dimanche 10 août 2008
L’actualité Santé du 09 /08/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
La taxation des produits gras et sucrés pour bientôt ?
Les sodas, pizzas, hamburgers, glaces, chips et autres produits de grignotage risquent de faire beaucoup parler d’eux à la rentrée. En effet, une taxe pour lutter contre l’obésité pourrait être mise en place. C’est ce que recommande un rapport commun de l’Inspection Générale des Affaires Sociales et de l’Inspection Générale de Finances transmis à Eric Woerth, et à Roselyne Bachelot à la fin du mois de Juillet.
Rappelons que l’année dernière, les Sénateurs avaient voté, pour lutter contre l'obésité, la création d'une taxe de 1 % sur les boissons sucrées, avant de reculer en Commission Mixte Paritaire. De son côté, le gouvernement s’était engagé à remettre au Parlement un rapport sur l’intérêt de cette taxe dite taxe nutritionnelle.
Le développement des pathologies liées au surpoids et à l'obésité parmi lesquelles l’hypertension, le diabète sont directement liées à la consommation excessive de graisses, de sucres rapides et d’alcool. Et si la prévalence des troubles et pathologies augmente, comment faire pour assurer l'avenir du financement de la protection sociale, demandent l’IGS et l’IGAS.
Les auteurs du rapport reconnaissent que l’efficacité d’une taxe nutritionnelle n’est pas assurée, mais il faut essayer de modifier les comportements.
Cette mesure fiscale apparaît donc comme une double mesure : d’une part, c’est une mesure de financement de l'assurance maladie, et d’autre part, c’est un « message » envers les consommateurs et les industries de l’agro alimentaires. Cette hausse des droits se ferait par l’application du taux de TVA à 19,6 % au lieu du taux à 5,5 % sur les produits jugés trop gras, trop sucrés sans réelle nécessité, par exemple les sodas, les produits de grignotage, les pizzas, hamburgers, etc.
L'Igas et l'IGF se penchent aussi sur la revalorisation des droits d'accises sur l'alcool, responsable de certains cancers qui sont trois fois plus importants que ceux liés aux autres produits alimentaires. Par ailleurs, toujours selon l'Igas, ce sont les populations les plus défavorisées qui se nourrissent le moins bien. Or, ce sont elles qui pourraient être les plus fortement pénalisée par cette nouvelle taxe.
La question risque donc de faire débat à la rentrée car les Députés et Sénateurs qui ont créé le groupe de travail sur le sujet vont-ils accepter un report de cette taxe nutritionnelle ?
Et puis il ne faut pas oublier que Valérie Boyer, Députée des Bouches du Rhône, a été nommée le 16 avril dernier Présidente d’une Mission d’information parlementaire sur la prévention de l’obésité.
L’actualité Santé du 09 /08/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Des modèles de maladies incurables créés via des cellules souches humaines
Des scientifiques américains ont cultivé en laboratoire de nouvelles lignées de cellules souches humaines reproduisant des défauts génétiques responsables de dix maladies incurables, comme la maladie de Parkinson, selon une étude parue jeudi dans la revue scientifique Cell.
Ces nouvelles lignées de cellules souches ont pu être réalisées grâce à une nouvelle technique: la conversion de cellules ordinaires de la peau et de la moelle osseuse d'individus atteints de ces maladies en cellules souches contenant la même erreur génétique, expliquent les chercheurs.
Cette technique pourrait accélérer les recherches pour mettre au point des traitements, espèrent-ils.
"La médecine cherche depuis longtemps un moyen d'étudier les maladies dans une éprouvette et de développer pour ce faire des cellules pouvant être cultivées et prendre la forme de nombreux tissus atteints, par exemple de différentes maladies du sang, du cerveau et du muscle cardiaque", explique le Dr George Daley du Howard Hughes Medical Institute (Maryland, est), principal auteur de cette recherche.
"Nous avons désormais le moyen de faire exactement cela, en créant des cellules pluripotentes de malades qui permettent de produire différents tissus et de les faire croître indéfiniment", poursuit-il.
"Nous pouvons ainsi créer des modèles de maladies avec des milliers de variations à l'aide de techniques classiques de culture cellulaire", ajoute le Dr. Daley, qui a travaillé sur ce projet avec des chercheurs de l'université Harvard (Massachusetts, nord-est).
Selon lui, ces cultures de cellules souches reproduiront les maladies humaines plus fidèlement les modèles animaux. Malgré la très grande similarité génétique entre les humains et les souris, les différences physiologiques affectent invariablement l'évolution de la maladie chez les ces animaux.
Dans certains cas, comme le syndrome de Down ou la trisomie 21, le défaut génétique responsable ne provoque pas les mêmes symptômes chez la souris.
Outre le diabète juvénile et la maladie de Parkinson, les autres maladies concernées par ces lignées de cellules souches sont notamment deux types de dystrophie musculaire, les maladies d'Huntington et de Gaucher et les syndromes de Down, de Shwachman-Diamond et de Lesch-Nyhan.
Cette technique permet de créer des cellules-souches modèle de toutes maladies, précisent ces chercheurs.
Ces chercheurs vont rendre ces nouvelles lignées de cellules souches porteurs de défauts génétiques accessibles à l'ensemble de la communauté scientifique par le biais d'un laboratoire financé par le "Harvard Stem Cell Institute", un organisme privé.
L’actualité Santé du 09 /08/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Sida: une combinaison thérapeutique inédite pour des patients en gros échec
Une combinaison thérapeutique "inédite" permettant de traiter avec une grande efficacité les patients en multi-échec et porteurs d'un virus immunodéficitaire ultra-résistant a été présentée jeudi à Mexico, dans le cadre de la Conférence sur le sida.
L'Agence française de recherches sur le sida (ANRS), qui a mené l'étude en partenariat avec deux laboratoires, souligne que "pour la première fois" une combinaison pour ces patients en gros échec présente "une efficacité comparable à celle observée chez des patients qui reçoivent un premier traitement".
Selon Jean-François Delfraissy, président de l'ANRS, il s'agit d'un ensemble de "trois nouvelles molécules" qui a permis, sur une étude de six mois, de constater chez 90% des patients traités "une charge virale indétectable", c'est à dire inférieure à 50 copies par ml. Le traitement a été bien toléré.
L'essai ANRS 139 TRIO, mené sur 103 patients suivis pour infection par le VIH depuis 17 ans en moyenne et sous traitements antirétroviraux depuis quelque 13 ans, a été coordonné par le Pr Yazdan Yazdanpanah (service des maladies infectieuses et du voyageur, Centre hospitalier de Tourcoing).
Les patients avaient un virus présentant "de nombreuses mutations de résistance aux trois principales familles d'antirétroviraux", selon un communiqué de l'Agence, pour qui il s'agit d'"une avancée pour la prise en charge des nombreux patients en situation d'échecs thérapeutiques répétés".
Ces résultats montrent aussi qu'on peut se fixer comme "objectif à atteindre" pour ces patients une charge virale inférieure à 50 copies par ml, note le Pr Delfraissy.
Un suivi à plus long terme est en cours de réalisation, pour déterminer si l'efficacité se maintient dans le temps.
L’actualité Santé du 09 /08/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Sida: de nombreuses questions restent ouvertes après la conférence de Mexico
La lutte contre le sida, avec trois millions de personnes sous traitement et beaucoup d'argent disponible, laisse ouvertes nombre de questions sur les coûts à venir, une prévention prometteuse et un vaccin toujours espéré, au terme de la conférence de Mexico.
Cette 17ème réunion internationale sur le sida, qui se tenait pour la première fois en Amérique latine, a rassemblé pendant six jours quelque 24.000 délégués de plus de 190 pays pour plus de 600 débats ou réunions, sans compter les 80 conférences de presse pour les 2.000 journalistes.
Elle s'est achevée vendredi avec des appels aux pays du G8 de respecter leurs engagements financiers et au monde entier de mettre un terme à la stigmatisation dont sont victimes les séropositifs.
"Nous sommes profondément troublés qu'à moins de deux ans de la date fixée pour un accès universel, le G8 ait fourni seulement un peu plus du tiers des ressources promises d'ici 2010", a dit Michel Kazatchkine, président du Fonds global de lutte contre le sida.
Si l'avancée des traitements a été saluée, puisqu'ils font de la pandémie une maladie chronique, la question des financements demeure lancinante pour la communauté internationale, qui y a consacré dix milliards de dollars en 2007.
Sur 33 millions de séropositifs à ce jour, 10 millions auraient besoin d'être traités dont un tiers le sont. Du fait d'une évolution lente de la maladie, le nombre de séropositifs à soigner croît chaque année.
Une augmentation des coûts est donc à prévoir --l'Onusida parle de 54 milliards de dollars à l'échéance de 2015-- du fait aussi du changement progressif de médicaments devenus inefficaces pour de nouvelles molécules et de nouveaux brevets.
Et pour certains responsables, il apparaît d'ores et déjà "improbable" que la communauté internationale ait les moyens de traiter pendant toute leur vie tous ceux qui ont ou auront besoin d'antirétroviraux, le virus ne lâchant jamais prise.
Et même si les progrès sont déjà considérables, les responsables des grands organismes spécialisés commencent à revenir sur l'engagement pris en 2006 par les Nations unies, "traitement pour tous en 2010". "On ne tiendra pas la date, mais c'est un objectif qui aide à avancer", notait un délégué à Mexico.
Plutôt que des subventions annuelles, il faudrait des "financements pérennes", estime Jean-François Delfraissy, directeur de l'Agence française de recherches.
Les chercheurs quant à eux estiment qu'ils n'ont "pas le choix" et qu'il est plus urgent que jamais de poursuivre la recherche sur le vaccin et les gels microbicides, qui n'a encore rien donné.
La prévention pour tenter de supprimer le problème à la source, en combinant notamment plusieurs moyens -préservatifs, circoncision, échange de seringues, changement de comportements-, a été au coeur de la Conférence de Mexico.
A cet égard, l'utilisation des anti-rétroviraux à titre préventif, dont le succès est avéré contre la transmission mère-enfant, suscite de nouveaux espoirs. Le Tenofovir, utilisé en post-traitement pour les personnels de santé qui se blessent, pourrait l'être aussi par ceux qui vont entrer dans une situation à risque. Les études n'ont pas encore abouti, mais les pronostics sont favorables.
De nouveaux sujets sont arrivés sur la table de la Conférence, tels que la stigmatisation, qui favorise la pandémie, et les problèmes des enfants.
L’actualité Santé du 09 /08/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Sida: les enfants manquent encore de tests de détection et de traitements
Les enfants, longtemps laissés pour compte dans la lutte contre le sida, manquent aujourd'hui encore de tests de détection et de traitements adaptés, ont souligné nombre de participants à la Conférence internationale sur le sida de Mexico.
Les chiffres fournis pour 2007 par l'Onusida sont sans appel :
- 2 millions d'enfants sont infectés par le virus (1,6 million en 2001), dont près de 90% vivent en Afrique subsaharienne.
- 370.000 enfants de moins de 15 ans sont nouvellement infectés (450.000 en 2002), dont 90% par transmission de la mère à l'enfant.
- 270.000 enfants sont décédés.
Ce qui n'a pas empêché le laboratoire Bristol-Meyers Squibb, au grand dam des associations, d'annoncer en mars qu'il cesserait fin 2008 la commercialisation de gélules d'Efavirenz particulièrement bien adaptées à l'usage pédiatrique, du fait d'un faible volume de prescription.
La grande majorité des mères n'ont pas accès aux méthodes très efficaces de prévention de la transmission mère-enfant: sur 100 mères séropositives, 30 à 40 donnent naissance à des enfants infectés, selon les experts.
Et sans traitement, "la moitié des enfants nés avec le VIH mourront avant d'atteindre l'âge de deux ans", souligne le Dr Fernando Parreno, pédiatre pour Médecins sans frontières au Zimbabwe.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) vient d'imposer de traiter les bébés le plus tôt possible, et donc de les dépister rapidement. Problème: les tests sont "compliqués et chers", disent les ONG, qui demandent des "tests rapides".
Quant aux traitements, les grands laboratoires ont eu du mal à s'y intéresser. "C'est le nord qui paie les recherches, et les pays du nord n'ont pas d'enfants séropositifs", explique Benjamin Coriat, chercheur en économie de la santé.
Faute de médicaments adaptés, on coupait en 2 ou 3 les médicaments pour adultes pour les donner aux enfants, comme le rappelle l'ancien ministre français Philippe Douste-Blazy, président d'Unitaid, un groupement spécialisé dans la fourniture de traitements pédiatriques.
Les militants du Fonds Clinton offraient dans les campagnes des coupe-pilules pour faciliter l'opération.
Aujourd'hui, il existe un sirop sur le marché -très amer- et quelques trithérapies sous forme de pilule unique -qui conviennent seulement à un certain type d'enfants. De nouvelles formules devraient bientôt être disponibles.
Au plan financier, chacun reconnaît qu'Unitaid a joué un rôle non négligeable en faisant qu'en deux ans le nombre d'enfants traités passe de 75.000 à près de 200.000. M. Douste-Blazy a annoncé à Mexico son intention d'en mettre sous traitements 100.000 de plus par an d'ici 2010.
En ce qui concerne l'accompagnement, essentiel pour les enfants, les stratégies divergent. Le réseau américain JLICA défend le "transfert de revenu", autrement dit une aide financière directe aux familles, sans passer par les ONG et leurs "consultants".
Car, dit Jim Kim, même si les médicaments sont gratuits, "le prix du ticket de bus empêche les plus pauvres des pauvres d'emmener leurs enfants aux centres de santé".
"Ils ont réinventé les allocations familiales", grommelle David Goetghebuer, conseiller au programme Enfants-Sida de MSF, qui défend quant à lui un suivi en collaboration avec les communautés locales.
Il reste encore, pour les enfants comme pour les adultes, à vaincre la stigmatisation et la discrimination.
Dans la revue Llavecitas, réalisée par des enfants touchés par le sida en Amérique centrale, Angelical, une petite fille de 10 ans, confie : "Je ne veux pas dire que je souffre de "ça" parce que les gens vont moins m'aimer".
vendredi 8 août 2008
jeudi 7 août 2008
mardi 5 août 2008
L’actualité Santé du 05 /08/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Médicament anti-obésité Acomplia: nouvelles mises en garde sur troubles dépressifs
Des troubles dépressifs peuvent survenir lors de la prise du médicament anti-obésité Acomplia, du groupe pharmaceutique Sanofi-Aventis, "tout particulièrement" dans les trois premiers mois du traitement, selon une nouvelle mise en garde de l'agence du médicament.
"Les troubles dépressifs apparaissent dans plus de la moitié des cas au cours du 1er mois de traitement et dans plus de 80% des cas dans les trois mois suivant le début du traitement", d'après un bilan après un an de commercialisation établi par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).
Ces troubles dépressifs peuvent survenir chez des patients sans antécédent de dépression ni épisode dépressif en cours, selon une analyse, datant de juin 2008, des notifications de réactions dépressives.
Un "suivi attentif des patients" est donc préconisé, "en particulier en début de traitement à la recherche de symptômes évocateurs de troubles psychiatriques, notamment de dépression", souligne une lettre adressée aux prescripteurs de l'Afssaps, de l'Agence européenne du médicament et de Sanofi-aventis.
"Si une dépression est diagnostiquée sous rimonabant (nom de la molécule commercialisée en Europe sous le nom d'Acomplia, NDLR), le traitement doit être arrêté. Le patient doit être suivi et traité de façon appropriée", précise-t-on dans cette lettre.
Dès sa commercialisation en 2006, la notice mentionnait le risque de dépression. En juillet 2007, y était ajouté une contre-indication pour les patients atteints de dépression caractérisée et/ou traités par antidépresseurs, ainsi que des mises en garde concernant les troubles dépressifs.
Fin mars 2008, en France, environ 160.000 patients ont été traités (en moyenne pendant 3,2 mois) par Acomplia.
"Au cours de cette première année (de commercialisation), 7 décès ont été rapportés. De mars 2008 à mai 2008, trois décès supplémentaires ont été notifiés. Parmi ces 10 décès, 3 sont d'origine cardiovasculaire, un est un coma diabétique chez un patient traité par insuline, 4 sont des suicides et les deux derniers sont de cause inconnue", selon le bilan.
L’actualité Santé du 05 /08/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Obésité: un rapport préconise de taxer des produits trop gras, trop sucrés
Un rapport remis à Bercy et au ministre de la Santé préconise de taxer davantage les boissons sucrées et d'augmenter la TVA sur certains aliments trop gras, trop sucrés ou trop salés afin de lutter contre l'obésité, indique mardi Les Echos.
Ce rapport de l'Inspection générale des finances (IGF) et de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), qui relance un débat ouvert depuis des mois, a été remis fin juillet aux ministres du Budget et de la Santé, Eric Woerth et Roselyne Bachelot, confirme-t-on dans ces deux ministères.
"La possible augmentation de la TVA n'est pas à l'ordre du jour", a toutefois indiqué le cabinet de M. Woerth, précisant que le rapport ne sera pas rendu public avant la fin août, date de sa transmission aux parlementaires pour examen.
"Si les déséquilibres alimentaires encore constatés aujourd'hui devaient perdurer, il est peu douteux que la prévalence des troubles et pathologies chroniques augmentera (...) et rendra peu soutenable l'avenir du financement de la protection sociale", écrivent à l'appui de leurs propositions l'Igas et l'IGF, cités par Les Echos.
Le surpoids et l'obésité favorisent la survenue de maladies cardiovasculaires, du diabète voire de certains cancers.
Le rapport propose une hausse de la TVA (de 5,5 % à 19,6%) sur les produits "trop gras, trop sucrés, trop salés qui ne sont pas de stricte nécessité", une hausse des droits d'accises sur les boissons sucrées, et une hausse de la TVA sur "le +snacking+: produits de grignotage, sandwichs, pizzas, hamburgers, etc.", selon le quotidien.
Le document plaide également pour un accroissement de la fiscalité sur l'alcool, évoquant ses coûts sociaux "mais aussi ses effets sur certains cancers".
Les Echos citent une source gouvernementale selon laquelle "ces taxes nutritionnelles ne seront pas proposées par l'exécutif lors des textes budgétaires de l'automne", en raison notamment de l'actuelle inflation sur les produits alimentaires.
L'Igas reconnaît elle-même, selon le quotidien, que "les populations les plus défavorisées, qui se nourrissent le moins bien, pourraient être les plus fortement pénalisées" par cette taxation.
L’actualité Santé du 05 /08/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Consommation d'héroïne : des "tendances alarmantes"
L'augmentation continue de la consommation d'héroïne notamment chez des jeunes plutôt bien insérés, sa banalisation croissante en milieu festif "techno" et l'ignorance des risques encourus (surdose, hépatites, sida...) constituent des "tendances alarmantes", selon les autorités sanitaires.
Ces tendances et "évolutions inquiétantes", observées en France, sont présentées dans les deux derniers rapports du dispositif TREND (Tendances récentes et nouvelles drogues) de l'Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT) établis à partir de diverses données dont certaines provenant de l'Afssaps (agence du médicament) et de l'Institut de veille sanitaire (InVS), précisent ces deux structures lundi dans un communiqué.
Elles pointent "une augmentation continue de la consommation, non seulement parmi les personnes habituellement usagères d'opiacés mais aussi, parmi des populations peu familières de ces produits. Ces consommateurs sont majoritairement jeunes et plutôt insérés socialement".
"L'usage par voie nasale ("sniff") apparaît aujourd'hui en nette augmentation, avec une poly-consommation (consommation de plusieurs produits en association ou successivement) très fréquente", relève ainsi la Direction générale de la santé (DGS).
Cependant, le recours à l'injection intraveineuse et sous-cutanée particulièrement à risque (transmissions des virus du sida, des hépatites, contamination bactérienne avec atteinte cardiaque...) existe toujours, avec une proportion importante de réutilisation de la seringue, de partage de celle-ci ainsi que du petit matériel (cupule, eau, coton...), note-t-elle.
"Une banalisation croissante du produit essentiellement en milieu festif techno", sans perception réelle de sa dangerosité, est relevée. Au moins un quart de ceux fréquentant le milieu festif techno a expérimenté l'héroïne (enquête 2007).
Les rapports soulignent également l'ignorance des nouveaux usagers sur les risques encourus et parfois même de la nature même du produit qu'ils consomment, par exemple que le "rabla" désigne en fait de l'héroïne.
Tout cela "pourrait avoir des conséquences graves sur la santé des usagers", dont une augmentation du nombre de décès, notamment par surdose, avertissent les autorités sanitaires, en évoquant le risque supplémentaire lié à l'héroïne très concentrée à l'origine d'un décès en Seine Saint-Denis.
dimanche 3 août 2008
L’actualité Santé du 02 /08/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Sida: coup d'envoi à Mexico de la 17ème conférence mondiale
22.OOO personnes se rassemblent dimanche à Mexico pour une grande conférence mondiale sur le sida où médecins, chercheurs, sociologues, associations, discuteront des immenses problèmes que pose toujours une maladie stabilisée, mais loin d'être vaincue.
Sur le thème "agir partout maintenant", on va discuter, au fil de dizaines de réunions quotidiennes, des traitements, des échecs rencontrés tout particulièrement pour la mise au point d'un vaccin, de la nécessité de développer encore plus les programmes de prévention... On parlera aussi des financements jamais suffisants, et des restrictions à la liberté de circulation des séropositifs, interdits en Russie ou en Chine, ou encore aux Etats-Unis pour un temps indéterminé.
Et comme cette réunion se tient pour la première fois en Amérique latine, la discrimination qu'y connaissent les séropositifs occupera une large place. On y défendra aussi les droits des orphelins du sida.
La conférence s'ouvre dimanche soir (19H00 heures locales, lundi 0H00 GMT) en présence du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, de la directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé Margaret Chan, du président mexicain Felipe Calderon. Très peu de responsables politiques seront de la partie.
Une jeune Hondurienne de 12 ans, elle-même séropositive, s'adressera de la tribune à l'assistance.
Les derniers chiffres d'estimations publiés cette semaine par l'Onusida, l'organisme des Nations unies en charge de la pandémie, font état de 33 millions de personnes atteintes, dont 22 millions en Afrique sub-saharienne et 2 millions d'enfants de moins de 15 ans. En dépit des efforts de prévention, encore 2,7 millions de personnes ont été nouvellement infectées en 2007, et 2 millions en sont mortes. Un chiffre en baisse depuis deux ans du fait de l'efficacité des trithérapies, encore distribuées cependant à seulement un tiers de ceux qui en auraient besoin, particulièrement en Afrique australe.
L’actualité Santé du 02 /08/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Partir en vacances quand on est handicapé reste encore trop souvent un rêve


Voyager, trouver un hébergement quand on est handicapé est aujourd'hui plus facile, avec la multiplication des sites labellisés "Tourisme Handicap", mais les obstacles financiers demeurent, car les vacances coûtent cher pour les handicapés, aux ressources souvent limitées.
Mis en place par le ministère du Tourisme en 2001, le label attribué par l'association Tourisme et Handicaps a été attribué à ce jour à près de 3.000 sites (2.906), hôtel, résidence, camping, chemin de randonnée ou plages.
Ainsi, une plage labellisée dispose de "tiralos", fauteuils amphibie, ou de tapis menant à l'eau.
La montagne s'apprivoise grâce au développement d'aides techniques comme le "fauteuil tout terrain" (FTT) ou la "joëlette", fauteuil mono roue muni de brancards qui permet, avec l'aide de deux personnes, d'emprunter des sentiers.
Tourisme et Handicaps estime que les professionnels commencent à être sensibilisés au problème de l'accessibilité, sollicitant souvent le label.
Des représentants d'associations de handicapés, comme l'Unapei (handicap mental), reconnaissent aussi que "les choses ont évolué", concernant l'information et la prise en compte du handicap.
La liste des lieux touristiques "labellisés" figure sur .
D'autres guides ou sites informent sur les possibilités pour les personnes en situation de handicap physique ou mental de voyager ou séjourner, comme, le guide vacances de l'APF (association des paralysés de France) publié chaque été ou le "Petit Futé, Handitourisme".
"On peut voyager seul plus facilement maintenant", affirme Jean-Philippe Bonpaix, responsable d'APF Evasion (département tourisme de l'APF), qui constate une baisse des demandes pour les séjours en centres adaptés.
Mais si les possibilités existent, partir reste trop souvent un rêve inaccessible.
Quand on veut partir seul, il faut trouver des aides humaines ou techniques, si l'on ne veut pas s'appuyer seulement sur la famille. Le coût en est souvent prohibitif, d'autant que ce sont les hôtels de catégorie supérieure qui sont le plus accessibles.
"Pour un handicapé, partir en vacances revient forcément plus cher que pour un valide", affirme Charles Carpentier, dont l'association, l'Unapei, milite au sein du mouvement "Ni pauvre, ni soumis" pour un "revenu d'existence décent".
Pour un handicapé qui ne peut pas travailler et qui reçoit 628 euros par mois d'AAH (allocation adulte handicapé), comment partir en vacances, interroge le collectif.
Le vacancier handicapé qui part en collectivité doit le plus souvent payer le séjour de son accompagnateur bénévole, comme des parents lorsqu'ils envoient leur enfant handicapé dans certains centres de vacances.
Encore faut-il trouver des bénévoles en nombre suffisant. L'APF, qui organise 125 séjours pour 1.300 vacanciers, lance chaque été un appel à bonne volonté. Il manque aujourd'hui, indique Jean-Philippe Bonpaix, une cinquantaine de personnes pour les séjours de la fin du mois d'août.
"Certains bénévoles ne se présentent pas, d'autres se rendent compte sur place des difficultés et s'en vont", dit-il, prévenant que si aucune compétence n'est requise, il faut savoir être disponible pour tous les actes quotidiens, toilette, repas, loisirs, et "être en bonne forme physique".
Jeunes, enseignants, retraités, les bénévoles "vivent des moments très riches", dit-il cependant, et "ils se font aussi plaisir".
vendredi 1 août 2008
L’actualité Santé du 01 /08/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Biotech: comme Roche avec Genentech, BMS convoite son partenaire ImClone
Le groupe pharmaceutique américain Bristol-Myers Squibb veut racheter son petit partenaire ImClone, dix jours après l'OPA du suisse Roche sur Genentech, alors que se dessine une vague d'acquisitions de groupes de biotechnologies par les grands laboratoires.
Bristol-Myers Squibb (BMS) a proposé jeudi d'acquérir la totalité de la société de biotechnologies ImClone, dont il détient déjà 16,6%, pour 4,5 milliards de dollars en numéraire.
ImClone est un spécialiste des traitements contre le cancer que préside le célèbre investisseur Carl Icahn.
La semaine dernière, le géant suisse Roche avait lancé une OPA de 44 milliards de dollars pour racheter le solde du capital qu'il ne détenait pas encore dans la société de biotechnologies Genentech.
Le nouveau domaine des médicaments conçus par génie génétique attire de plus en plus les grands labos, largement en panne de nouvelles molécules-phares, et dont les médicaments vedettes tombent un par un dans le domaine public pour y être récupérés par les fabricants de génériques.
BMS propose 60 dollars par action, soit 29% de plus que le cours de mercredi soir (46,44 dollars). Il fait valoir que ce prix est supérieur de 40% au prix moyen de clôture du titre sur le mois écoulé.
L'offre n'a pas été discutée préalablement avec la direction d'ImClone, comme l'atteste la lettre ouverte à la direction diffusée par BMS.
Une fusion des deux groupes serait "naturelle", y plaide le PDG James Cornelius, soulignant que ceux-ci sont partenaires depuis près de sept ans pour commercialiser l'Erbitux, un traitement du cancer colorectal métastasé découvert par ImClone, aussi utilisé pour les cancers de la tête et du cou.
M. Cornelius espère "rapidement un accord définitif" avec ImClone.
Dans un communiqué laconique, la société de biotechnologies a accusé réception de sa lettre et a indiqué qu'elle "étudiait la situation".
L'annonce de Bristol-Myers Squibb a fait bondir le titre ImClone à 63,93 dollars en clôture, le marché semblant estimer qu'il restait de la place pour un relèvement du prix offert par le grand laboratoire pharmaceutique.
D'autant que la possibilité d'une contre-OPA ne peut être exclue: les droits de l'Erbitux hors Amérique du Nord sont détenus par l'allemand Merck KGaA, sauf au Japon où les droits sont partagés avec Bristol-Myers. L'Erbitux a reçu l'agrément pour le Japon début juillet.
Bristol-Myers estime que l'acquisition, vu son prix élevé, ne devrait pas améliorer sa rentabilité avant 2012-2013. Et le marché a réagi tièdement à son initiative, avec un recul de l'action de 1,81%, à 21,12 dollars.
Son offre de rachat est une reconnaissance de la valeur montante d'ImClone, qui a vu son action grimper de plus de 40% en un an grâce au succès de l'Erbitux, son seul produit commercialisé, très coûteux pour les patients.
Une étude a montré le mois dernier que l'Erbitux bénéficiait à environ 60% des malades de cancers colorectaux.
L'Erbitux a enregistré des ventes de 1,3 milliard de dollars en 2007 et devrait demander l'agrèment pour être utilisé dans les cancers du poumon aux Etats-Unis au 2e semestre 2008, malgré des études encore non-concluantes.
BMS doit agir rapidement s'il veut trouver le moyen de compenser la future perte de chiffre d'affaires de ses produits-phares, en tête l'anticoagulant Plavix, dont le brevet expire aux Etats-Unis en 2011, et dont des versions génériques devraient être lancées en Allemagne dès cet été.
Quand apparaît une version générique, le chiffre d'affaires d'un médicament de marque peut chuter de plus de 60%.
Prévoyant des années difficiles, BMS a annoncé la semaine dernière un nouveau plan d'économies de 1 milliard de dollars d'ici 2012, malgré une hausse de 8,2% de son bénéfice au 2e trimestre, à 764 millions de dollars.
Le groupe américain avait déjà annoncé en décembre un plan de réductions de coût de 1,5 milliard, comprenant la suppression d'environ 10% de ses effectifs, soit 4.300 emplois.
Il se constitue aussi un trésor de guerre, avec la vente annoncé au 1er semestre de sa filiale ConvaTec (traitement des plaies) pour environ 4,1 milliards de dollars, une cession qui devrait être bouclée en août.
L’actualité Santé du 01 /08/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Conspuée ou encensée, la médecine du travail sur la voie de réforme
La récente mise en examen d'un médecin du travail dans une enquête sur des salariés victimes de l'amiante, illustre la nécessité de réformer la médecine du travail, une spécificité française créée en 1946, qui peine à relever les nouveaux défis de santé en entreprise.
Basée sur un mode de financement et de gestion reposant sur les employeurs (alors que les modèles étrangers sont basés sur des fonds publics), la médecine du travail française, à caractère uniquement préventif, est défendue en tant que conquête sociale mais régulièrement accusée d'être inféodée aux employeurs.
Le drame de l'amiante a particulièrement illustré les dysfonctionnements. Ainsi, un ancien médecin du travail du Port de Dunkerque a été mis en examen le 22 juillet à Paris pour "homicide involontaire", dans une enquête portant sur la mort de 16 dockers, la justice lui reprochant une insuffisance d'action.
En octobre 2007, un médecin des usines Ferodo-Valeo de Condé-sur-Noireau (Calvados) a été mis en examen pour des faits similaires.
En novembre 2007, le patronat a été accusé dans des enquêtes de presse de siphonner les caisses de la médecine du travail, suscitant un démenti du Medef dont des antennes territoriales étaient mises en cause.
Dans un contexte où fleurissent de nouveaux "risques" de santé lié à l'intensification du travail, comme les troubles musculo-squelettiques et les "risques psycho-sociaux" (stress, dépression..), un rapport du Conseil économique et social (CES) a souligné en février la situation "critique" de cette médecine.
Après une conférence syndicats-patronat-gouvernement fin juin, le ministre du Travail Xavier Bertrand a envoyé mardi aux partenaires sociaux un document d'orientation fixant des "pistes de réforme". Ils doivent préciser avant le 15 septembre s'ils souhaitent en débattre dans le cadre d'une négociation interprofessionnelle, qui devra "s'achever avant la fin 2008".
Les Services de santé au travail doivent "être de véritables services de prévention", écrit le ministre, reprenant le constat du CES, qui juge que les visites d'aptitude médicale au travail occupent une trop large part de l'activité des médecins, au détriment d'un travail de terrain.
M. Bertrand propose donc la suppression du régime de l'aptitude à l'exception notamment des visites médicales d'embauche.
L'indépendance du médecin du travail, payé par l'employeur, fait débat, certains salariés étant réticents à se confier à lui.
Pour le syndicat des professionnels de la santé au travail (SNPST), il y a parfois "de la lâcheté" de la part de médecins, mais l'organisation de la santé au travail "ne nous permet pas de remplir correctement nos missions, car elle est gérée par les patrons, qui ne sont pas les mieux placés pour pousser les médecins à agir".
"Les médecins sont payés par l'employeur, mais leur mission ne dépend par de lui, elle est fixée par la loi", fait valoir François Desriaux, de l'association de défense des victimes de l'amiante.
Pour la CFE-CGC, "l'Etat, via les directeurs régionaux du travail qui renouvellent l'agrément tous les cinq ans, a aussi sa part de responsabilité".
Le ministre du Travail propose notamment d'engager un changement du mode de financement du système.
Les partenaires sociaux devront aussi trouver une solution pour le suivi médical, aujourd'hui "insatisfaisant", des saisonniers, travailleurs à domicile et salariés des entreprises de sous-traitance ou intérimaires.
Enfin, la médecine du travail doit faire face à une crise démographique. D'ici cinq ans, 1.700 médecins sur les 6.500 actuels, partiront à la retraite.
L’actualité Santé du 01 /08/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Schizophrénie : du nouveau.
La schizophrénie touche une personne sur cent.
Pendant des années, la maladie a été expliquée avant tout par des perturbations relationnelles entre parents et enfants.
La revue britannique Nature publie trois articles confirmant l'importance des facteurs génétiques dans le déterminisme de la maladie. Par exemple, lorsqu'un jumeau est atteint, son frère présente un risque de 50 % de l'être à son tour. Mais les gènes, s'ils ont un effet majeur, ne sont pas la seule cause de la maladie.
Ces études ne sont que le début de la construction du puzzle génétique de la schizophrénie qui mettrait en jeu plus d'une centaine de gènes différents. Pour le généticien Daniel Cohen, les recherches en cours ouvrent la voie à une meilleure compréhension et à de nouvelles pistes thérapeutiques pour traiter cette maladie mentale. Cela fait dix ans environ que les généticiens essaient de découvrir l’origine de la schizophrénie.
Les trois études ont été réalisées par des équipes internationales, et portent sur de très larges populations de malades.
Les deux premières portent respectivement sur 1 433 et 3 391 malades. Ils ont été comparés à un nombre identique de personnes en bonne santé. Il en ressort que certaines perturbations du génome dites NCV (nombre de copies variant) caractérisées par des petits morceaux du génome manquants ou cassés se retrouvent bien plus souvent chez les malades que chez les témoins.
La troisième étude a comparé l'«orthographe» du génome de 479 malades à celles de 2 997 témoins. Elle met en évidence le fait que certaines anomalies dans l'alignement des bases (les lettres des gènes) sont associées à un risque accru de schizophrénie.
Si les chercheurs parviennent à identifier les gènes en cause, ils pourront élargir les pistes pour trouver les réseaux de protéines perturbées chez les malades. Et peut-être qu’à partir de là, de nouveaux traitements pourront être mis au point.
L’actualité Santé du 01 /08/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
ALZHEIMER : VERS UN NOUVEAU MEDICAMENT EFFICACE ?
Les traitements contre la maladie restent, pour l’heure, malheureusement inefficaces. Ils ne parviennent pas à enrayer la dégradation progressive des fonctions cérébrales. Lors de la conférence internationale sur la maladie d'Alzheimer, à Chicago, des médecins anglais ont présenté les résultats de leur essai clinique avec un médicament doté d'un mécanisme d'action innovant. L’étude concernait 321 patients, et les résultats s’avèrent plutôt prometteurs.
Cette maladie se caractérise par un déficit en acétylcholine (un neurotransmetteur cérébral), par des dépôts de plaques de protéine béta-amyloïde et enfin par la présence de neurofibrilles riches en protéine dite TAU dans les neurones. Jusqu’à aujourd’hui, les médicaments présents sur le marché visent tous à empêcher la destruction de l'acétylcholine.
Des produits en cours d’étude tels que les anticorps monoclonaux ou la vaccination ont pour objectif, eux, d’empêcher l'accumulation des plaques amyloïdes.
Enfin, une troisième étude se penche sur la protéine TAU afin d’empêcher, tout du moins de ralentir son accumulation dans les neurones.
C'est cette troisième approche qui a été décrite à Chicago, avec un médicament baptisé Rember (ou methylthiominium).
Concernant cette l’étude sur 321 patients atteints d'une forme légère ou modérée, ils ont été divisés en quatre groupes : les uns prenant 30, 60 ou 10 milligrammes de Rember, et les autres un placebo.
Les résultats montrent qu'au bout de dix-neuf mois, les patients qui ont pris le médicament dosé à 60 milligrammes ne présentaient pas de dégradation neurologique. Les symptômes demeuraient stables. En revanche, pour les patients sous placebo, leurs fonctions cognitives continuaient à décliner.
«Si ces résultats intéressants sont validés, ce sera la première fois que l'on démontre qu'un médicament peut ralentir le développement de cette maladie » a affirmé le Professeur Bruno Dubois de la Pitié-Salpêtrière.
Mais les chercheurs veulent être prudents, car dans le passé, des médicaments apparemment prometteurs lors d'essais de phase 2 se sont finalement révélés inefficaces lors d'études plus importantes.
Dossier à suivre donc …
L’actualité Santé du 01 /08/ 08
Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)
Première transplantation mondiale de deux bras entiers en Allemagne.



Une greffe de deux bras entiers a été réalisée, pour la première fois au monde, sur un homme amputé des deux membres, a déclaré vendredi la clinique universitaire de Munich (sud de l'Allemagne).
Le patient, un Allemand de 54 ans, se porte bien après une opération de quinze heures qui a eu lieu les 25 et 26 juillet grâce à la donation des bras d'un homme décédé, selon un communiqué de la clinique de l'université technique de Munich, Klinikum rechts der Isar.
Des transplantations de mains et avant-bras sans le coude ont déjà été réalisées dans le monde, mais jamais de bras entiers.
La difficulté de cette opération réside en particulier dans la distance sur laquelle doit s'opérer la régénération et la nécessité de transplanter beaucoup de moelle osseuse, très présente dans le bras par rapport à la main par exemple.
L'agriculteur avait été amputé de ses deux bras jusqu'aux épaules lors d'un accident du travail il y a six ans. Après avoir tenté sans succès par deux fois de s'aider de prothèses artificielles, il s'est tourné vers la clinique spécialisée dans la chirurgie plastique et des mains.
Une équipe de 40 personnes, spécialisées dans la microchirurgie et la transplantation, a participé à cette opération inédite sous la direction des professeurs allemands Christoph Höhnke et Edgar Biemer, précise le communiqué.
La préparation a duré plusieurs années: examen de la santé physique du patient - en particulier sa résistance à l'affaiblissement notoire du système immunitaire qu'entraîne une telle transplantation -, de son état psychique et de son environnement social. Puis recherche d'un donateur - décédé - de même âge, sexe, groupe sanguin et de même taille et couleur de peau que l'intéressé, d'après la même source.
Il reste désormais à maîtriser les problèmes de rejet et la rééducation des membres greffés.
Une quarantaine de greffes de la main se sont déroulées dans le monde depuis la première greffe d'une main d'une personne décédée sur un patient, réalisée à Lyon (France) en 1998 par le professeur Jean-Michel Dubernard.
Le 14 janvier 2000, le même Pr Dubernard avait réalisé la première greffe des deux mains et de la partie inférieure des avant-bras. L'opération avait duré 17 heures avec la participation d'une cinquantaine de spécialistes.
















