos études !! votre vie !!
Bien amicalement Billywill.
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Arrestation au Népal du médecin indien responsable d'un trafic de reins La police du Népal a exhibé vendredi devant la presse le médecin indien arrêté la veille, soupçonné d'être le cerveau d'un vaste trafic international de reins en Inde et dont New Delhi réclame l'extradition.
Amit Kumar, un chirurgien quadragénaire, a été interpellé jeudi soir dans un hôtel de la province de Chitwan, situé à 80 km de Katmandou, a indiqué à l'AFP Kiran Gautam, un officier de la police du royaume himalayen.
"Je n'ai commis aucun crime" a hurlé M. Kumar devant une forêt de photographes et de caméras. D'après les enquêteurs, le fugitif était en possession de plus de 200.000 dollars en devises étrangères et indienne lorsqu'il a été appréhendé.
"Nous pourrions le déporter vers l'Inde, mais la procédure ne commencera qu'après son passage devant un juge pour être inculpé de violation de la législation sur les devises étrangères", a expliqué l'officier Upendra Kanta Aryal.
Mais l'Inde "fera une demande formelle d'extradition auprès des autorités népalaises", a indiqué son ambassade à Katmandou.
Interpol avait émis le 1er février des avis de recherche internationaux contre deux chirurgiens indiens --Amit Kumar et son frère Jeevan Rawat-- pour "transplantation illégale de reins, escroquerie et complot criminel".
Dans ce qui est probablement le plus grand scandale de trafic d'organes jamais mis au jour en Inde, la police avait effectué fin janvier des perquisitions dans des cliniques et résidences de Gurgaon, en banlieue de New Delhi.
Un médecin, des infirmiers et des intermédiaires ont été arrêtés et la police accuse MM. Kumar et Rawat d'être les cerveaux d'un crime organisé de plusieurs millions de dollars. Des Grecs ont également été interpellés à New Delhi: deux d'entre eux attendaient apparemment des greffes et une femme grecque aurait servi d'intermédiaire.
Sous l'autorité de M. Kumar "500 personnes auraient été opérées ces huit dernières années, sous la contrainte et clandestinement, puis leurs reins transplantés sur des patients étrangers", ont dénoncé l'Inde et Interpol.
Bien que M. Kumar clame son innocence, "il a dit avoir procédé à quelque 300 transplantations en Inde au cours des 12 dernières années", a affirmé le policier népalais, M. Aryal, ajoutant qu'il enquêtait sur de possibles victimes népalaises de ce commerce illégal.
En Inde, les donneurs d'organes sont des travailleurs déshérités venus des Etats les plus pauvres. Les dons de reins sont légalement autorisés en Inde, mais seulement entre membres d'une même famille et après le feu vert des autorités sanitaires. Pour autant, beaucoup disent être rackettés et vendent leurs organes illégalement pour gagner de l'argent.
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
"Devenir parent est parfois difficile. Parler peut vous aider": Un numéro vert national pour aider les parents et parfois sauver un enfant national "Allo parents bébé" a été ouvert vendredi par l'association Enfance et Partage, pour offrir une écoute professionnelle aux jeunes parents dépassés et prévenir les "mauvais gestes".
Aider un parent peut sauver un enfant: c'est cette idée qui a conduit Enfance et Partage, association de défense des droits de l'enfant gérant depuis 1988 un numéro national de signalement d'enfants en danger, à lancer "Allo parents bébé" (0 800 00 3456).
Pour l'association, la maltraitance des enfants, aujourd'hui mieux prise en compte en France, pourrait être évitée en agissant en amont, dès la maternité.
Le numéro est un "trait d'union avec les jeunes mamans qui ont besoin d'être rassurées sur leur compétence", mais il "peut permettre aussi de sauver un enfant avant un geste fatal", affirme Florence Francillon, sage-femme à l'Hôpital de Poissy St Germain (Yvelines), et membre du comité scientifique d'"Allo parents bébé".
Les deux professeurs obstétriciens Israël Nisand et René Frydman, également membres du comité scientifique, insistent sur le rôle préventif de ce numéro d'écoute.
La maltraitance, conséquence de la détresse des parents, intervient dans tous les milieux, rappellent-ils. Chaque année, environ 300 bébés sont "secoués" par des parents à bout de nerfs, selon les estimations d'Enfance et Partage.
"L'idée n'est pas de mettre un psychologue derrière chaque difficulté, mais de renvoyer les gens sur les bons interlocuteurs", précise Catherine Schor, psychologue référente d'"Allo parents bébé".
Les séjours de plus en plus courts à la maternité, l'éclatement géographique des familles, l'augmentation des familles monoparentales, la pression sociale liée à l'image idyllique de la maternité, expliquent les difficultés de certains jeunes parents.
"Avant, je discutais des heures avec les mamans à la maternité, les puéricultrices montraient les gestes, accompagnaient la montée de lait. Quand elles sortent au bout de trois jours, on n'a plus le temps", souligne Florence Francillon. "Je comprends l'intérêt économique de raccourcir l'hospitalisation, dit-elle, mais le risque de baby-blues est plus grand, d'autant qu'il n'y a aucun relais ensuite".
La multiplication des forums internet où les jeunes mères échangent des conseils, qui n'est pas vue d'un très bon oeil par les médecins, est aussi révélatrice d'un très grand besoin d'écoute, de conseils, au risque d'y trouver des réponses erronées.
"On n'est pas dans l'urgence médicale, ni dans le SOS biberon", prévient cependant Catherine Schor, "mais on est là pour rassurer, pour éviter les dérapages".
Le numéro vert, financé par des entreprises privées mais bénéficiant de l'appui de l'Assistance publique, est ouvert du lundi au vendredi de 10H00 à 13H00 et de 17H00 à 21H00. Pour l'instant, les parents excédés par les nuits sans sommeil ne pourront pas appeler à l'aide au-delà de ces horaires, faute de moyens.
Une campagne de communication est mise en place. Des affiches et dépliants, avec le dessin d'un cordon ombilical qui se termine en cordon de téléphone, seront distribués dans les PMI, et placés dans la mallette donnée aux jeunes accouchées à la sortie de maternité.
Un site internet,
a été ouvert en parallèle, pour le grand public et les professionnels.
jeudi 7 février 2008
Percutée par un véhicule, la voiture d'un étudiant s'enflamme hier matin sur le périphérique devant la Cité de l'espace.
Tragédie. 19 ans, brûlé vif dans sa voiture
Un drame épouvantable s'est joué hier matin sur le périphérique en marge des perturbations causées par le blocage des taxis.
Un jeune automobiliste âgé de 19 ans, Florentin Canciani, un habitant de Castelginest, est mort brûlé vif dans sa voiture à la suite d'un accident de la route. Il était 8 h 40 et le jeune homme se trouvait sur le périphérique intérieur devant la cité de l'Espace quand sa voiture a été percutée par l'arrière par un Peugeot Partner. Florentin Canciani n'utilisait qu'exceptionnellement sa Peugeot 106. Étudiant à l'école supérieure de commerce de Toulouse, il se rendait sur le site d'Entiore, à Balma, où se déroule sa formation.
Comme des dizaines d'automobilistes, il s'est retrouvé bloqué sur la voie de droite bien avant l'échangeur Montaudran. Une longue file de voitures de 800mètres s'étirait alors. Une file habituelle à cette heure-là, comme sur les autres sorties du périphérique souvent saturées, mais une file un peu plus longue en raison du blocage de la route de Revel par les taxis.
En dernière position dans le bouchon, le jeune homme a été violemment heurté par le véhicule utilitaire. La Peugeot 106 s'est aussitôt embrasée. L'étudiant, coincé dans l'habitacle mais toujours conscient, n'a pu s'extraire de la voiture.
Plusieurs automobilistes, témoins directs, se sont jetés sur la Peugeot en flammes mais personne n'a pu l'ouvrir. L'un d'eux s'est même brûlé les mains sur l'habitacle.
Le Peugeot Partner a lui aussi pris feu. À cet instant, à deux pas, sur le campus d'Entiore, plusieurs copains et professeurs de Florentin ont aperçu l'épaisse fumée sans imaginer une seconde la tragédie qui se déroulait. Le conducteur du Peugeot Partner, Valéry Francisco, 33 ans, technicien dans une société toulousaine, a été entendu hier par les policiers.
Choqué par l'accident mais indemne, il n'est pas parvenu à s'expliquer clairement sur les circonstances de la collision. Sur la vidéo qu'ils possèdent, les policiers n'ont distingué aucun temps de freinage.
Cet automobiliste est convoqué à nouveau ce matin au commissariat central. La disparition tragique de Florentin a causé un choc au sein de l'école de commerce où il était inscrit en deuxième année de la formation « Bachelor ».
Une formation destinée aux métiers du management. « C'était un élève modèle, gentil, apprécié de tous », soulignait hier le responsable des études. Doué pour les langues - il était un des rares étudiants qui avait ajouté l'allemand à l'anglais- Florentin, ancien élève du lycée Saint-Sernin, était aussi un passionné de guitare, de judo, de skate... Sa mère est professeur au collège de Fenouillet. Son père, ingénieur à la retraite, devait fêter hier son 62e anniversaire.
«Les taxis n'ont rien à voir avec cet accident»
Le président toulousain de la FNTI (Fédération nationale des taxis indépendants) réagit à l'accident qui a coûté la vie au jeune automobiliste : « Nous n'avons rien à voir, de près ou de loin avec ce regrettable accident.
Quand la victime a été percutée sur la rocade, aucun taxi ne s'y trouvait. Nous avons rejoint le périphérique entre 9 h 30 et 9 h 45. A 8 h 40, nous nous trouvions sur des carrefours inertes et comme toutes nos actions depuis la semaine dernière, c'est la sécurité avant tout.
D'ailleurs, on suit scrupuleusement les conseils que nous donnent les représentants de la gendarmerie et de la police et nous nous déplaçons si cela représente des risques.
Nous connaissons les dangers de la route, nous agissons dans le respect de l'autre. Cet accident est un coup du sort ; il est sans doute lié à une faute d'inattention. Nous n'y sommes strictement pour rien ».
Publié le 07 février 2008 à 09h34 | Auteur : J.-N. G.
Le SMS de Nicolas à Cécilia: «Si tu reviens, j'annule tout»
« Si tu reviens, j'annule tout ». Tel est, selon le Nouvel Observateur, le contenu d'un SMS qu'aurait envoyé Nicolas Sarkozy à son ex-épouse Cécilia, huit jours avant le remariage avec Carla Bruni.
Quoi, comment ? Ce n'était donc pas si « sérieux » avec Carla. Plus besoin en tout cas de perdre deux heures par jour à suivre avec assiduité « Les Feux de l'Amour ». Les scénaristes de ce feuilleton culte qui depuis trente ans rivalisent d'imagination pour faire, défaire et recomposer les couples doivent se sentir démodés, surpassés, ringardisés par le reality show élyséen qui enchaîne les épisodes les plus inattendus. La télé française n'a plus à s'inquiéter de la grève des scénaristes d'Hollywood. À l'Élysée, ça tourne.
Nicolas Sarkozy n'a donc pas reçu de réponse à son SMS. Et pour cause : selon des proches, l'éphémère première dame a reconquis le cœur du publiciste Richard Attias, qui l'enleva à Nicolas en 2006. Un mariage serait programmé pour le mois de mars. Celui de Nicolas et Carla samedi dernier n'aurait pas respiré le bonheur. Le Président a paru « très tendu ».
À sa conseillère Catherine Pégard qui lui soumettait un projet de communiqué, il a sèchement répliqué : « Pas besoin de communiqué, tous ces cons, j'en ai rien à foutre ».
Une question divise donc psychologues et chroniqueurs mondains : les bagues identiques pour son ancienne et son actuelle épouse ; le voyage médiatisé avec Carla en Jordanie, là où Cécilia était pour la première fois partie avec Richard Attias, le choix comme témoin d'une ancienne amie intime de Cécilia : messages codés de reconquête ou bien une vengeance ?
Maintenant, les conseillers du Président cherchent à le dissuader d'emmener Carla Bruni en Guyane. En 2006, il avait en effet médiatisé ses retrouvailles avec Cécilia par une croisière romantique en pirogue sur le fleuve guyanais Maroni. Va-t-on manquer cet épisode ?
Pascal Jalabert Publié le 07 février 2008 à 09h46
Baidu, le Google chinois, poursuivi par les majors
la superstar du web chinois, BAIDU, est une nouvelle fois dans le collimateur des multinationales du disque.
Certains résultats proposés par le moteur de recherche numéro un en Chine, pointent selon les majors, vers du contenu non protégé.
Trois majors contre Baidu
Ce sont ainsi Sony BMG, Universal et Warner qui ont attaqué le moteur de recherche à cause de ce contenu mis à disposition sans autorisation. Cette montée au créneau des majors fait suite à une première plainte déposée l’année dernière par l’IFPI (Fédération Internationale de l’Industrie Phonographique).
Mais la justice de Pékin avait alors blanchi Baidu. Il faut dire que l’entreprise fait partie des valeurs sures de la nouvelle économie chinoise. Elle détient en effet 58% de la part de marché des moteurs de recherche dans le pays. On se rend donc bien compte qu’il risque d’être très difficile de lui mettre des bâtons dans les roues.
mardi 5 février 2008
L’actualité Santé du 05/02/08 09h00
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Suppression de certaines publicités alimentaires des émissions jeunesse La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a présenté lundi de nouvelles mesures, dont l'encadrement de la publicité pour les produits alimentaires dans les programmes télévisés pour enfants, pour lutter contre l'obésité, qui reste préoccupante en France, malgré des signes encourageants.
Le collectif "obésité: protégeons nos enfants", qui regroupe six associations, dont les deux principales associations de parents d'élèves et l'UFC-Que Choisir, s'est félicité du "lancement d'une véritable politique de lutte contre l'obésité infantile".
Dressant devant la presse un bilan du Plan national nutrition santé (PNNS), Mme Bachelot a relevé que la politique de prévention "porte quelques fruits", avec "un ralentissement" de la progression de l'obésité chez les enfants".
"On ne peut pas s'en contenter", a commenté Mme Bachelot, estimant que les taux de surpoids et d'obésité ne sont "pas acceptables", d'autant qu'ils restent plus marqués chez les enfants issus de milieux défavorisés.
Selon les derniers chiffres disponibles, 3,5% des enfants de 3 à 17 ans souffrent d'obésité et 14,3% de surpoids, tandis que l'obésité concerne 16,9% des adultes et le surpoids 32,4%.
La ministre a présenté pour 2008 quatre mesures en matière de nutrition et de lutte contre l'obésité, en écho aux demandes du collectif "obésité: protégeons nos enfants".
Une réunion de concertation sur la publicité télévisée dans les programmes jeunesse sera organisée début mars avec pour objectif la suppression de la publicité pour certains produits alimentaires pendant les tranches destinées aux enfants d'ici avril.
"Je vais dans un premier temps faire appel au sens de l'autodiscipline", a indiqué Mme Bachelot qui attend des "engagements volontaires" des professionels.
En cas d'échec de cette phase volontariste, qui sera évaluée en mai, "je proposerai des mesures législatives d'interdiction", a-t-elle ajouté.
Sur le même principe, la ministre souhaite obtenir le retrait des confiseries et sucreries aux caisses des magasins. Une réunion avec les industriels et les représentants du commerce et de la distribution se tiendra courant février, "avec l'objectif d'un retrait effectif en juin".
Mme Bachelot a également annoncé des mesures en direction de la restauration scolaire, afin de faire appliquer règlementairement, pour la prochaine rentrée, les recommandations nutritionnelles dans les cantines.
Un Observatoire de la qualité alimentaire (Oqali) sera par ailleurs mis en place.
Un représentant de l'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir, Olivier Andrault s'est félicité "de l'ambition des mesures présentées".
La ministre a enfin présenté une première évaluation des messages sanitaires accompagnant depuis mars les publicités alimentaires. Ces messages sont accueillis favorablement par 87% des Français et bien mémorisés, notamment par les enfants, le message relatif à la consommation quotidienne de 5 fruits et légumes étant le plus spontanément cité.
Mais on peut craindre, a noté Mme Bachelot, que si les enfants ont mémorisé le message sanitaire, ils aient aussi mémorisé le message publicitaire.
47% des 8-14 ans interrogés dans le cadre de cette enquête disent d'ailleurs que les publicités qu'ils regardent leur donnent envie de manger ou de boire. 62% demandent à leurs parents d'acheter les produits dont ils ont vu la promotion à la télévision... et 91% déclarent les obtenir.
L’actualité Santé du 05/02/08 08h55
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Journées de prévention du suicide: alerter sur le lien entre addiction et suicide Les 12e Journées nationales pour la prévention du suicide s'ouvrent mardi sur le thème "addiction et suicide", avec l'objectif de fédérer les compétences pour faire reculer le nombre de suicides qui stagne en France depuis plusieurs années.
Première cause de mortalité chez les 35-44 ans, le suicide a entraîné 10.713 morts en 2005, selon les chiffres de l'Inserm cités par Michel Debout, président de l'Union nationale pour la prévention du suicide (UNPS), et médecin légiste.
L'UNPS, qui organise les Journées de prévention, a souhaité cette année alerter sur les liens entre suicide et addiction, en partenariat avec l'Association nationale des intervenants en toxicomanie (Anit) et l'Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (Anpaa).
"La tentative de suicide peut être l'expression d'une dérive addictive", explique le Pr Debout, qui cite plusieurs études montrant les liens entre suicide et addiction. L'alcoolo-dépendance joue un rôle dans 15 à 40% des suicides, tandis que le risque de faire plusieurs tentatives de suicide est multiplié par trois chez les consommateurs réguliers de cannabis.
Une conduite addictive peut aussi être le signe du mal-être d'une personne, quel que soit son âge et son statut. Si l'on pense spontanément aux adolescents, le Pr Debout souligne que les adultes sont aussi touchés, citant la consommation excessive d'alcool ou de médicaments. "Il y a un dopage au travail", dit-il, dénonçant "l'utilisation de drogues à des fins de performance".
Les derniers chiffres montrent une augmentation du nombre de suicides chez les adultes de 30 à 59 ans, qui avec 6.478 décès, représentent plus de 60% du total des suicides. Les plus de 60 ans représentent 34% (3.639). Le suicide est aussi la 2e cause de décès chez les 15-24 ans (567).
La consommation de produits psycho-actifs (drogues) "facilite le passage à l'acte", constate Jean-Pierre Couteron, président de l'Anit, invitant à s'intéresser davantage au risque de suicide, même s'il attire moins l'attention que l'overdose.
Françoise Facy, vice-présidente de l'Anpaa et directeur de recherche à l'Inserm, souligne pour sa part le parallélisme entre les inégalités régionales observées en matière d'alcoolisation et de suicide: le nord, l'ouest et une partie du centre de la France sont davantage touchés.
Ces spécialistes insistent sur la nécessité de mieux étudier les liens entre les deux phénomènes. La recherche du "statut toxique" de la personne décédée permettrait de "préciser le rôle des produits psycho-actifs dans le passage à l'acte suicidaire", indique le Pr Debout, regrettant que "la médecine légale n'ait pas les moyens en France de jouer un rôle de santé publique".
"Pourquoi n'arrive-t-on pas à faire pour le suicide ce qui a été fait pour les accidents de la route en matière d'analyse toxicologique?", s'interroge Françoise Facy.
Les 12e Journées de prévention seront marquées à Paris et en région par une quarantaine de conférences-débats, ouvertes par la projection de deux films décrivant les parcours addictifs et suicidaires d'un cadre en proie à des difficultés professionnelles et d'une adolescente confrontée à la difficulté de sa construction personnelle.
En partenariat avec la Macif, l'UNPS installera également mardi des espaces "envie de la vie" dans quatre points de passage de la capitale (Gare du Nord, Beaubourg, Cité des Sciences, Auber) et à l'Université de Brest.
L’actualité Santé du 05/02/08 08h55
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Un laboratoire de médecine légale présente une analyse plus précise de l'ADN Un laboratoire bordelais d'hématologie légale a mis au point un nouvelle méthode d'analyse des traces ADN, qui permet désormais d'effectuer des recherches d'empreintes génétiques à l'échelle cellulaire, a expliqué samedi à l'AFP son directeur, le Pr Christian Doutremepuich.
Spécialisé dans les empreintes génétiques et "l'identification de traces ou de personnes", le laboratoire a adapté une méthode utilisée en cancérologie, qui ouvre la possibilité "de changer d'échelle", puisque désormais, on pourra établir un profil génétique à partir d'une à 20 cellules, au lieu de plusieurs dizaines auparavant, a précisé le Pr Doutremepuich.
A condition que les cellules ne soient pas trop dégradées, "cela permet de travailler sur des quantités très faibles (de cellules), même si cela ne permet pas encore d'obtenir des résultats dans toutes les situations", a-t-il ajouté.
"Il y aura des conséquences sur les techniques de prélèvements", qui devront être "très rigoureuses", afin de ne pas altérer la qualité des échantillons, a poursuivi le professeur. Selon lui, dans les années à venir, il est toutefois probable que les scientifiques pourront parvenir à "faire parler" des cellules dites "dégradées" ou "réfractaires".
Présentées vendredi à 140 professionnels (magistrats, techniciens de scènes de crimes, etc), cette méthode a rencontré "un énorme intérêt de la part des enquêteurs", selon son instigateur, directeur du laboratoire qui a notamment travaillé sur l'identification des 152 victimes françaises du crash d'un avion en août 2005 au Venezuela.
Le procédé, qui fait intervenir une microdissection de la cellule associée à un rayon laser, a subi un protocole de validation de trois ans avant sa présentation officielle.
L’actualité Santé du 05/02/08 08h48
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Amiante: Citroën condamné pour "faute inexcusable" envers un ancien ouvrier .
Le tribunal des Affaires de sécurité sociale (TASS) de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a condamné Citroën pour "faute inexcusable" vis-à-vis d'un ancien ouvrier contaminé par l'amiante dans des usines des Hauts-de-Seine, a-t-on appris lundi de source judiciaire.
Le tribunal des Affaires de sécurité sociale (TASS) a condamné Citroën le 8 janvier pour "faute inexcusable" et a condamné la marque à verser "60.000 euros d'indemnité" à cet ancien ouvrier de 76 ans atteint d'un cancer des poumons et invalide à 80%, a-t-on appris auprès du greffe du TASS, confirmant une information publiée lundi dans le Parisien.
"Cette décision est très importante, c'est une victoire car il est très difficile de faire condamner une entreprise comme celle-ci, c'est la deuxième fois que Citroën est condamné pour faute inexcusable", a expliqué à l'AFP Henri Boumandil, de l'association de défense des victimes de l'amiante (Addeva 93).
Cet ancien ouvrier "a travaillé en alternance chez Citroën de 1958 à 1986, où il était en contact direct avec l'amiante et ses vêtements de protection étaient eux-mêmes en amiante", a ajouté Me Malika Adler, son avocate.
jeudi 20 décembre 2007
L’actualité Santé du 20/12//07 8h05
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Publication du guide des maladies professionnelles.
Un guide destiné à reconnaître et à prévenir les maladies professionnelles vient de sortir et est disponible gratuitement dans toutes les Caisses régionales d'assurance maladie, a annoncé mardi son éditeur, l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS).
Pour rendre plus facile la consultation des 112 tableaux du régime général de la Sécurité sociale et les 58 du régime agricole, la sixième édition de ce "guide des maladies professionnelles" comporte une classification à double entrée, par symptômes et par pathologie d'une part et par agents nocifs et situations de travail d'autre part.
Une version en ligne www.inrs.fr propose en outre dix types de commentaire pour chaque tableau (historique, nuisance, description clinique, éléments de prévention médicale, etc).
Pour l'instant, 40 des 170 tableaux sont dotés de commentaires rédigés par des spécialistes mais l'ensemble des textes devraient être disponibles avant la fin de l'été 2008.
"En 15 ans, le nombre de troubles musculo-squelettiques (TMS) présents dans tous les secteurs industriel, a explosé, passant de moins d'un millier en 1990 à un peu plus de 37.000 maladies reconnues en 2005", a expliqué à l'AFP le Dr Anne Delépine, l'une des auteurs du livre. "Elles représentent 80 % des maladies professionnelles reconnues dans les deux régimes".
"Parmi les causes de cette inflation figurent un meilleur repérage des cas mais aussi une augmentation des cadences répétitives de travail", a déclaré le Dr Delépine qui est conseillère médicale en santé au travail de l'INRS.
"Parmi les maladies émergentes, quelque 2000 cancers liés à une exposition à l'amiante sont reconnus chaque année", a-t-elle ajouté. "En terme de prévention, le bruit est certainement le facteur le plus difficile à maîtriser", a-t-elle également ajouté.
"Ce guide a pour objet de faciliter les démarches et améliorer la connaissance des risques professionnels au sein des entreprises où chez les médecins traitants", a-t-elle conclu.
L'INRS est une association type loi 1901 qui a pour rôle de "participer à la préservation de la santé et de la sécurité de l'homme au travail et de développer des solutions de prévention au profit de l'ensemble des entreprises et des salariés dépendant du régime général, ce qui représente 17,5 millions de personnes et deux millions d'établissements", a expliqué Bernard Siano, qui en est le responsable du département étude et assistance médicale.
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L’actualité Santé du 20/12//07 8h00
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Nouveau téléphone mobile pour enfants, colère des associations environnement.
Un nouveau téléphone mobile pour enfants est proposé pour les fêtes de fin d'année en France par les magasins de jouets Imaginarium, au grand dam de deux associations françaises qui réclament l'interdiction de ces appareils.
Après le Babymo et le Kiditel, le Mo1 est vendu depuis ce week-end sur le site imaginarium.fr ainsi que dans les points de vente de cette chaîne de magasins, d'origine espagnole.
En un peu moins de trois ans, c'est le troisième téléphone à tenter de percer sur ce "marché lucratif", dénoncent "Agir pour l'Environnement" et "Priartém" qui doivent rencontrer la ministre de la Santé Roselyne Bachelot le 15 janvier.
"Les associations exigeront de la part du ministère de la Santé des mesures fortes et immédiates visant à interdire la vente des portables explicitement destinés aux enfants", réclament-elles.
Les deux associations "s'indignent de l'inaction chronique et condamnable du ministère de la Santé sur cette question (...) alors que l'on sait que le cerveau des enfants absorbe 60% de plus de rayonnement électromagnétique que celui des adultes".
L'"absence de réglementation permet à n'importe quelle société industrielle ou commerciale peu scrupuleuse de mettre sur le marché un produit dont les conséquences sanitaires sont désormais connues", font-elles valoir.
La pression de l'opinion publique avait obligé les distributeurs à cesser la commercialisation des deux précédents appareils.
Avec sa dizaine de touches colorées, les fonctions du Mo1 (non recommandé pour des enfants de moins de 36 mois, précise la notice) ont été très simplifiées, tout en permettant à l'enfant de rester en contact avec ses parents.
Les appels entrants et sortants sont restreints sur la base des contacts introduits dans le répertoire. L'enfant peut aussi actionner deux touches avec numérotation rapide, l'une pour la mère, l'autre pour le père. Une touche d'appel en urgence est aussi disponible.
L’actualité Santé du 20/12//07 7h50
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Cinq tasses de thé vert par jour réduit le risque de cancer de la prostate.
Boire cinq ou six tasses de thé vert chaque jour peut réduire de moitié les risques d'un cancer de la prostate, indique une étude japonaise publiée mercredi.
Une équipe de chercheurs du ministère de la Santé a observé les habitudes alimentaires de 49.920 hommes âgés de 40 à 69 ans, entre 1990 et 1993, et a ensuite suivi l'évolution de leur état de santé jusqu'en 2004, a précisé le Centre national du cancer.
Pendant cette période, 404 hommes ont été diagnostiqués avec un cancer de la prostate, dont 114 à un état avancé, 271 avec un cancer localisé et 19 à un état indéterminé.
Une analyse a démontré que les risques de développer un cancer de la prostate à un état avancé était 50% inférieurs pour les hommes qui consomment au moins 5 tasses de thé vert, par rapport à ceux buvant moins d'une tasse par jour.
"Le thé vert n'a pas eu d'effet sur les cancers de la prostate localisés", a relevé l'étude, mais "le thé vert peut avoir un effet réducteur des risques d'un cancer de la prostate à un état avancé".
L'équipe de chercheurs a mis en évidence une substance appelée catéchine dans le thé vert qui peut contribuer à réduire les risques en abaissant le niveau de testostérone, une hormone masculine considérée comme un facteur de risque dans le cancer de la prostate.
Constatant que ce type de cancer était beaucoup plus rare en Asie comparé aux populations occidentales, les chercheurs ont supposé que la grande consommation de thé vert pouvait avoir un lien.
Les résultats de l'étude ont été publiés sur la version internet du Journal américain d'épidémiologie.
lundi 17 décembre 2007
L’actualité Santé du 17/12//07 18h35
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)

L'interdiction de fumer sera appliquée dès le jour du Nouvel An, promet Bachelot .
L'interdiction de fumer dans les bars, tabacs, restaurants, discothèques et casinos sera appliquée dès le 1er janvier et il n'y aura "pas de tolérances", a réaffirmé lundi la ministre de la Santé Roselyne Bachelot.
"Si vous rentrez de votre réveillon et que vous voulez prendre un petit noir au bistrot en bas de chez vous --s'il est ouvert, vous n'aurez pas le droit de fumer dans cet établissement", a indiqué la ministre sur Canal+.
Interrogée sur les personnes qui seront chargées de faire appliquer la loi, Mme Bachelot a indiqué que "ce sont les agents habituels, policiers, gendarmes, médecins de santé publique, agents de salubrité da la ville de Paris...". "Il n'y a pas besoin" d'effectifs supplémentaires, a précisé la ministre, soulignant que "le patron de l'établissement est garant du respect de la loi".
"Le décret est prêt depuis un an, tout le monde est au courant qu'il va s'appliquer. On n'a pris personne en traître", a rappelé la ministre, ajoutant que "le problème n'est pas d'ennuyer qui que ce soit, c'est d'éviter 66.000 morts par an par tabagisme actif et plus de 5.000 morts par an par tabagisme passif".
"Le décret doit être pour tous ceux qui fument une occasion d'arrêter", a conclu Mme Bachelot.
L’actualité Santé du 17/12//07 18h30
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Plus de 12 millions de nouveaux cas de cancer dans le monde en 2007.
Plus de 12 millions de nouveaux cas de cancer seront diagnostiqués dans le monde en 2007 et cette maladie provoquera 7,6 millions de décès ou 20.000 quotidiennement durant cette même année, selon des estimations de l'American Cancer Society publiées lundi.
Ces statistiques sont contenues dans le premier rapport de cette organisation privée sur les chiffres et faits du cancer dans le monde ("Global Cancer Facts & Figures").
Selon ce document, 5,4 millions de ces cancers et 2,9 millions de ces décès se produiront dans les pays industrialisés, tandis que 6,7 millions de cas et 4,7 millions de morts consécutives à cette maladie seront enregistrés dans les nations en développement.
Ces projections sont basées sur des statistiques de la banque de données Globocan 2002 compilées par l'agence internationale de recherche sur le cancer (International Agency for Research on Cancer/IARC).
Dans les pays les plus riches, les trois cancers les plus fréquents chez les hommes sont celui de la prostate, du poumon et colon.
Parmi les femmes, le cancer du sein, du colon et du poumon sont les plus communs.
En revanche, dans les nations en développement le cancer du poumon, de l'estomac et du foie ont la plus grande incidence parmi les hommes, alors que chez les femmes le cancer du sein, de l'utérus et de l'estomac sont les plus fréquents, selon ce rapport.
Dans les pays les moins développés deux des trois cancers les plus fréquents chez les hommes (estomac et foie) et chez les femmes (utérus et estomac) sont d'origine infectieuse.
Environ 15% de tous les cancers dans le monde sont liés à des infections. Mais dans les nations en développement le taux de cancer d'origine infectieuse est trois fois plus élevé que dans les pays industrialisés (26% contre 8%).
"Le fardeau du cancer s'accroît dans les pays en développement alors que la mortalité infantile et résultant de maladies infectieuses est en recul et que davantage de personnes vivent à des âges plus avancés quand l'incidence du cancer augmente", relève le Dr Ahmedin Jemal, un épidémiologiste de l'American Cancer Society et co-auteur du rapport.
La fréquence du cancer augmente également dans les nations les moins développées alors qu'une partie grandissante de la population adopte un style de vie occidental comme fumer, être plus sédentaire et consommer davantage de produits alimentaires riches en graisse saturée, ajoute-t-il.
Ce rapport contient également une section spécialement consacrée au tabac qui selon ce rapport a tué quelque cinq millions de personnes en 2000 dont environ 30% (1,42 million) ont résulté d'un cancer y compris 850.000 d'un cancer du poumon.
Au total le tabac a été responsable d'environ 100 millions de décès dans le monde au 20e siècle et devrait en provoquer plus d'un milliard au 21e siècle avec la grande majorité dans les nations en développement.
Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) quelque 84% des 1,3 milliards de fumeurs estimés dans le monde vivent dans les pays en développement ou dans les nations dont l'économie est en transition.
En Chine seule, l'OMS estime qu'il y a 350 millions de fumeurs soit plus que la population des Etats-Unis.
Si cette tendance se poursuit, le monde comptera deux milliards de fumeurs d'ici 2030 dont la moitié mourront de maladies liées au tabagisme s'ils n'arrêtent pas de fumer.
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L’actualité Santé du 17/12//07 18h25
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Nouveau foyer de grippe aviaire en Arabie: 22.500 autruches abattues .
Le ministère saoudien de l'Agriculture a annoncé lundi l'apparition d'un nouveau foyer du virus H5N1 de la grippe aviaire dans la région de Ryad où 22.500 autruches d'élevage ont été abattues.
L'apparition dimanche de ce nouveau foyer dans une ferme de la province d'Al-Kharj a conduit à l'abattage de l'ensemble des 22.500 autruches élevées dans cette ferme, la désinfection du site et la fermeture de l'élevage, a ajouté le ministère dans un communiqué publié par l'agence officielle Spa.
Ce nouveau foyer est apparu dans la région où 13.500 autruches d'élevage avaient été abattues la semaine dernière après l'apparition de cas de grippe aviaire, selon le quotidien al-Watan samedi.
Le 2 décembre, le ministre saoudien de l'Agriculture, Fahd ben Abdel Rahmane Balghounaim, avait annoncé qu'à la date du 30 novembre, près de 4,3 millions de volailles avaient été abattues en Arabie pour lutter contre le virus H5N1.
En novembre, lors de l'apparition des premiers cas, le ministère avait annoncé que plus de 3,5 millions de volailles avaient été ou allaient être abattues.
dimanche 16 décembre 2007
L’actualité Santé du 16/12//07 11h05
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Saône-et-Loire: un enfant de six ans décède d'une méningite foudroyante.
Un enfant de six ans, scolarisé à l'école de Saint-Germain-du-Bois (Saône-et-Loire), est décédé samedi matin d'une méningite foudroyante au CHU de Dijon, a-t-on appris auprès de la sous-préfecture d'Autun (Saône-et-Loire).
L'enfant, dont on ne savait pas samedi après-midi s'il s'agissait d'un petit garçon ou d'une fillette, était encore à l'école vendredi.
Il a été transféré dans la nuit à l'hôpital de Chalon quand la méningite s'est déclarée, avant d'être transféré au CHU de Dijon où il est décédé à 08h00 samedi matin, a-t-on précisé à la préfecture de Mâcon.
"Toutes les personnes et enfants ayant été en contact prolongé, répété et rapproché avec lui (familles, voisins de classe en particulier) ont pu bénéficier d'un traitement antibiotique prophylactique", a souligné la sous-préfecture d'Autun dans un communiqué.
"Il n'y pas lieu d'envisager une désinfection des locaux de l'école fréquentée par cet enfant", conclut-elle.





