dimanche 16 décembre 2007

~ une petite info santé!!!~

L’actualité Santé du 16/12//07 10h25


Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)


Une action concertée nécessaire pour contrer l'épidémie mondiale d'obésité.


L'épidémie d'obésité ne pourra être enrayée sans une action concertée favorisant un accès plus équitable à une alimentation de qualité ainsi qu'à de meilleures conditions de vie et de travail, analyse une équipe internationale dans le British Medical Journal (BMJ) daté de samedi.

L'obésité est un problème global, mais est inégalement répartie selon les pays et à l'intérieur même de chaque pays, soulignent Sharon Friel (University College London, Londres, Grande-Bretagne), Mickey Chopra (Medical Research Council, Le Cap, Afrique du Sud), David Satcher (Morehouse School of Medicine, Atlanta, Etats-Unis).

Agir uniquement pour inciter les individus à manger mieux et à avoir plus d'activité physique, expliquent-ils, passe à côté du "coeur du problème", l'inégale répartition des facteurs favorisant un bon poids pour la santé.

Ils citent les plans d'urbanisme (favorisant ou non les déplacements à pied et l'accès à des espaces où se dépenser), les conditions de travail, les structures commerciales (grandes surfaces ou petits commerçants et marchés locaux)...

Selon les chercheurs, pour être efficace, une stratégie de prévention de l'obésité exige "une action concertée aux niveaux global, national et local", impliquant de multiples secteurs et dont les professionnels de santé seraient le fer de lance.

Pour illustrer les initiatives européennes contre l'obésité, le BMJ décrit le programme Epode (Ensemble prévenons l'obésité des enfants) lancé en janvier 2004 à l'échelon local par dix villes en France. Enseignants, professionnels de santé, parents, associations et commerçants sont invités à participer aux initiatives mises en place dans les écoles : établir des menus santé, découvrir les fruits et légumes, jouer à chat perché, prendre le "bus pédestre" c'est-à-dire aller à l'école à pied encadré par des adultes.

L'initiative Epode s'est étendue à 113 autres villes françaises (concernant plus d'un million de personnes) et a fait des émules en Belgique et en Espagne.

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L’actualité Santé du 16/12//07 10h20


Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)


Pakistan: premiers cas humains et premier décès de la grippe aviaire.


Un homme est mort fin novembre de la grippe aviaire dans le nord-ouest du Pakistan, a annoncé samedi le gouvernement, assurant qu'il s'agissait du premier décès connu dans le pays à la suite d'une infection par le virus H5N1.

Au moins six personnes ont été infectées par le virus dans la Province de la Frontière du Nord-Ouest (NWFP), dont quatre frères, "cinq se sont complètement rétablies et un homme est décédé du virus à l'hôpital", indique un communiqué du ministère de la Santé.

Une septième personne, l'un des frères de l'homme décédé, est également morte à l'hôpital "sans avoir pu subir de test" pour l'heure, ajoute le texte.

Muhammad Tariq est le premier cas connu de décès de la grippe aviaire au Pakistan. Cet homme d'une trentaine d'années s'occupait d'éliminer les animaux contaminés dans un élevage de poulets infecté par le virus H5N1 en octobre, a précisé à l'AFP un porte-parole du ministère de la Santé, Mazhar Nisar.

Sur trois de ses frères admis à l'hôpital de Peshawar, la capitale provinciale, l'un est décédé, selon M. Nisar.

"Nous ne pouvons pas dire de manière certaine de quoi il est mort car nous n'avons pas pu conduire les tests nécessaires sur lui", a ajouté M. Nisar, qui n'a pas souhaité dire pourquoi.

La controverse fait rage dans la communauté scientifique pour savoir si le virus est transmissible de l'homme à l'homme.

Des responsables de l'hôpital de Peshawar ont assuré à l'AFP que Muhammad Tariq est mort le 30 novembre, quelques jours avant son frère, admis en même temps que lui un mois plus tôt pour des symptômes similaires.

M. Nisar, qui a exclu qu'il puisse s'agir d'un cas de transmission de l'homme à l'homme, a assuré à l'AFP que les quatre frères "étaient impliqués dans l'élimination des volailles contaminées".

Une source médicale proche du dossier a assuré que des prélèvements sanguins de certains des patients avaient été expédiés dans un laboratoire à Islamabad et aux services de l'OMS.

Cinq des personnes admises à l'hôpital étaient d'Abbotabad, la sixième de la ville voisine de Mansehra, à quelque 50 km au nord de la capitale pakistanaise Islamabad, selon le ministère.

L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a recensé jusqu'à aujourd'hui 208 cas de décès par le virus de la grippe aviaire qui lui ont été rapportés, dont 92 en Indonésie, le pays le plus touché, avant le Vietnam avec 46 morts.

Aucun cas d'infection humaine n'a jamais été officiellement rapporté au Pakistan. Et les premiers cas d'infection de volatiles dans le pays datent officiellement de janvier 2004.

Samedi également, la Birmanie a rapporté son premier cas officiel d'infection humaine par la H5N1.

Une fillette de 7 ans, originaire de la région de Shan (est), infectée par ce virus hautement pathogène de la grippe aviaire, a été admise cette semaine dans un hôpital de Rangoun, a indiqué à l'AFP un responsable des services de santé.

samedi 15 décembre 2007

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L’actualité Santé du 15/12//07 18h30


Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)


Japon: un fauteuil roulant intelligent, avec système de radionavigation .


Un laboratoire japonais a présenté cette semaine à Tokyo un fauteuil roulant disposant d'un terminal d'informations et de radionavigation pour guider précisément un handicapé dans les lieux publics, en lui indiquant la présence d'équipements pour personnes à mobilité réduite.

Ce fauteuil roulant électrique high-tech "intelligent" est actuellement testé par des paralysés à Shizuoka, à 200 km au sud-ouest de Tokyo.

Au côté du "joystick" de commandes est placé une sorte d'assistant numérique personnel baptisé "Communicator", prototype du téléphone mobile de demain, conçu par le laboratoire YRP.

En fonction de ses déplacements, la personne handicapée entend et voit s'afficher automatiquement sur l'écran des informations sur le point précis où elle se trouve, le chemin à suivre et les services situés à proximité.

Elle peut ainsi demander où se trouvent les toilettes pour handicapés. Le système va non seulement les lui indiquer (visuellement et oralement), mais aussi lui montrer une vidéo sur le mode d'emploi des WC.

Pour proposer les bonnes informations au moment opportun et indiquer le chemin optimal, le terminal capte des signaux émis par des étiquettes électroniques, émetteurs infrarouges et autres marqueurs judicieusement dispersés dans les lieux publics.

Dans un registre voisin, le même laboratoire a également développé avec des industriels des plaques pour trottoirs intégrant des puces électroniques destinées à être lues par la canne d'un aveugle reliée au "Communicator".

Ce dispositif, qui est déjà déployé sur le campus de l'Université de Tokyo, permet d'indiquer précisément à un non-voyant où il est, vers quoi il se dirige, si un feu de signalisation pour piéton est vert et pour quelle durée, ou encore combien l'escalier qu'il s'apprête à emprunter compte de marches.

Toutes ces initiatives s'incrivent dans le cadre d'un projet national "Mobilité libre", financé par les pouvoirs publics, pour étudier comment les nouvelles technologies peuvent faciliter et sécuriser les pérégrinations des personnes âgées ou souffrant d'un handicap.

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L’actualité Santé du 15/12//07 18h05


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La première clinique musulmane de Russie ouvre à Moscou.


La première clinique musulmane a ouvert ses portes à Moscou, saluée par les responsables religieux comme un signe de plus grand respect de l'islam dans un pays qui compte 20 millions de musulmans.

Lors de la cérémonie d'inauguration début décembre, le grand mufti de Russie, Ravil Gainoutdine, a qualifié d"événement historique" l'ouverture de cette clinique, installée dans un bâtiment moderne, aux murs ornés d'inscriptions coraniques, dans le sud-est de la capitale russe.

"La communauté internationale peut désormais voir que dans la Russie multiethnique et multiconfessionnelle, chaque citoyen a le droit aux soins médicaux", a déclaré le grand mufti.

La clinique, qui compte une cinquantaine de médecins et infirmières, occupe le premier étage d'un centre médical privé. L'établissement offre aux patients une salle de prières, une salle d'ablution et un bar où on sert des repas halal.

L'examen des femmes est effectué par des infirmières et des femmes médecins, portant foulard islamique de couleur blanche, tuniques larges et pantalons, en présence des maris ou d'autres femmes. Les hommes sont traités par des hommes médecins dans une section à part.

"Ce qui est important ici, c'est l'atmosphère", dit un médecin syrien, Kadyr Makhmoud, installé en Russie depuis deux ans.

"Les femmes sont habillées d'une manière modeste, il y a un endroit pour les prières, c'est important pour les Musulmans", ajoute-il, assurant que "la communauté musulmane en avait besoin".

Un million des 20 millions de Musulmans vivant actuellement en Russie habitent à Moscou.

La clinique espère surtout attirer les diplomates du Proche-Orient et des pays du Golfe qui travaillent en Russie, mais préfèrent aujourd'hui se faire traiter dans leurs pays d'origine. Le grand mufti de Russie a appelé les diplomates à "envoyer leurs femmes" à la clinique.

Le prix moyen d'une visite médicale y est de 800 roubles (22 euros), ce qui reste très abordable pour un Moscovite moyen, notamment par rapport aux centres médicaux privés occidentaux.

La clinique a été ouverte avec le soutien de la ville de Moscou et du ministère de la Santé, dans le cadre d'une politique de conciliation avec la communauté musulmane après des années de relations tumultueuses, dans un pays majoritairement orthodoxe marqué par un renouveau de l'islam après la chute de l'URSS en 1991.

Le président Vladimir Poutine a déclaré en novembre, lors d'une rencontre avec les responsables musulmans du pays, que "les Musulmans jouaient aujourd'hui un rôle positif en Russie".

Cette nouvelle tonalité politique contraste avec le sentiment anti-musulman engendré entre autres par la guerre en Tchétchénie, où les rebelles islamistes sont encore actifs malgré la fin officielle du conflit.

Selon Viktor Kissine, chef de la chaîne de cliniques "Prix Qualité" qui héberge la clinique musulmane, des établissements similaires pourraient s'ouvrir dans d'autres villes comme Oufa, capitale du Bachkortostan (Oural) ou Kazan, au Tatarstan (Volga), des républiques russes à large majorité musulmane.

Selon Arslan Sadrïev, membre du Conseil des muftis, les hôpitaux du Caucase russe, là aussi à la population majoritairement musulmane, ne se différencient en rien du reste du secteur hospitalier russe.

"Nous espérons que le gouvernement considèrera cette clinique comme une expérience réussie et l'utilisera comme un exemple", conclut-il.

jeudi 13 décembre 2007

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L’actualité Santé du 13/12//07 10h40


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Merck rappelle un lot de vaccins contre la méningite du nourrisson.


Le groupe pharmaceutique Merck a annoncé mercredi le rappel de 13 lots de vaccins, dont il n'était pas en mesure de garantir la parfaite stérilisation, utilisés pour protéger les nourrissons contre les méningites dues à la bactérie Haemophilus influenzae de type B (HIB).

Les vaccins incriminés ont été mis en distribution à partir d'avril 2007, a indiqué la société américaine dans un communiqué.

Selon le quotidien Wall Street Journal, les 13 lots rappelés correspondent à un million de doses de vaccins. 10 lots contenaient un vaccin contre le HIB et trois lots un vaccin combiné contre le HIB et l'hépatite B.

"Le potentiel de contamination de n'importe quel vaccin est faible et, si une contamination devait être présente, son niveau serait faible", a tenu à rassurer le groupe dans son communiqué. Il a assuré ne pas avoir trouvé trace de contamination dans les échantillons rappelés qu'il a pu tester.

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L’actualité Santé du 13/12//07 10h35


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L'impression du temps ralenti lors d'un événement traumatisant: une illusion.


L'impression, chez les personnes vivant un événement traumatisant comme un accident, que le temps intérieur se ralentit à ce moment là n'est qu'une illusion, selon une expérience conduite par des scientifiques américains dont les résultats sont dévoilés mercredi.

"Les gens racontent souvent que les choses paraissent se dérouler au ralenti dans un accident", indique David Eagleman, professeur-adjoint de neurosciences et de psychologie à la faculté de médecine Baylor College à Houston (Texas, sud ouest).

"La question est de savoir si cette expérience du temps ralenti se produit vraiment intérieurement ou si cela arrive seulement rétrospectivement", dit-il, ajoutant que "la réponse est cruciale pour comprendre comment le temps est représenté dans le cerveau".

Pour tenter de trouver une réponse à cette question les chercheurs ont finalement décidé de faire sauter des volontaires d'une hauteur de 45 mètres au-dessus d'un filet de sécurité, atteignant dans leur chute de trois secondes une vitesse de 112 KM/H.

L'expérience a été divisée en deux parties. Les chercheurs ont tout d'abord demandé aux volontaires de mesurer avec un chronomètre la durée de la chute des autres. Ils leur ont aussi demandé combien de temps ils avaient mis pour tomber eux-mêmes dans le filet.

Tous les participants ont dit que leur chute avait duré 36% plus longtemps en moyenne, selon l'étude parue dans la "Public Library of Science One".

Ensuite, ils ont donné aux volontaires une montre spéciale avec les chiffres éclairés défilant à une vitesse normale et aussi plus rapidement. L'idée était que si leur perception du temps s'était vraiment ralentie durant leur chute ils auraient pu aussi déchiffrer les décimales défilant plus rapidement ce qui n'a pas été le cas.

"Nous avons découvert que nous ne sommes pas comme Neo, le héros du film "Matrix", évitant les balles en se mettant en situation de temps ralenti. Le paradoxe est que les participants ont l'impression que leur chute dure plus longtemps que la réalité", note David Eagleman.

Selon lui, cela peut s'expliquer par le fait que durant des événements terrifiants une partie du cerveau appelée amygdale devient plus active, mobilisant davantage de capacité de mémoire.

"Des évènements terrifiants sont liés à des souvenirs plus riches et plus denses et plus on a de mémoire d'un événement et plus longtemps on croit qu'il a duré", explique ce chercheur.

mardi 11 décembre 2007

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L’actualité Santé du 11/12//07 18h40


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La luminothérapie pour mieux s'adapter au décalage horaire .


La luminothérapie, qui utilise une lumière blanche comme celle du soleil, peut aider à "recaler l'horloge biologique" lors d'un décalage horaire, a expliqué le Dr François Duforez, lors d'une conférence de presse organisée mardi par Aéroports de Paris qui veut "initier" les passagers à cette pratique.

Une heure de décalage horaire nécessite habituellement un jour pour se recaler. Pour neuf heures de décalage, il faudrait neuf jours avant que disparaissent les symptômes, selon ce praticien du centre du sommeil et de la vigilance de l'Hôtel Dieu à Paris.

S'exposer une heure par jour le visage, et donc les yeux, à une lumière blanche de haute intensité pendant les trois premiers jours du voyage peut faciliter cette adaptation. Cette technique est notamment utilisée pour les sportifs passant d'un continent à l'autre lors des compétitions, a précisé le Dr Duforez.

Alors que plus de 4 millions de passagers sont attendus pour Noël, Aéroports de Paris entend "proposer gratuitement une initiation" à la luminothérapie du 20 au 31 décembre à Paris-Orly et Paris-Charles de Gaulle dans le cadre de séances "express" de 15 à 20 minutes.

Si l'on va vers l'ouest, l'exposition doit avoir lieu l'après-midi ou le soir pour retarder l'heure d'endormissement, mais quand on va vers l'est, c'est le matin, qu'il faudrait s'exposer à ce type de lumière, selon le Dr Duforez. Associer lumière solaire (dehors ou grâce à des lampes spéciales) et légère activité physique aide encore mieux à recaler son rythme.

La luminothérapie est pratiquée en milieu hospitalier pour "recaler l'horloge biologique" de patients souffrant de certains troubles du sommeil (s'endormant trop tôt ou trop tard) ou pour contribuer au traitement d'une dépression saisonnière liée au manque de lumière durant l'hiver. Des lampes peuvent être prêtées aux patients pendant trois semaines par l'hôpital.

Pour être efficace, la luminothérapie suppose une exposition pendant 30 à 45 minutes par jour à 30 cm d'une lampe d'une intensité d'au moins 2.500 lux (jusqu'à 10.000 lux). Il n'est pas nécessaire de fixer la lampe (on peut lire ou travailler), mais il faut l'avoir dans son champ visuel. Le glaucome est une des contre-indications.

La lumière, via des voies nerveuses passant par la rétine, réduit ou inhibe la sécrétion de la mélatonine, une hormone qui synchronise le sommeil. La lumière blanche du soleil (mais pas les lumières jaunes des bureaux ou logements) stimule donc l'éveil.

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Concurrence: mesures conservatoires à l'encontre du laboratoire Schering .


Le Conseil de la concurrence a ordonné mardi au laboratoire Schering Plough, soupçonné de pratiques anticoncurrentielles à l'égard d'un générique de son médicament Subutex, d'informer les médecins et les pharmaciens sur l'équivalence des produits princeps et des génériques.

Cette mesure, conservatoire, a été prononcée dans l'attente d'une décision au fond, qui intervient généralement dans un délai de 15 à 18 mois.

Dans un communiqué, le Conseil "enjoint au laboratoire Schering de publier à ses frais dans Le quotidien du médecin et Le moniteur du pharmacien un texte rappelant, d'une part, la bioéquivalence des génériques ayant obtenu une autorisation de mise sur le marché, et, d'autre part, leur possible substitution par les pharmaciens dès lors qu'ils sont inscrits au répertoire des génériques".

L'affaire a débuté en novembre 2006 par la saisine du Conseil par le fabricant danois de génériques Arrow, qui a profité de la fin, en mars 2006, du brevet protégeant le Subutex, commercialisé par l'américain Schering Plough, pour lancer en France un générique de ce substitut aux opiacées.

Or, selon Arrow, Schering-Plough "abuse" de sa "position dominante" sur ce marché, "en dénigrant le générique", et "en modifiant les conditions de commercialisation du Subutex de manière à procurer aux pharmaciens d'officine des avantages visant à empêcher le développement (de son) générique".

Le Conseil a justifié la mesure conservatoire par le fait que les pratiques de dénigrement dénoncées sont "susceptibles de produire des effets prolongés", en particulier sur "le degré de confiance vis-à-vis du ou des génériques concurrents du Subutex".

Il a expliqué avoir écarté des mesures d'urgence car les pratiques liées aux conditions de distribution mises en place par Schering Plough "ont cessé".

En mars 2007, le Conseil avait infligé une amende de 10 millions d'euros à GlaxoSmithKline France pour une pratique anticoncurrentielle, celles des "prix prédateurs", à l'encontre d'une version générique d'un de ses antibiotiques utilisés à l'hôpital.

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L’actualité Santé du 11/12//07 18h35


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Risque de cancer infantile accru près d'une centrale nucléaire, selon une étude allemande.


Les enfants de moins de cinq ans résidant à proximité immédiate d'une centrale nucléaire courent un risque statistique nettement plus élevé de souffrir d'un cancer, révèle une étude publiée samedi par le gouvernement allemand.

Selon cette étude réalisée par l'Office fédéral de protection contre les radiations, à partir de données statistiques portant sur la période 1980-2003 dans les régions proches de 21 réacteurs ou anciens réacteurs allemands, le risque de cancer augmente de 60% lorsque l'enfant habite à moins de 5 km d'une centrale, et même de 117% si on prend en compte uniquement les leucémies.

Pour arriver à ces résultats, les auteurs ont comparé le nombre de cancers recensés dans les zones proches des centrales avec le nombre d'enfants sains vivant dans ces mêmes zones, et avec la fréquence des cancers infantiles au niveau national.

Selon le quotidien Süddeutsche Zeitung qui a révélé l'information, "une des forces de cette enquête est que la distance entre le domicile et la centrale nucléaire, pour les enfants malades comme pour les enfants sains, a été déterminée à 25 mètres près".

Résultat: dans les zones à proximité immédiate des centrales (moins de 5 km), 77 cas de cancer ont été recensés chez les moins de cinq ans, soit un chiffre 60% plus élevé que celui qu'on aurait dû trouver en appliquant à ces zones les statistiques moyennes nationales. Pour les leucémies, 37 cas ont été comptés, au lieu de 17, soit 117% de plus que la normale.

"J'ai chargé la Commission pour la protection contre les radiations d'une étude détaillée de ces résultats (...) et de la question d'un éventuel rapport de cause à effet" entre les cancers et la proximité des centrales, a indiqué dans un communiqué le ministre de l'Environnement, Sigmar Gabriel.

Le ministre a toutefois précisé que, "dans l'état actuel des connaissances scientifiques, la hausse observée des cas de maladies ne peut s'expliquer par l'exposition aux radiations d'un réacteur nucléaire". En effet, selon M. Gabriel, "pour expliquer ce risque accru de cancer, il faudrait que la population soit exposée à des radiations au moins 1.000 fois plus élevées que celles issues des centrales nucléaires allemandes".

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L’actualité Santé du 11/12//07 18h30


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Journée nationale contre l'hypertension: plus de 14 millions de Français concernés .


L'hypertension artérielle n'est pas seulement un problème d'individu mais aussi une histoire de famille, ont souligné les spécialistes à l'occasion de la journée nationale dédiée mardi à cette maladie concernant plus de 14 millions de Français.

L'hypertension (HTA) touche plus de 14,4 millions de personnes en France, selon le Comité français de lutte contre l'hypertension (CFLHTA), organisateur de cette journée.

L'hypertension n'est certes pas contagieuse, mais on la retrouve fréquemment chez plusieurs membres d'une même famille: neveu, enfant, parent et même mari ou femme...

Selon une enquête réalisée pour CFLHTA, 44% des hypertendus traités ont un membre proche de leur famille soigné aussi pour de l'hypertension.

30% des couples en France sont concernés par l'hypertension avec un des conjoints au moins hypertendu.

Dans un couple sur dix, les deux conjoints sont hypertendus, selon cette enquête Flash 2007, réalisée par TNS Healthcare Sofres sur un échantillon de 4.500 individus de plus de 35 ans.

Après des années de vie commune en effet, chez des couples ayant peu de différence d'âge, les habitudes alimentaires et le mode de vie de chaque individu se ressemblent.

Ainsi, selon l'enquête, les 3/4 des couples interrogés partagent plus de 12 repas par semaine, 1/4 ont tenté de perdre du poids ensemble et 1/3 pratiquent une activité physique commune.

Mais 25% des hypertendus ignorent qu'ils le sont, selon le comité.

"Si votre conjoint vient d'apprendre qu'il est hypertendu ou si un membre de votre famille est concerné, il est important de s'interroger sur le risque de le devenir soi-même. C'est aussi le bon moment pour adopter avec lui de bonnes habitudes et l'aider dans la prise en charge de son hypertension; toute la famille va en tirer profit", conseille le Pr Xavier Girerd du CFLHTA.

Il s'agit d'adopter une alimentation équilibrée, sans excès de graisse et de sel, d'avoir une activité physique régulière, de réduire sa consommation d'alcool (2 verres de vin par jour maximum). Ne pas fumer, surveiller son poids, son cholestérol, sa glycémie (sucre sanguin) et sa tension font partie des conseils accessibles sur internet (www.comitehta.org), ainsi qu'un livret d'information pour l'hypertendu et sa famille.

L'HTA favorise le risque d'attaques cérébrales (AVC, accidents vasculaires cérébraux sources de mort et d'hémiplégie), d'insuffisance cardiaque ou d'infarctus du myocarde, selon les organisateurs de la campagne.

jeudi 6 décembre 2007

~ IMAGE (Pour un petit sourire)~

Les WC !! SVP !!


~ CLIP VIDEO !!~

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L’actualité Santé du 06/12//07 17h25


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Des millions d'enfants meurent chaque année faute de médicaments adaptés .


Des millions d'enfants meurent chaque année de maladies pourtant faciles à soigner parce qu'ils n'ont pas accès à des médicaments sûrs, efficaces et d'un coût abordable, a dénoncé jeudi l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Près des deux tiers des dix millions d'enfants de moins de cinq ans décédés en 2007 auraient pu être sauvés, a souligné l'OMS.

"Les enfants ne métabolisent pas les médicaments comme les adultes. Ils ont donc besoin de formes (de dosages) différents", a relevé l'OMS dans un communiqué.

"Les médicaments adaptés aux enfants sont fabriqués pour convenir à l'âge, à l'état général et au poids corporel de l'enfant à qui ils sont administrés", a-t-il ajouté.

L'OMS publie jeudi pour la première fois une liste de 206 médicaments essentiels destinés aux enfants, visant les infections prioritaires.

Il y a un important besoin de recherche pour les médicaments réservés aux enfants, de même qu'un meilleur accès aux produits à usage pédiatrique, a indiqué Hans Hogerzeil, directeur du département politique et normes pharmaceutiques à l'OMS.

Le problème est particulièrement aigu dans les pays en développement où des enfants sains risquent encore mourir de maladies qui peuvent facilement être traitées comme la diarrhée, a expliqué devant la presse le vice-directeur général de l'OMS Howard Zucker.

"Dans les pays en développement, vous avez des millions d'enfants qui meurent de quelque chose d'aussi simple que la diarrhée et la déshydratation, et il s'agit d'une situation terrible que nous devrions sûrement pouvoir inverser", a-t-il déclaré.

La diarrhée peut être facilement traitée par une réhydratation avec absorption par voie orale de sels et de zinc, mais les entreprises pharmaceutiques n'ont que peu intérêt à fabriquer ces produits dont la demande est faible dans les pays développés, a expliqué M. Zucker.

Howard Zucker a appelé les entreprises pharmaceutiques, les gouvernements et les autorités médicales à prêter davantage d'attention à ce problème, qui constitue un cas où il faut réfléchir à un modèle marketing différent.

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L’actualité Santé du 06/12//07 17h20


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Prothèses, fauteuils roulants: un coût de 4,2 millards d'euros 2006 pour la Sécu.


Les dispositifs médicaux, qui regroupent l'ensemble des produits de santé sauf les médicaments, ont représenté en 2006 un coût de 4,2 milliards d'euros pour la Sécurité sociale, a annoncé jeudi la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam).

Il existe près de 3.000 "dispositifs médicaux" différents, allant des pansements aux fauteuils roulants, en passant par les lits médicaux, les prothèses, bas de contention ou encore les bandelettes de test glycémique pour les diabétiques.

"En 2006, les dépenses liées à ces dispositifs se sont élevées à 4,2 milliards d'euros" pour l'ensemble des régimes d'assurance maladie (salariés, agriculteurs, professions libérales), a indiqué le directeur de la Cnam, Frédéric van Roekegem, au cours d'une conférence de presse.

Pour le seul régime général des salariés, le coût a atteint 3,5 milliards d'euros. "En six ans, ces dépenses ont augmenté de 1,4 milliard d'euros", a relevé la responsable des produits de santé à la Cnam, Monique Weber.

Les prescriptions de dispositifs médicaux, qui ont concerné 12 millions d'assurés en 2006, en particulier des personnes âgées, "émanent à 63% des médecins généralistes", a-t-elle précisé.

Cette hausse est en grande partie liée, selon la Cnam, au développement du maintien à domicile des patients, dont les séjours à l'hôpital sont de plus en plus brefs.

"Plus de 50% des dépenses concernent les matériels de maintien à domicile, qui sont passés de 800 millions d'euros en 2000 à 1,6 milliard en 2006", a poursuivi Mme Weber.

Près de 35% des dépenses, soit 1,4 milliard d'euros, se partagent à part égale entre les dispositifs liés à un handicap (prothèses, optique, audioprothèses) et les "produits implantables" comme les prothèses de hanche ou les valves cardiaques.

Les outils d'auto-traitement du diabète (lecteurs de glycémie, seringue etc.) ont pour leur part entraîné 384 millions d'euros de dépenses, selon la Cnam qui déplore l'absence de bandelettes "génériques", dont le coût serait moins élevé que le coût actuel, 40 centimes d'euros l'unité.

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Sécu: 206 millions d'euros d'économies en deux ans en luttant contre les fraudes .


La lutte contre les fraudes et abus a permis à la Caisse nationale d'assurance maladie d'économiser 206 millions d'euros en 2006 et 2007, selon un bilan présenté jeudi par la Cnam, qui rappelle toutefois que le risque de fraude est évalué à seulement 1% des dépenses d'assurance maladie.

"Le programme de lutte contre les fraudes initié depuis 2005 a permis d'obtenir des résultats substantiels", a commenté le directeur de la Cnam, Frédéric van Roekeghem, au cours d'une conférence de presse.

Il a chiffré à 206 millions d'euros les économies réalisées en 2006 et 2007 grâce notamment à des contrôles ciblés sur les arrêts de travail injustifiés, la tarification appliquée dans les établissements de santé ou encore les opérations de chirurgie esthétique.

Concernant les arrêts de travail, l'assurance maladie, qui contrôle désormais les arrêts longue durée au 45e jour, contre le 60e auparavant, estime à environ 34 millions d'euros les économies réalisées depuis deux ans.

Le contrôle de la tarification à l'activité des établissements a pour sa part permis d'engranger quelque 70,7 millions d'euros. Celui des opérations de chirurgie esthétique a dégagé 13,7 millions d'euros.

Le montant de ces fraudes, des actions engagées "avec l'intention de nuire" et qui doivent être différenciées des abus et gaspillages, doit toutefois être relativisé. Le déficit de l'assurance maladie devrait ainsi s'élever à 6,2 milliards d'euros.

"L'ordre de grandeur du risque de fraude organisée est évalué à environ 1%" des dépenses d'assurance maladie, a relevé M. van Roekeghem.

La Cnam va poursuivre en 2008 ce programme de lutte, en y ajoutant des contrôles renforcés en matière de transports sanitaires, de facturation des établissements pour personnes âgées et des laboratoires d'analyse.

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L’actualité Santé du 06/12//07 7h55


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Deux soeurs siamoises du Nigeria séparées avec succès en Allemagne.

Deux fillettes siamoises du Nigeria ont été séparées avec succès lors d'une opération en Allemagne il y a deux semaines, a annoncé mardi la clinique pédiatrique de l'Université de Munich (sud), où a eu lieu l'opération.

Mercy et Goodness, âgées d'un peu moins de deux ans, étaient unies par le ventre.

"Elles vont bien. L'opération a eu lieu exactement comme prévu, sans aucune complication" et "elles pourront vraisemblablement mener une vie tout à fait normale", a déclaré le directeur de la clinique, Dietrich von Schweinitz.

Six chirurgiens et deux équipes d'anesthésistes ont été mobilisés pendant quatre heures et demie pour cette opération qui a eu lieu le 21 novembre mais n'a été annoncée que mardi.

Une chance pour les deux petites filles : "leurs organes s'étaient développés en double dans le ventre de leur mère. Elles ne partageaient que le foie", ce qui a simplifié les travaux de chirurgie, a souligné la clinique.

"Toute l'action a été maintenue secrète afin de laisser les médecins travailler en paix et leur ôter toute pression extérieure", a précisé la clinique dans un communiqué.

Les deux fillettes avaient été repérées et prises en charge au Nigeria par les Soeurs de la Croix Rouge allemande (DRK-Schwesternschaft), qui ont organisé leur voyage jusqu'en Allemagne grâce à des dons. La compagnie aérienne allemande Lufthansa a pris en charge tous les frais de transport.

Elles vont rester "encore quelque temps à Munich, le temps que les cicatrisations se fassent" et que les enfants "reprennent des forces", a indiqué le Dr von Schweinitz. "L'une est plus robuste que l'autre, mais ce sont des enfants tout à fait normales", a-t-il souligné.

La clinique pédiatrique de Munich affirme être l'établissement médical d'Allemagne le plus expérimenté dans ce domaine. Elle a réalisé au cours des cinq dernières décennies treize opérations de séparation d'enfants siamois, dont onze ont réussi, selon son communiqué.

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L’actualité Santé du 06/12//07 7h45


Pratis News (L’UNIVERS 100% MEDECIN + AFT)


Appel urgent au don de sang, situation alarmante des stocks en France .


L'Etablissement Français du Sang (EFS) lance mardi "un appel urgent au don" de sang en évoquant la "situation alarmante" des stocks sanguins.

"A ce jour, le stock de produits sanguins n'est pas suffisant pour faire face au risque de pénurie qui s'annonce à l'approche des fêtes de fin d'anneé", avertit l'EFS qui dispose de seulement "10 jours de stocks en globules rouges".

Les besoins des malades continuent à augmenter (+5% en 2007) alors que le don ne progresse pas dans les mêmes proportions. Chacun doit donc être convaincu qu'il y a urgence à venir donner.

Quelques jours après avoir constaté une baisse de fréquentation des sites de collectes à la suite des perturbations liées aux mouvements sociaux, l'EFS signale ainsi "un niveau de stocks de produits sanguins très préoccupant dans de nombreuses régions françaises, notamment en Ile de France et PACA".

"Afin de répondre aux besoins croissants des malades, il appelle les donneurs et ceux qui n'ont encore jamais donné à se mobiliser massivement dans les jours à venir".

Chaque année en France, 500.000 malades ont besoin de produits sanguins, principalement utilisés pour des interventions chirurgicales, le traitement des maladies hématologiques et des cancers ou encore lors des accouchements.

Mais la consommation en produits sanguins augmente de façon continue. "Auparavant épisodiques, les périodes de tension concernant le niveau de stocks de sang sont de plus en plus fréquentes", constate l'EFS.

"Cette situation difficile s'explique principalement par un déséquilibre croissant entre une demande en produits sanguins en forte augmentation (estimation de + 5% entre 2006 et 2007) et des dons qui stagnent (seuls 4% des Français ont donné leur sang en 2006, soit environ 1,5 million de personnes)", explique l'EFS.

Tous les jours en France, de l'ordre de 8.800 dons sont nécessaires, estime-t-il.

Pour donner son sang, il faut avoir de 18 à 65 ans (60 ans pour un 1er don), être en bonne santé et ne pas avoir été dans une situation à risques (voyages dans certains pays étrangers, rapports sexuels non protégés...) au cours des mois précédant le don.

S'abstenir, si l'on a subi un tatouage ou un tatouage pierçing il y a moins de 4 mois, une intervention chirurgicale ou des soins dentaires récemment, si l'on pèse moins de 50 kg, si l'on a déjà subi une transfusion ou souffert du paludisme.

Les personnes ayant vécu au moins 12 mois dans les îles britanniques entre 1980 et 1996, période de la crise de la "vache folle", sont exclues du don en France comme dans d'autres pays.

Les contre-indications au don sont précisées sur le site internet : www.dondusang.net/faq.htm.

Pour savoir où donner : www.dondusang.net - rubrique "Où donner?". On peut également téléphoner au numéro Azur : 0 810 150 150 (coût d'un appel local depuis un poste fixe).

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L’actualité Santé du 06/12//07 7h45


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La forme cardiorespiratoire clé de la longévité plus que le poids .


Les personnes de plus de 60 ans qui font de l'exercice et sont en bonne forme physique vivent nettement plus longtemps que celles qui sont sédentaires et ce indépendamment de l'indice de masse corporelle, selon une étude publiée mardi aux Etats-Unis.

Des recherches précédentes avaient montré que l'obésité et l'inactivité physique accroissent le risque de mortalité chez les adultes d'âge moyen. Mais aucune étude ne l'avait attesté pour les personnes plus âgées.

"Nous avons observé que des personnes obèses plus âgées mais en bonne forme cardiorespiratoire avaient un risque de mortalité, quelqu'en soit la cause, plus bas que celles ayant un poids normal" mais n'étant pas en bonne forme physique, écrit le Dr Xuemei Sui de l'université de Caroline du Sud, principal auteur de cette étude parue dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).

"Nos données laissent penser que le niveau de forme cardiorespiratoire chez les plus de 60 ans modifie le rapport entre obésité et mortalité", ajoute-t-il.

Les chercheurs ont analysé le lien entre le taux de mortalité et la forme cardio-respiratoire ainsi qu'avec différentes mesures cliniques d'adiposité.

Cette recherche a porté sur 2.603 adultes de 60 ans et plus (âge moyen de 64,4 ans), dont 20% de femmes et 80% d'hommes.

Le degré de forme physique a été évalué en fonction de la durée et de l'intensité d'exercices réalisés sur un tapis roulant tandis que l'adiposité a été mesurée par rapport à l'indice de masse corporelle (IMC).

Les auteurs de l'étude ont dénombré 450 décès dans ce groupe durant un suivi de 12 ans en moyenne. Ils ont constaté que les personnes décédées étaient plus âgées, en mauvaise forme physique et avaient davantage de risques cardiovasculaires que celles qui ont survécu.

Mais les mesures d'adiposité ne montraient pas de différence entre les décédés et les survivants.

Les sujets jouissant de la meilleure forme physique souffraient généralement moins de facteurs de risques cardiovasculaires, tels que l'hypertension, le diabète ou le cholestérol.

Le taux de mortalité des sujets bénéficiant de la meilleure forme physique est en général de 50% inférieur à celui de ceux qui ont une mauvaise forme cardiovasculaire.

"Les résultats de notre étude montrent qu'il est possible de réduire la mortalité parmi les personnes plus âgées, y compris chez celles qui sont obèses, en faisant régulièrement de l'exercice physique, tel qu'une marche vigoureuse de 30 minutes ou plus, quasiment tous les jours de la semaine", insistent ces médecins.

lundi 26 novembre 2007

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L’actualité Santé du 26/11/07 12h44


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Le président indonésien ému par "l'Homme-arbre" veut qu'il soit soigné.


Le président indonésien, apitoyé par un villageois surnommé "l'Homme-arbre" en raison des verrues géantes qui lui couvrent le corps, a exigé que le malade soit pris en charge par une équipe médicale, a annoncé lundi une responsable gouvernementale.

"Nous avons constitué une équipe de 18 spécialistes", à la demande du président Susilo Bambang Yudhoyono, a déclaré Lily Sriwahyuni Sulistiyowati, porte-parole du ministère de la Santé.

M. Yudhoyono a été ému par le sort du villageois nommé Dede en regardant un documentaire controversé de la chaîne américaine Discovery Channel consacré à "l'Homme-arbre", a-t-elle expliqué.

Agé de de 32 ans, Dede a les membres et le visage recouverts d'excroissances grises bourgeonnantes, ses mains ayant même complètement disparu sous ce qui ressemble à un massif corallien d'une trentaine de centimètres de diamètre.

La ministre de la Santé indonésienne, Siti Fadillah Supari, avait accusé dimanche Discovery Channel d'avoir "commercialisé" sans contrepartie l'image de Dede et sa pathologie rarissime.

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L’actualité Santé du 26/11/07 11h45


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Sanofi-Aventis construira une usine de vaccins anti-grippaux en Chine .


Le laboratoire Sanofi-Aventis a signé lundi un accord en Chine pour construire une usine de vaccins anti-grippaux d'un montant de près de 64 millions d'euros.

L'usine située à Shenzhen (sud), près de Hong Kong, sera la première de fabrication de vaccins financée en Chine par un laboratoire étranger, a souligné Jacques Cholat, président de Sanofi Pasteur, la branche vaccins de Sanofi-Aventis, lors d'une conférence de presse.

"Il s'agit de l'investissement étranger le plus important jamais réalisé dans la biopharmacie en Chine", a-t-il affirmé.

L'accord a été signé à Pékin par le directeur général du numéro quatre mondial de la pharmacie, Gérard Le Fur, et le maire de Shenzhen, Xu Zingheng, en présence des présidents chinois et français, Hu Jintao et Nicolas Sarkozy.

Au total, 700 millions de yuans (63,88 millions d'euros) seront investis.

L'usine pourra produire 25 millions de doses de vaccin contre la grippe saissonière, et "plusieurs centaines de millions" de vaccins utilisables en cas de pandémie de la forme humaine de la grippe aviaire, une fois la souche de virus identifiée par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), a expliqué Jacques Cholat en marge de la conférence.

Le groupe, numéro un mondial des vaccins, prévoit de débuter la construction de l'usine en 2008 pour produire les premiers vaccins contre la grippe saisonnière, à destination du marché chinois, "dès 2012", a précisé le directeur général Gérard Le Fur.

Sanofi-Aventis possède déjà trois usines de production de médicaments en Chine: à Pékin, Hangzhou (est) et Shenzhen, qui réalise notamment le remplissage et le conditionnement de seringues.

Sur les 28 milliards d'euros de chiffre d'affaires dégagés par Sanofi-Aventis en 2006 dans le monde, 200 millions ont été réalisés en Chine, dont 60 millions pour les seuls vaccins.

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L’actualité Santé du 26/11/07 8h45


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Sida : utilisation de tests rapides et dépistage "hors les murs" en débat .


Le Conseil national du sida et plusieurs associations souhaitent une refonte du dispositif de dépistage du VIH/sida, en allant au devant des populations à risques, "hors les murs" des structures sanitaires habituelles, grâce notamment à l'utilisation de tests rapides.

L'association Aides organise ainsi en novembre-décembre, comme en 2006 à la même époque, des actions de dépistage "hors les murs" dans plusieurs mairies d'arrondissement de Paris ou centres sociaux. Mais sans être autorisée à recourir aux tests rapides, simples à faire à partir d'une goutte de sang perlant au bout du doigt ou de la salive, et permettant d'obtenir un résultat en quinze ou vingt minutes.

Malgré plusieurs millions de tests de dépistage du VIH/sida chaque année en France, 18.000 à 61.000 personnes ignorent être porteuses du virus, avait souligné le Conseil national du sida (CNS) voici un an, recommandant "d'optimiser le dépistage".

Il a de nouveau appelé cette semaine à refondre le dispositif, en donnant la possibilité d'utiliser les tests rapides et en réaménageant globalement l'offre pour "réduire le nombre de découvertes tardives de l'infection à VIH".

"Ce retard entraîne une surmortalité", avait relevé l'an dernier le Pr Willy Rozenbaum, président du CNS. En outre, l'ignorance de leur statut par les personnes séropositives "peut favoriser les transmissions" du VIH, souligne le CNS.

Fin 2005, près de 29.000 patients atteints du sida (syndrome de l'immuno-déficience acquise) vivaient en France. Le nombre total de séropositifs est estimé à 150.000, mais des milliers d'entre eux l'ignorent.

Parmi les 6.700 personnes ayant découvert leur séropositivité en 2005, 16% l'ont fait "tardivement au stade sida" et "presque la moitié (48%) des personnes pour lesquelles un diagnostic de sida a été posé en 2005 ignoraient leur séropositivité", selon l'Institut de veille sanitaire.

Le dépistage peut s'effectuer dans plus de 350 centres de dépistage anonyme et gratuit (CDAG), ou bien, sur prescription médicale, dans les quelque 4.300 laboratoires d'analyses privés ou à l'hôpital. Deux tests, dont l'un de confirmation visant à rechercher le virus lui-même et non les seuls anticorps, sont actuellement nécessaires en France pour un diagnostic d'infection par le VIH.

Simples à utiliser par un non-professionnel de santé, les tests rapides pourraient faciliter l'accès au dépistage au sein de structures associatives ou de proximité, afin de toucher les personnes qui n'ont actuellement pas recours aux tests, font valoir les associations.

Sidaction, qui a organisé récemment un colloque réunissant autorités sanitaires, associations et scientifiques, souligne les "bénéfices" d'expériences "hors les murs" à l'aide de tests rapides conduites notamment aux Pays-Bas, en Suisse et au Royaume-Uni.

L'association espère que la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, qui doit présenter lundi les grandes orientations pour 2008 en matière de lutte contre le sida, s'exprimera à ce sujet. Sidaction, tout comme Aides et d'autres associations, souhaitent obtenir des autorisations permettant de lancer rapidement des programmes expérimentaux, sans attendre la révision de la réglementation.

L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé a été chargée d'étudier la performance des tests rapides, pour savoir notamment si un seul test suffit, a indiqué un des responsables Nicolas Thévenet. Elle devrait remettre son rapport à la Haute autorité de santé (HAS) à la fin du premier semestre 2008. La HAS doit ensuite se prononcer.

dimanche 25 novembre 2007

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CHAUD !!!!

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L’actualité Santé du 25/11/07 18h45


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Le business de l'ADN fait florès en Espagne grâce à l'interdit français.


Le business de l'ADN fait florès en Espagne, avec une dizaine d'entreprises privées proposant des tests de paternité, dopé par la demande du voisin français où cette démarche est strictement encadrée.

Dans la banlieue de Madrid, Labgenetics est un laboratoire de génétique aux allures de micro-entreprise. Né en 2003, il réalise près 30% de son chiffre d'affaires avec des clients français.

"En France, la loi interdit à un père de solliciter, sans autorisation de la mère et sans autorisation d'un juge, une preuve de paternité", explique son directeur technique, Jorge Puente, 34 ans.

Via internet, Labgenetics propose aux hommes qui veulent savoir s'ils sont père biologique de leur enfant, des "kits de paternité".

Envoyé sous pli discret, ces kits se composent d'une fiche de renseignements et de deux séries de tubes contenant de longs coton-tiges, l'un pour le "père présumé" et l'autre pour l'enfant.

Il est demandé au demandeur de "frotter à la surface intérieure des joues" le coton-tige pour recueillir des cellules de la bouche et d'effectuer la même opération sur le fils ou la fille avec un autre coton-tige.

La société promet une réponse en "3 jours maximum" pour un service facturé à 395 euros. L'échantillon du "père présumé" sera comparé par analyse ADN à celui de l'enfant.

La société informera ensuite, par lettre, fax ou même simple courrier électronique, le demandeur s'il est ou non père biologique de son enfant, avec un taux de fiabilité "supérieur à 99,9999%" en cas de réponse positive.

La démarche individuelle d'un père suspicieux, qui souvent d'ailleurs accompagne une séparation, est en théorie rigoureusement interdite en France.

"L'identification d'une personne par ses empreintes génétiques (...) en dehors d'une procédure judiciaire" est punie d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros d'amende, indique l'article 226-28 du code pénal.

Cette menace ne semble guère dissuader. Un nombre croissant de pères français font appel, via internet, à des entreprises de pays voisins où la pratique est, elle, totalement libre, comme c'est le cas en Espagne.

A Séville (sud), au siège espagnol de DNA Solutions --sorte de multinationale de la génétique avec des bureaux dans une trentaine de pays-- on annonce fièrement: "80% de nos clients sont français".

Cette société qui, avec son centre en Australie, s'affiche comme précurseur dans le domaine des "kits de paternité" via internet, fait actuellement une "promotion" à 199 euros le test.

"Les résultats sont privés et informatifs et n'ont aucune valeur légale en France", met en garde par téléphone et en français Elena Iglesias, responsable administrative de DNA Solutions Espagne, bureau qui centralise les demandes françaises.

Les tests de paternité et de filiation constituent l'activité de base de la dizaine de sociétés privées implantées en Espagne qui sont spécialisées dans le business de l'ADN.

"C'est un marché porteur, mais avec une concurrence importante sur les prix" explique le responsable de Labgenetics. Aussi, de plus en plus, ces PME de la génétique cherchent à diversifier leur activité.

DNA Solutions propose déjà toute une gamme de produits liés à l'ADN, en particulier un test, facturé 139 livres (environ 200 euros) sur la version anglaise du site, pour déterminer l'origine géographique des ancêtres d'une personne.

A Labgenetics, M. Puente se montre sceptique sur le potentiel commercial de ce type de produits et préfère se diversifier dans la génétique pour détectives privés.

Le laboratoire a ainsi pu récemment confondre celui qui parmi la cinquantaine d'employés d'une entreprise, persistait à faire ses gros besoins sur le carrelage des toilettes.

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L’actualité Santé du 25/11/07 18h40


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Campagne du gouvernement pour l'auto-évaluation de l'alcool au volant.


Le gouvernement veut promouvoir l'évaluation par les automobilistes de leur taux d'alcool avec une campagne intitulée "Soufflez, vous saurez", alors que l'alcool est devenu en 2006 la première cause d'accidents de la route, devant la vitesse, avec 1.271 morts.

"Ces cinq dernières années, les Français ont changé leur comportement sur les routes, principalement en ce qui concerne la vitesse, avec une diminution, considérable, de 10 km/h. En revanche, il n'y a eu absolument aucune progression sur l'alcool, devenu en 2006 le premier facteur de mortalité routière", a déclaré jeudi Cécile Petit, déléguée interministérielle à la Sécurité routière, lors d'une conférence de presse.

Le gouvernement s'est associé à une vingtaine de partenaires pour commercialiser des éthylotests chimiques, à 1 euro en général, et un éthylotest électronique autour de 100 euros. Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie chargé de la Sécurité routière, a fait la démonstration de ces dispositifs lors de la conférence de presse.

Plus d'un million d'éthylotests chimiques (le ballon) seront mis en vente dans 26.700 points de vente: grande distribution, pharmacies, bureaux de tabac, mais aussi spécialistes de vin. La filière viticole Vin et société s'est associée à l'opération, a indiqué jeudi sa présidente, Marie-Christine Tarby.

Cette campagne devrait recevoir un bon accueil dans l'opinion puisque trois quart des Français (75%) se déclarent prêts à tester leur taux d'alcool pour savoir s'ils sont aptes à prendre le volant après avoir bu, selon un sondage rendu public par Mme Petit (22% non). En tant que passager, le taux est encore plus fort pour demander au conducteur de s'autotester: 80% des personnes interrogées seraient prêtes à le faire (19% non).

La campagne, lancée à partir de vendredi, sera présente jusqu'au 5 décembre à la radio et jusqu'au 16 à la télévision. Pendant la période des fêtes, du 17 au 31 décembre, des spots mettant en scène des animateurs télé seront diffusés. Des affiches ont aussi été imprimées pour l'occasion et un site internet dédié est ouvert: www.soufflez-vous-saurez.fr.

Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux Transports, a rappelé que le gouvernement souhaitait des éthylotests en série dans les voitures.

Quant à l'éthylotest anti-démarrage, la question va être "abordée" lors du prochain Comité interministériel de sécurité routière (CISR), a-t-il déclaré. Il a précisé que le gouvernement "y pensait" pour les cars scolaires et pour les récidivistes, mais que les décisions n'avaient pas encore été validées par le Premier ministre François Fillon.

En 2006, sur les 4.326 accidents mortels relevés, l'alcool était en cause dans 3.283 cas. Lors de ceux-ci, 1.043 personnes avec un taux positif sont mortes (dont 43,8% une nuit de week-end) et 9.575 ont été blessées.

En prenant en compte des morts dont le taux d'alcoolémie n'a pu être détecté pour des raisons diverses, l'Observatoire national interministériel de la Sécurité routière (Onisr) arrive au chiffre de 1.271 décès, qui auraient pu être évités si le taux légal avait été respecté par tous les automobilistes.

Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière, fondée par Geneviève Jurgensen, a estimé, en marge de la réunion, que cette campagne était "nécessaire mais pas suffisante" parce que, notamment, elle ne touchait pas "la population la plus dangereuse, celle qui a un comportement alcoolique ancré".

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L’actualité Santé du 25/11/07 18h35


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Médicament contre l'acné: vigilance après un nouveau cas de suicide .


Un cas récent de suicide d'un jeune homme à Nice "survenu sous isotrétinoïne", un médicament anti-acné, a conduit jeudi l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé à renouveler ses conseils d'extrême prudence pour ce type de médicament.

Les risques de troubles dépressifs, de tentatives de suicides sont signalés depuis longtemps comme possibles quoique exceptionnels avec la prise d'isotrétinoïne, commercialisé en France sous le nom de Roaccutane ou de génériques comme Curacne, Procuta et Contracné, même si "aucun lien de causalité n'a pu être établi", selon l'Afssaps.

Dans un communiqué jeudi, l'agence précise qu'elle "réfléchit aux mesures qui permettraient de renforcer le niveau élevé de sensibilisation des professionnels de santé et des patients".

"Chaque année, environ 100.000 patients sont traités par ce type de médicament", observe jeudi l'Agence dans son communiqué.

"De 1985 au 1er novembre 2007, une quinzaine de cas de suicide et une vingtaine de cas de tentatives de suicide ont été déclarés à la pharmacovigilance en France chez des patients traités par Roaccutane ou par l'un de ses génériques".

Les cas de suicide concernent toutefois "majoritairement des patients avec des antécédents psychiatriques tels qu'une dépression".

"Il y a eu plusieurs études épidémiologiques, une réévaluation européenne, mais "on a jamais été capable d'établir formellement un lien de causalité", a indiqué à l'AFP le Dr Anne Castot de l'Afssaps.

Mais "comme un petit rôle de la molécule ne peut être écarté", des mises en garde ont été faites au chapitre des effets secondaires dès 1989, puis en 1997-98 et réactualisées en 2004-2005, avec lettres aux prescripteurs.

Environ 13 millions de personnes dans le monde ont utilisé le Roaccutane, indiquait fin octobre la firme Roche à l'occasion d'une affaire de suicide d'une adolescente portée en justice en Australie (250.000 sujets traités par ce médicament dans ce pays).

431 cas de dépression ou de suicide ont été rapportés à la FDA, l'autorité sanitaire américaine, entre 1982 et mai 2000, calculait en 2001 l'hebdomadaire médical américain, le New England Journal of Medicine.

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Un cas de rage animal en France pour la première fois depuis 2004.


La rage a refait son apparition en France pour la première fois depuis 2004 avec la contamination d'un chat domestique en Vendée, peut-être par une chauve-souris, sans qu'il n'y ait de craintes de transmission de ce cas à l'homme, selon la préfecture.

Des analyses complémentaires, dont les résultats seront publiés lundi soir, devraient permettre de savoir lequel des trois virus de la rage --celui du chien, du renard ou de la chauve-souris, moins pathogène que les deux autres--, est en cause, ont précisé les services vétérinaires de Vendée.

"Il n'y a aucune crainte de rage humaine", a précisé Francis Cloris, sous-préfet de Fontenay-le-Comte (Vendée), où résident les pharmaciens propriétaires du chat. Dix-sept personnes en contact avec le chat ont reçu le traitement médical adapté, la plupart au CHU de Nantes. Quatre étaient encore sous traitement samedi selon le ministère de la Santé. Le premier vétérinaire qui a examiné le chat a été mordu, mais il a été vacciné et son état de santé n'inspire pas d'inquiétude. La rage est une maladie mortelle.

"Le dernier cas de rage animal terrestre diagnostiqué sur le territoire français remonte à 2004, mais il s'agissait d'un chien importé illégalement du Maroc. La France a été déclarée officiellement indemne de la rage en 2001", a souligné M. Cloris.

Le dernier cas de rage du renard date de 1998. La rage canine, dont était atteint le chiot importé en 2004, a disparu du territoire depuis "des dizaines d'années au moins", précise Didier Boisseleau, directeur départemental des services vétérinaires de Vendée.

Des cas de rage de chauve-souris sont en revanche régulièrement relevés. "Il y en a eu une vingtaine sur la décennie 2000", indique M. Boisseleau.

Mais ce virus-là ne se transmet que "très rarement à d'autres espèces", que ce soit l'homme ou l'animal, poursuit le vétérinaire.

Un scientifique, qui tentait de soigner une chauve-souris atteinte de la rage, avait ainsi été contaminé en 2004, dans la région de Bourges. Il avait été vacciné à temps.

La mort le 10 novembre du chat vendéen, dû à cette maladie révélée vendredi soir par des analyses, constitue "un cas très ponctuel qui fera sûrement l'objet d'une publication scientifique, mais ne devrait pas avoir de grandes conséquences" sanitaires, estime M. Boisseleau.

Si l'hypothèse d'une contamination par une chauve-souris prévaut, c'est que l'animal "sortait peu" et "n'était pas allé à l'étranger. Il fréquentait surtout le toit et le grenier de l'appartement de ses propriétaires", a précisé M. Cloris.

S'il s'agit du virus de la chauve-souris, la rage du chat vendéen ne devrait pas donner lieu à des mesures aussi importantes qu'en 2004, même si les vétérinaires du département ont été appelés à la "vigilance", selon M. Boisseleau.

La mort du chiot Tikki à Bordeaux en août de la même année avait entraîné six mois d'alerte sanitaire, avec avis urgents de recherche de personnes, campagne régionale de dépistage, vaccinations préventives, euthanasie d'animaux errants notamment.

En attendant les analyses complémentaires, les recommandations des autorités restent les mêmes: ne pas toucher aux chauves-souris, toujours consulter un médecin et un vétérinaire en cas de morsure d'un homme par un chat ou un chien, ne consulter en cas de griffure que si l'animal a par ailleurs un comportement suspect (agressivité, ou salivage inhabituel).

La contamination se fait entre la salive de l'animal et le sang ou les muqueuses de l'homme ou d'un autre animal.

Le dernier décès d'une personne atteinte de la rage en France date de 2003. Il s'agissait d'une fillette de 3 ans contaminée au Gabon et hospitalisée à Lyon. La dernière victime humaine d'une rage contractée dans l'Hexagone date de 1924.